Quibou
commune française du département de la Manche
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Quibou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 858 habitants[Note 1].
| Quibou | |
L'église Saint-Rémi. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Saint-Lô Agglo |
| Maire Mandat |
Roland Courteille 2020-2026 |
| Code postal | 50750 |
| Code commune | 50420 |
| Démographie | |
| Gentilé | Quibois |
| Population municipale |
858 hab. (2023 |
| Densité | 50 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 04′ 05″ nord, 1° 12′ 00″ ouest |
| Altitude | Min. 46 m Max. 114 m |
| Superficie | 17,15 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Saint-Lô (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saint-Lô-2 |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
La commune est en pays saint-lois. Situé à 80 mètres d'altitude, son bourg est à 2,5 km à l'ouest de Canisy, à 5,5 km au sud-est de Marigny, à 11 km au sud-ouest de Saint-Lô et à 20 km à l'est de Coutances[1]. Couvrant 1 715 hectares, son territoire était le plus étendu du canton de Canisy.
Le territoire est traversé par la route départementale no 38 reliant Saint-Lô au nord-est à Gavray au sud-ouest. Elle passe au sud du bourg qui y est relié par la D 99 menant à l'ouest à Carantilly et au sud à Saint-Martin-de-Bonfossé. La limite nord est marquée par la D 972 (ancienne route nationale 172) qui relie Coutances à l'ouest à Saint-Lô à l'est. Du bourg, on y accède par la D 399 qui se prolonge au-delà jusqu'à Marigny.
Quibou est dans le bassin de la Vire, par un affluent pour la moitié sud-est, la Joigne, et un sous-affluent pour la moitié nord-ouest, la Terrette (affluent de la Taute). Les cours de l'une et l'autre sont grossis par de courts affluents dont, pour la Joigne, le ruisseau des Bois en limite sud-est et la rivière de Chaussée en limite sud-ouest. Une petite partie nord-ouest est dans le bassin d'un autre affluent de la Taute, le Lozon.
Le point culminant (111 / 114 m) se situe au nord-ouest, au lieu-dit le Mesnil-Don. Le point le plus bas (46 m) correspond à la sortie de la Joigne du territoire, à l'est. La commune est bocagère.
La commune se compose d'un bourg principal (Quibou) et de plusieurs écarts : la Pintelière, la Noraisière, la Bonne Eau, la Chouquerie, la Joignerie, le Buisson, le Bois-Héron, l'Hôtel-Hochu, les Cosnets, la Vauterie, la Grande-Bosquerie, la Petite-Bosquerie, l'Hôtel-Viel, les Hercheries, l'Hôtel Couespel, la Hamonnière, la Coquerie, le Moulin-Vautier, la Guesnonnière, la Fauvelière, l'Hôtel-Noireau, le Foc, la Renondière, l'Hôtel-Drouin, la Forge, le Vage, la Fumelière, la Rainière, le Sault, les Bouillons, les Cinq-Chênes, la Folie, la Voie, la Bazilière, le Hamel, le Moulin-Biard, les Carrières, les Courts Champs, la Bourdonnière, la Huaudière, le Moulin-Lambert, l'Euderie, la Douchardière, la Quellière, le Castillon, la Villette, l'Hôtel-Beaufils, le Cachot, la Cour-Douchin, la Cauvinière, la Conterie, l'Hôtel-Cocagne, la Croix-Lambert, le Mesnil Don, le Vauruel, le Bost, les Martinières, l'Hôtel-Boirot, l'Hôtel-Huault, Saint-Benoît, la Moinerie, Saint-Léger, la Saulnerie, la Joisière, l'Hôtel-Fossard, le Pont à Mazé, la Quesnelle, la Bonhommière, le Grimbert, le Ménage, la Pouchinière, la Tanqueraye, le Feugray, les Fontaines, la Frinvalle, le Grand-Chemin, la Campagne, la Péraudière, le Haut-Val, le Val, le Moulin-Héron, la Grande-Ferronnière, la Petite-Ferronnière, la Croix-au-Doyen, la Goujonnière, la Chevallerie.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Terrette, la Joigne, un bras de la Joigne[4], le cours d'eau 01 de la Quibou[5], le cours d'eau 02 de la Quibou[6], le fossé 01 de la Querelliere[7], le fossé 02 de la Vannerie[8], le fossé 03 de la Quibou[9], le fossé 04 de la Vauterie[10], le fossé 06 de la commune de Carantilly[11], le fossé 06 de la Quibou[12], la rivière de la Chaussée[13], le ruisseau des Bois[14] et la Terrette[15],[16],[Carte 1].
La Terrette, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune de Cerisy-la-Salle et se jette dans la Taute en limite de Tribehou et de Graignes-Mesnil-Angot, après avoir traversé 13 communes[17].
La Joigne, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Saint-Martin-de-Bonfossé et se jette dans la Vire en limite de Canisy et de Saint-Lô, après avoir traversé six communes[18].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[19]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[20]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[21] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[22]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[23],[24].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 003 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[19]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à 8 km à vol d'oiseau[25], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,5 mm[26],[27]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Quibou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Lô, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[29]. Cette aire, qui regroupe 63 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76 %), terres arables (16,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (1,6 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le toponyme est attesté sous la forme Quiebouc en 1056[33].
Il existe deux hypothèses sur l'origine :
- Quibou pourrait désigner à l'origine un endroit où « chie le bouc »[34] ;
- Quibou, de l'anglo-saxon ceap (« marché, bétail », prononcé kiip) et holt (« colline »)[35]. Holt devient hout en normand[36].
Le gentilé est Quibois.
Microtoponymie
La moitié des lieux-dits de Quibou sont en Y-ère/-erie, ce sont des habitats relativement tardifs résultant de la forte croissance démographique normande du XIe – XIIIe siècle. Ils désignaient la ferme de la famille Y, fondée sur les nouvelles terres obtenues par les grands défrichements. Les essarts prennent le nom des défricheurs, suivi de la désinence -erie ou -ière[37]. Les autres lieux-dits en (Hôtel / Hamel / Pont )-Y sont des constructions encore plus récentes, ils désignaient un bien de la famille Y.
Histoire
Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Coutances (en 1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Saint-Gilles[Note 5].
Politique et administration

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[41].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].
En 2023, la commune comptait 858 habitants[Note 6], en évolution de −6,13 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Quibou a compté jusqu'à 2 057 habitants en 1831.
Économie
Les principales ressources sont[Quand ?] :
- pâturages ;
- bovins ;
- entreprise de menuiserie : Izabelle Batiman ;
- entreprise toiture : Espace Toiture ;
- entreprises de maraîchage bio : La Ferme du Panier Vert[46], Le Jardin de la Bourdonnière ;
- brasserie de bière biologique Au Brasseur Quibois.
Commerces
La commune dispose d'une boulangerie, d'une épicerie, d'un bar et d'un tabac-presse, marché bio le jeudi, d'un garage automobile.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Rémi
L'église Saint-Rémi des XIIe – XXe siècle est un édifice moderne : vitraux de Jean Gaudin, tapisserie et Chemin de croix d'Helen Mai ; une des réussites de la reconstruction d'après 1944 avec des pierres du chœur de la nef et de la tour placée en épi donnent un aspect roman. Elle est labellisé patrimoine du XXe siècle en 2002[47].
L'église Saint-Rémi de Quibou a été en grande partie détruite durant les combats qui sévirent du au ; seuls restèrent en place les murs de la nef du XIIe siècle et de la chapelle sud, la base du clocher du XIIIe siècle et le porche gothique remanié en 1659. Elle a été reconstruite par les architectes Henri Tougard, élève de Paul Bigot et Yves Cochepain en 1954[38]. Ces derniers ont su tirer parti des éléments restés en place, tout en créant un nouveau chœur au volume extérieur massif qui contraste avec la transparence de la structure intérieure. La reconstruction fut financée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme et la coopérative des églises et édifices religieux sinistrés.
À partir du porche, la nef étroite et sombre s'étend jusqu'au chœur ample et lumineux. Le transept unique est le dernier témoin d'un plan cruciforme abandonné. Au nord, la tour carrée et trapue possède encore sa puissante base ancienne du XIIIe siècle dans laquelle l'autel secondaire a trouvé place. Quatre piles octogonales en ciment armé, ancrées à plusieurs mètres de profondeur, soutiennent une structure en charpente essentée d'ardoise. La sacristie surmontée d'une tribune, au sud, a conservé en partie la maçonnerie de l'ancienne chapelle latérale. C'est le cas également de la nef, dont les murs portent les traces d'un appareil en opus spicatum. Le vaste chœur moderne est fermé par un mur oriental aveugle en pierres apparentes, au sein desquelles courent quelques assises en arête-de-poisson qui rappellent le passé architectural médiéval de l'église. Le vaste sanctuaire est largement éclairé au nord et au sud par des claustras placées à un mètre du sol. La structure et les couleurs de l'autel et du mobilier s'harmonisent parfaitement avec celles de l'architecture intérieure, dont la rigueur est tempérée par le plafond bleu supporté par des solives rouge sombre.
Les architectes ont choisi le parti de conserver et respecter la forme, les matériaux et les éléments du passé, tout en les faisant dialoguer avec une architecture du XXe siècle.
Autres lieux
- Croix de chemin : la croix de l'École du XVIIe siècle), la croix Lambert, la croix au Doyen du XXe siècle, la croix du Pont à Mazé.
- Calvaire de mission de la Joignerie (1896).
- Maison de maître au Gislot de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle).
- Ancien presbytère du XVIIIe siècle.
- Anciens moulins du Val sur la Joigne.
- Houx remarquable sur le chemin communal no 2 et bel if funéraire du cimetière.
- La butte de Castel, ancienne motte féodale fossoyée[48].
Activités et manifestations
- Une salle polyvalente située sur la départementale en direction de Dangy.
- Marchés en fête (été et noël)
- Associations culturelles : Animathèque, Quibou Traditions et Patrimoine, Quibou en Fêtes
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 179.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 477.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (61 ED, ead_ir_consult2.php?ref=FRAD050_CC_2013&le_id=844)
- Ressources relatives à la géographie :
- Quibou sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique de Quibou sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

