Radiodonta
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Radiodontes
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Sous-règne | Eumetazoa |
| Super-phylum | Ecdysozoa |
| Phylum | Arthropoda |
| Classe | † Dinocaridida |
Familles de rang inférieur
- † Anomalocarididae
- † Amplectobeluidae (en)
- † Tamisiocarididae (en)
- † Hurdiidae (en)
Les Radiodontes (Radiodonta) sont un ordre fossile d'arthropodes basaux, qui ont prospéré à l'échelle mondiale durant le Cambrien. Ils se distinguent par leurs appendices frontaux caractéristiques, morphologiquement diversifiés et utilisés pour de nombreuses fonctions. Comptant parmi les premiers grands prédateurs, les radiodontes incluaient également des organismes fouisseurs et des filtreurs de sédiments[1]. Parmi les espèces les plus connues, on trouve les taxons cambriens Anomalocaris canadensis, Hurdia victoria, Peytoia nathorsti (en), Titanokorys gainesi (en), Cambroraster falcatus (en) et Amplectobelua symbrachiata. Les membres plus récents comprennent la sous-famille des Aegirocassisinae (en) (Ordovicien inférieur du Maroc) et Schinderhannes bartelsi (en) (Dévonien inférieur d'Allemagne).
Histoire
L'ordre des Radiodontes est défini en 1996 par Desmond H. Collins (en)[2] :
« Radiodontids are bilaterally symmetrical, elongate arthropods with a nonmineralized cuticle typically most robust in the jaws and claws. The body is subdivided into two tagmata, much like the prosoma and opisthosoma of chelicerate arthropods. Typically, the front part shows no external segmentation, bears one pair of preoral claws, a pair of prominent eyes, and ventral jaws with radiating teeth. Some forms have additional rows of teeth and three or four postoral gnathobasic limb pairs. The trunk is metameric, typically with about 13 segments laterally developing imbricating lobes for swimming and gills for respiration, and may end in a prominent three-part tail. Some forms have gnathobasic trunk limbs. »
« Les radiodontes sont des arthropodes allongés à symétrie bilatérale, possédant une cuticule non minéralisée particulièrement robuste au niveau des mâchoires et des griffes. Le corps est subdivisé en deux tagmes, à l'instar du prosome et de l'opisthosome chez les chélicérates. Typiquement, la partie antérieure ne présente aucune segmentation externe, porte une paire de griffes préorales, une paire d'yeux proéminents et des mâchoires ventrales munies de dents rayonnantes. Certaines formes possèdent des rangées de dents supplémentaires et trois ou quatre paires de membres gnathobasiques postoraux. Le tronc est métamérique, généralement composé d'une douzaine de segments développant latéralement des lobes imbriqués pour la nage et des branchies pour la respiration, et peut se terminer par une queue proéminente en trois parties. Certaines formes possèdent des membres gnathobasiques sur le tronc. »
Le nom « Radiodonta » est construit sur le latin radius (« rayon [d'une roue] ») et le grec ὀδούς / odoús (« dent »), en référence à la disposition radiale des plaques dentaires entourant la bouche[2], bien que cette caractéristique soit peut-être absente chez certaines espèces[3],[4].
En 2014, le clade Radiodonta est défini phylogénétiquement comme un clade incluant tous les taxons plus proches d'Anomalocaris canadensis que de Paralithodes camtschaticus[5]. En 2019, il est redéfini morphologiquement comme un animal portant un complexe de carapace céphalique avec des éléments centraux (H-) et latéraux (P-), des excroissances (endites) à partir d'appendices frontaux portant des épines auxiliaires et des replis antérieurs réduits ou des bandes de lamelles (lames sétales), et un corps fortement effilé d'avant en arrière[6].
Description
La plupart des radiodontes étaient nettement plus grands que les autres animaux du Cambrien, la longueur corporelle typique des grands taxons variant de 30 à 50 cm[7]. Le plus grand radiodonte connu est Aegirocassis benmoulae, une espèce de l'Ordovicien inférieur qui pouvait atteindre 2 m de long[8],[9]. A contrario, un juvénile presque complet de Lyrarapax unguispinus (en) ne mesurait que 18 mm, le plus petit spécimen connu de radiodontes bien que les adultes aient atteint une longueur de 8,3 cm[9],[10]. On connaît un appendice frontal isolé d'un hurdiidé de l'Ordovicien, d'une longueur inférieure à la moitié de celle du juvénile de Lyrarapax, mais on ignore s'il s'agit d'un adulte[11]. Le plus grand radiodonte cambrien connu est Amplectobelua, atteignant 90 cm de long, sur la base d'un spécimen incomplet[12]. Anomalocaris canadensis était aussi relativement grand (jusqu'à 34,2–37,8 cm)[9] et l'hurdiidé cambrien Titanokorys gainesi (en) approchait les 50 cm[13].