Rafaela
commune argentine
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Rafaela est une ville de la province de Santa Fe, en Argentine. Elle est située à 84 km au nord-ouest de Santa Fe, la capitale de la province, et à 203 km au nord de Rosario. Sa population s'élevait à 101 470 habitants en 2022[1].
| Rafaela | |
Héraldique |
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Du haut vers le bas : la place 25 de Mayo, allée centrale de la place avec la statue du Moissonneur et le monument au général San Martín, l'hippodrome, le château de Foti (1952), la cathédrale de San Rafael. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | Santa Fe |
| Département | département de Castellanos |
| Maire Mandat |
Leonardo Viotti (UCR) depuis 2023 |
| Code postal | S2300 |
| Indicatif téléphonique | 3492 |
| Démographie | |
| Gentilé | Rafaelino |
| Population | 101 470 hab. (2022) |
| Densité | 650 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 31° 16′ 00″ sud, 61° 29′ 00″ ouest |
| Altitude | 90 m |
| Superficie | 15 600 ha = 156 km2 |
| Divers | |
| Fondation | 1881 |
| Fondateur | Guglielmo Lehmann |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Site de la ville |
| modifier |
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Climat
Rafaela a un climat subtropical humide typique de la région, avec des précipitations généralement plus fréquentes en été et moins en hiver, des étés chauds à très chauds et des hivers doux avec des nuits froides occasionnelles.
Histoire
Rafaela trouve le début de son histoire contemporaine en 1881, avec la colonisation de plus d'une douzaine de familles sur ces terres, rapidement inscrite comme l'une des colonies les plus prospères de la province de Santa Fe, bénéficiant de son emplacement stratégique par rapport aux lignes ferroviaires.
Cette colonie est due à un homme d'affaires suisse (né en Allemagne), Guglielmo Lehmann, qui s'est vu octroyer une vaste étendue de pâturages (plus de quinze mille hectares) par des propriétaires terriens locaux. Il la divisa en parcelles qu'il vendit ensuite, à des prix modiques, à ceux qui en faisaient la demande. Les premiers acheteurs se composaient de soixante-trois italiens, deux suisses et un français.
Ses croissances économique et démographique ne tardèrent pas. À cette époque, la seule autorité respectée était le juge de paix, bras droit du gouvernement provincial de Santa Fe. En 1885, la population à créée une commission du progrès, et plus tard une autre de développement. Il n'était pas encore possible pour le conseil délibérant de fonctionner, ses membres devant être élus par les citoyens. Cela se fera le 31 août 1913, permettant au conseil municipal d'agir en tant que procureur de l'ordre à Rafaela, en plus d'un maire municipal désigné pour le gouvernement de Santa Fe[2].
Sa dernière construction initiale fut une église, inaugurée en 1887 par le premier curé de Rafaela, Francesco Palmieri, lui aussi italien, nommé depuis le lointain diocèse de Paraná, qui exerçait alors sa juridiction ecclésiastique sur la majeure partie du territoire de Santa Fe. Bien plus tard, avec la création du diocèse de Rafaela en 1961, la nouvelle église paroissiale Saint-Raphaël, bâtie en 1912, devint une cathédrale.

Selon le recensement de 1914, la ville comptait 9 698 habitants, ce qui la plaçait parmi les six villes les plus peuplées de la province de Santa Fe. L'économie restait essentiellement rurale, malgré un développement significatif des activités tertiaires. Les années 1920 et 1930 ont marqué l'émergence définitive de Rafaela comme troisième pôle démographique, industriel et commercial de la province, après Rosario et Santa Fe.
L'expansion de la ville s'est poursuivie même après la chute du régime péroniste. De 23 665 habitants en 1947, sa population a presque doublé au cours des deux décennies suivantes, avant de se stabiliser à un rythme de croissance plus lente. Il faudra attendre 2004, soit 44 ans, pour que la population de Rafaela double à nouveau.
Entre les années 1950 et 1970, outre la création d'une vaste zone industrielle en périphérie de la ville, des infrastructures sportives et de loisirs ont été construites (dont un excellent hippodrome) ainsi que des équipements culturels (deux musées : le musée historique municipal et le musée municipal d’Art Dr. Urbano Poggi).

Dès 2006, au lendemain de l'une des périodes les plus sombres de l'histoire argentine des vingt dernières années (le tristement célèbre corralito), l'industrie locale montrait des signes de reprise décisive et l'emploi avait renoué avec la croissance des années 1990. Interrogés en 2017 par Clarín, l'un des quotidiens argentins les plus lus, les habitants de Rafaela affirmaient que leur esprit d'entreprise leur venait de leurs premiers colons européens (notamment du Piémont), qui avaient érigé le travail en une religion quasi-puritaine. À tel point qu'on entend encore des expressions qui remontent sans doute à cette époque, comme celle selon laquelle le succès est dû à une combinaison de « 10 % d'inspiration et 90 % de transpiration »[3].
Universités

- Université nationale de Rafaela (UNRAF)
- Université technologique nationale (es) (UTN), Faculté régionale de Rafaela
- Université des sciences de l'entreprise et des sciences sociales (UCES), site de Rafaela
- Université catholique de Santiago del Estero (UCSE), département académique Rafaela
- Université catholique de Santa Fe (UCSF), site de Rafaela