Raymond Aimos

acteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Raymond Aimos ou Aimos[1], est un acteur français né le à La Fère (Aisne)[2] et mort le dans le 10e arrondissement de Paris[3].

Nom de naissance Raymond Arthur Caudrilliers
Nationalité Drapeau de la France Français
Décès (à 53 ans)
Paris 10e
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Raymond Aimos
Description de cette image, également commentée ci-après
Raymond Caudrilliers dit « Aimos » en 1944.
Nom de naissance Raymond Arthur Caudrilliers
Naissance
La Fère, Aisne
Nationalité Drapeau de la France Français
Décès (à 53 ans)
Paris 10e
Profession acteur
Films notables La Belle Équipe
Le Quai des brumes
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Aimos a été l'un des plus populaires seconds rôles de l'âge d'or du cinéma français de l'entre-deux-guerres.

Biographie

Malgré un avenir tout tracé dans l'horlogerie-bijouterie de son père, Raymond Caudrilliers préfère le spectacle et devenir artiste lyrique sous le nom d'« Aimos ». Selon la légende, il aurait débuté au cinéma à 12 ans, dans un film de Georges Méliès.

Officiellement, il débute dans un film muet de 1910 Pendaison à Jefferson City de Jean Durand.

Mobilisé en 1914, il est très marqué par les combats de la bataille de Verdun, entre 1916 et 1918 : bien plus tard, en 1930-31, il participe au film de Raymond Bernard, Les Croix de bois, où il témoigne à sa manière de sa situation de « poilu ». Aimos resta 4 ans dans les tranchées.

Aimos, rue de Rivoli le 20 août 1944, jour de sa mort lors de la libération de Paris.

Sa gouaille de titi parisien et sa silhouette dégingandée lui offrent des rôles mémorables : « La ficelle » dans Chéri-Bibi de Léon Mathot avec Pierre Fresnay, « Quart Vittel » dans Le Quai des brumes de Marcel Carné, « Marche toujours » dans La Route enchantée, « Dix de der » dans Titin des Martigues, « Cupidon » le clochard aux côtés de Raimu dans Monsieur La Souris, « Raymond le raccourci » dans Le mort ne reçoit plus de Jean Tarride et « Tintin » dans La Belle Équipe de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Charles Vanel[4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il organise un grand nombre de collectes et de distribution de repas en faveur des plus démunis ou des prisonniers de guerre[5].

Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas connues avec précision. Caporal FFI[6] appartenant au mouvement de résistance Libération Nord[4], on sait seulement avec certitude qu'il a été abattu à la libération de Paris près de la Gare du Nord dans le Xe arrondissement, et qu'il a été déclaré mort à l'hôpital Saint-Louis[7],[8]. Aimos est pris en photo le jour même de sa mort, le , avec le brassard FFI à son bras gauche.

Selon Bertrand Mathot et la presse de l'époque, Raymond Aimos était avec trois autres personnes à bord d'une Citroën Traction Avant des FFI lorsque le véhicule a été mitraillé par les Allemands, lors de l'insurrection de Paris, et a fini sa course devant le café le Cadran du Nord[9] à l'angle du boulevard Magenta et de la rue rue Saint-Vincent-de-Paul qui mène à l'hôpital Lariboisière[10], On ne sait pas exactement si leur voiture a été interceptée par un convoi militaire allemand ou s'il s'agit d'une riposte des militaires à une attaque délibérée de leur convoi par les occupants du véhicule FFI.

Annonce pour rechercher le corps d'Aimos

Dans la confusion et la précipitation, les corps sont extraits du véhicule et transportés à la morgue de l'hôpital Saint-Louis sans que les familles en aient été informées. Ainsi pendant plus d'une semaine, Renée Lefèvre, la compagne d'Aimos[11], est laissée sans aucune nouvelle et doit lancer un appel à témoins dans la presse[12] pour pouvoir enfin localiser et récupérer le corps de son conjoint[13].

Les obsèques ont lieu le suivant en l'église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts en présence d'une foule de plus de 2 000 personnes. Un détachement de FFI y présente les armes[14], ce qui confirme qu'Aimos faisait bien partie de leur réseau de résistance.

Mort à l'âge de 53 ans, Aimos était divorcé depuis le de Rosa Kapuralich-Martinich, une artiste italienne d'origine croate qu'il avait épousé quelques mois auparavant[15], et de Madeleine Pauline Botté depuis le 20 décembre 1938[16].

Acte de mariage d'Aimos et Madeleine Pauline Botté

Il est inhumé au cimetière de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne) où il s'était fait construire une maison, la Villa Chez Nous, au début des années 1930[17].

Aimos est le frère du journaliste Robert Caudrilliers (1888-1959).

Filmographie

Bibliographie

  • Aimos, article d'Odile Cambier paru dans la revue Cinémonde du 23 juin 1938[18].
  • Raymond Chirat et Olivier Barrot, Les Excentriques du cinéma français : 1929-1958, Paris, H. Veyrier, , 272 p. (ISBN 978-2-85199-304-5).
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus 694 portraits, 2147 noms, Mormoiron, Y. Foucart, (ISBN 978-2-9531139-0-7 et 2-953-11390-8).

Notes et références

Liens externes

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