Wild One (chanson de Johnny O'Keefe)

Chanson de Johnny O'Keefe parue en 1958 From Wikipedia, the free encyclopedia

Real Wild Child

Sortie
Enregistré 1957
Studios Festival Records, Pyrmont, Australie
Durée 2:18
Faits en bref Sortie, Enregistré ...
Wild One
Chanson de Johnny O'Keefe
extrait de l'album Shakin' at the Stadium (EP)
Sortie
Enregistré 1957
Studios Festival Records, Pyrmont, Australie
Durée 2:18
Genre Rock 'n' roll
Format 45t
Auteur-compositeur Tony Withers, Dave Owens, Johnny Greenan, Johnny O'Keefe
Producteur Robert Iredale
Label Festival (FX-5002)
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Face B Oh You Beautiful Doll
Sortie
Durée 2:18
Faits en bref Face B, Sortie ...
Real Wild Child
Single d’Ivan
Face B Oh You Beautiful Doll
Sortie
Enregistré
Clovis, Nouveau Mexique, États-Unis
Durée 2:18
Genre Rock 'n' roll
Format 45t
Auteur-compositeur J. O'Keefe, J. Greenan, D. Owens
Producteur Norman Petty
Label Coral (9-62017)

Singles d’Ivan

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Face B Little Miss Emperor
Sortie
Enregistré
Durée 3:38
Faits en bref Face B, Sortie ...
Real Wild Child (Wild One)
Single d’Iggy Pop
extrait de l'album Blah Blah Blah
Face B Little Miss Emperor
Sortie
Enregistré
Durée 3:38
Genre Rock, new wave
Format 45t
Auteur-compositeur Johnny Greenan, Johnny O'Keefe, Dave Owens, Tony Withers
Producteur David Bowie, David Richards
Label A&M (AM-2909)

Singles d’Iggy Pop

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Wild One, ou The Wild One, est une chanson de rock 'n' roll australienne écrite par Johnny O'Keefe, Johnny Greenan, Dave Owens et Tony Withers[1], et enregistrée par Johnny O'Keefe and the Dee Jays en 1957. La sortie du single, en , est parfois considérée comme la naissance du rock 'n' roll australien[2].

Sous le titre Real Wild Child, la chanson est reprise aux États-Unis en 1958 par Ivan (pseudonyme de Jerry Allison, le batteur des Crickets de Buddy Holly). En 2006, Real Wild Child (Wild One) devient un succès pour Iggy Pop, no 1 en Nouvelle Zélande[3].

Composition

Si la plupart des sources affirment que Johnny O'Keefe (JOK) a participé directement à la composition, cela est contesté par d'autres[1]. Le disc-jockey de Sydney, Tony Withers, est crédité pour avoir contribué à la diffusion radio du morceau. Inspiré par Alan Freed et Dick Clark, il avait mis en place un système de partage des royalties[4]. Mais les crédits d'écriture des versions ultérieures omettent souvent Withers[1].

Selon Lou Casch, le guitariste de JOK, la chanson est inspirée par un incident survenu lors d'un concert à Newtown, Sydney, vers 1957 : une altercation tournant à l'émeute opposant des spectateurs d'un concert d'O'Keefe and the Dee Jays et les invités d'une fête de mariage à l'étage inférieur et ayant nécessité l'intervention de forces de police nombreuses[5].

Dans un article de Clinton Walker qui tente de répondre à la question : « Quel a été le premier disque de rock'n'roll australien ? », l'auteur cite le saxophoniste des Dee Jays – et co-auteur de la chanson – John Greenan, qui corrobore le récit de Casch[2].

Premiers enregistrements

Johnny O'Keefe est le premier artiste à l'enregistrer, sur son premier EP, Shakin' at the Stadium, sorti sur le label Festival en [6]. Le morceau met en vedette les saxophones entraînants de Greenan et Owens, la basse slappée de Keith Williams, la batterie à l'écho prononcé de Johnny « Catfish » Purser (enregistrée dans les toilettes du studio), des claquements de doigts percussifs, le piano boogie-woogie martelant de Mike Tseng et les riffs de guitare insistants de Lou Casch[4]. Cette version, censée avoir été enregistrée en direct au Sydney Stadium, est en réalité un enregistrement studio auquel on a ajouté les sons d'un public réel. La chanson est le premier enregistrement de rock australien à atteindre les charts nationaux[7], culminant à la 20e place en [8].

Une version alternative de Johnny O'Keefe est enregistrée et publiée hors d'Australie sous le titre Real Wild Child : aux États-Unis chez Brunswick en et au Royaume-Uni chez Coral en juillet.

« Les notes de pochette de Festival ont toujours affirmé que la seule différence résidait dans le doublage du public… Si l'on fait abstraction de ce doublage initial, les deux versions ont une introduction différente et le chant de JOK sur les versions étrangères est nettement plus sauvage que sur la version EP sortie ici… À ma connaissance, la version single américaine/britannique, qui, à mon avis, est bien supérieure à la nôtre, n'est jamais sortie en Australie… à l'époque, [mais] elle est finalement apparue sur une compilation LP locale dans les années 1970 et est désormais couramment disponible sur divers CD de JOK. »

 Tony Watson[9]

Du 31 janvier au , Buddy Holly et les Crickets effectuent une brève tournée en Australie, en compagnie de Paul Anka et Jerry Lee Lewis. Johnny O'Keefe and the Dee Jays assurent la première partie[5]. C'est là que Jerry Allison entend la chanson. De retour aux États-Unis, il décide de l'enregistrer. Allison est au chant, accompagné par Buddy Holly à la guitare et aux chœurs, Joe B. Mauldin à la basse et Bo Clark à la batterie. Intitulée Real Wild Child, la chanson est publiée en single en par Coral, sous le pseudonyme d'Ivan (le deuxième prénom d'Allison), et connaît un succès modeste dans les charts, atteignant la 68e place du Billboard Hot 100[10]. Le titre Oh You Beautiful Doll est en face B.

Interprétations postérieures

Wild One est également enregistrée par Jerry Lee Lewis en 1958, mais ne paraît qu'en 1974 sur son album Rockin' and Free (Previously Unissued Sun Sessions). Sa version figure aussi dans les films et les bandes originales de Great Balls of Fire! (1989) et Nowhere Boy (2009) et dans l'édition intégrale d'Outsiders (The Complete Novel). Elle sert également d'élément de l'intrigue dans le film australien Romulus, My Father (2007).

Elle est enregistrée et publiée sous le titre Real Wild Child par Jet Harris, ancien bassiste des Shadows, en 1962 sur son EP homonyme. Une autre version, Real Wild Child (Wild One) est enregistrée par le guitariste britannique Albert Lee sur son album homonyme de 1982. Une version psychobilly est enregistrée en 1980 par Teenage Head sur leur album Frantic City.

Une variante de cette chanson, avec des paroles différentes, est également interprétée par Suzi Quatro et publiée en 1974 sur son deuxième album, Quatro. Comme le souligne Clinton Walker, la composition est attribuée à Chinnichap, son équipe de production chez RAK Records, dont Mike Chapman, australien, connaissait certainement bien l'originale[1],[2].

Versions d'Iggy Pop

Iggy Pop inclus une reprise de la chanson en ouverture de son septième album studio, Blah Blah Blah en 1986. Intitulée Real Wild Child (Wild One), elle se classe 10e dans le UK Singles Chart en janvier 1987[11]. Au Canada, elle reste dans les charts pendant 20 semaines, sans toutefois dépasser la 65e place du 100 Singles Chart de RPM[12]. Elle figure également dans le classement américain Album Rock Tracks de Billboard, atteignant la 27e place. En Nouvelle-Zélande, la chanson atteint la première place des charts en juin 1987[3], devenant ainsi le plus grand succès d'Iggy Pop dans ce pays.

Iggy Pop reprend la chanson en collaboration avec le groupe de rock australien Jet ; le titre, intitulé The Wild One, sort en single CD et en téléchargement le en hommage à Johnny O'Keefe et atteint la 56e place du classement ARIA Singles Chart.

Classements dans les charts
Davantage d’informations Classements (1987), Meilleure position ...
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Autres reprises

Une reprise de Christopher Otcasek (le fils de Ric Ocasek) apparaît sur la bande originale du film Pretty Woman. La reprise du groupe Wakefield figure dans le film Eurotrip (2004) et sur sa bande originale.

Une version rock up-tempo de la chanson (intitulée Real Wild Child) est enregistrée par le groupe fictif Josie and the Pussycats dans le film Josie et les Pussycats sorti en 2001. Everlife enregistre une version pop rock de la chanson pour la bande originale du film d'animation de 2006, The Wild.

La chanteuse Sarah Harding, du groupe Girls Aloud, enregistre une version de la chanson pour la bande originale du film Wild Child, sorti en 2008. The Living End interprète la chanson lors des APRA Awards 2008 pour célébrer le 50e anniversaire de sa sortie originale. Une autre reprise de la chanson, intitulée Real Wild Child, est réalisée par le comédien Levi Kreis interprétant Jerry Lee Lewis sur l'enregistrement original de la comédie musicale de Broadway Million Dollar Quartet. Kreis remporte en 2010 le Tony Award du « meilleur acteur de second rôle masculin dans une comédie musicale ».

Parmi les autres artistes ayant enregistré cette chanson figurent The Runaways, Joan Jett & the Blackhearts, Mad Sin, Status Quo, Marshall Crenshaw, Linda Gail Lewis, Brian Setzer, Lee Rocker, Janis Martin et Bill Wyman's Rhythm Kings[17],[18].

Utilisations ultérieures

L'original de Johnny O'Keefe apparaît dans le film Hackers en 1995.

La version d'Iggy Pop sert de générique à l'émission musicale nocturne Rage de l'Australian Broadcasting Corporation, et figure également dans le jeu SingStar Amped. Cette même version est utilisée pour le générique d'ouverture de la série télévisée allemande Mick Brisgau, diffusée pour la première fois en Allemagne en 2010. Elle figure également dans les films Nuit de folie (1987) et Five Nights at Freddy's (2023).

En 1998, Australia Post émet une série spéciale de douze timbres célébrant les débuts du rock 'n' roll australien, mettant en vedette des tubes australiens de la fin des années 1950, des années 1960 et du début des années 1970. L'un des timbres représente Johnny O'Keefe et The Wild One[19].

La reprise d'Everlife est utilisée dans le jeu vidéo Lego Rock Band. Celle de Wakefield est utilisée dans le jeu vidéo Tak et le Pouvoir de Juju.

La version de Joan Jett apparaît dans une publicité pour la sitcom Hot in Cleveland. Elle est également utilisée lors du générique de fin du film Bad Teacher. En 2014, elle est utilisée dans une publicité (intitulée Family Racer) pour la Hyundai Sonata 2015.

La chanson The Wild One de Suzi Quatro peut être entendue dans les films Les Runaways (2010) et Cruella (2010).

Notes et références

Liens externes

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