Renard

nom vernaculaire de mammifère From Wikipedia, the free encyclopedia

Renard est un nom vernaculaire ambigu en français désignant des mammifères carnivores de la famille des canidés. L’espèce nominale au sens strict de cette dénomination est le renard roux (Vulpes vulpes), mais désigne le plus souvent les différentes espèces du genre Vulpes, et dans un sens encore plus large, des canidés y ressemblant physiquement, comme les genres Atelocynus, Cerdocyon, Otocyon, Lycalopex et Urocyon. Dans la culture populaire, le renard est un personnage symbolique et littéraire qui représente l'intelligence et surtout la ruse.

Faits en bref
Renard
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
l'appellation « Renard » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Le renard, par Jacques de Sève dans l’Histoire naturelle de Buffon.

Taxons concernés

Famille des canidés Tribu des Vulpini :

Tribu des Urocyonini :

Tribu des Canini :

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Nomenclature et étymologie

Étymologie

Le substantif masculin[1],[2],[3] renard est une antonomase lexicalisée[4], résultat de l'emploi, comme nom commun, de Renart, nom propre[2] du héros éponyme du Roman de Renart[1].

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle[5], le renard est encore fréquemment appelé un goupil[N 1]. Le terme actuel de renard, pour désigner l'animal, n'est autre que le prénom Renart donné au goupil héros du Roman de Renart. Au centre de ce recueil d'histoires imaginaires, Renart le goupil est très rusé et les tours qu'il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très célèbre (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s'est substitué à goupil par éponymie. Sur ce point, voir la symbolique du renard et le renard dans la culture.

Renard a été graphié Renart jusqu'au milieu du XVIe siècle. Le nom propre est tiré d'un anthroponyme francique *Raǥinhard, composé des éléments *raǥin conseil ») (cf. Raimbaud, Rainfroy[6]), et *hard dur », « fort ») (cf. le suffixe français -ard). Il a pour équivalents les prénoms moyen néerlandais Reynaerd et vieux haut allemand Reginhart (allemand Reinhart).

Quant au terme goupil, il est attesté sous les formes gulpil en 1155, volpil en 1180, golpilz en 1120, gupil en 1121-1134. Il procède du gallo-roman *WULPĪCULU, variante du latin populaire *vŭlpīculus[7] ou du bas latin vulpiculus[8], dont sont directement issus l'occitan volpìlh et l'ancien italien volpiglio. La forme masculine vulpiculus est une altération du latin classique vulpēcula « petit renard » (qui a donné l'espagnol vulpeja), diminutif de vulpēs « renard » en latin classique[8], d'où l'italien moderne volpe. Le passage de [v] à [w] en gallo-roman s'explique par l'influence phonétique du francique (peut-être inspirée dans ce cas par le vieux bas francique *wulf « loup »), ensuite [w] se durcit régulièrement en [gʷ], puis se délabialise en [g] en français central et à l'ouest, mais pas dans les dialectes d'oïl septentrionaux (ex. : bas-lorrain, champenois, picard, ancien normand septentrional woupil).

Le latin vulpēs est issu de l'indo-européen commun *(H)ulp-i-, qui est continué par l'avestique urupi « martre » et le lituanien vilpišỹs « chat sauvage », ainsi que par des formes dérivées comme le persan rubâh (روباه) « renard » et le sanskrit lopāśá « chacal »[9].

Vocabulaire

Le renard est un canidé. Le renard femelle adulte est la renarde[10]. Le renard juvénile est le renardeau[11].

  • Le renard « glapit » (cri bref, peu sonore) et « jappe », aboiement aigu (jappement) en période de rut, qui s'entend très loin.
  • Le renard pratique le « mulotage » pour chasser.
  • Les excréments du renard sont des « laissées ».

Physiologie et comportement

Les caractéristiques générales des renards sont celles des Canidés, avec des nuances pour chaque espèce, de même que l'habitat ou les données biologiques et comportementales peuvent varier selon l'espèce et même la sous-espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur physiologie ou comportement respectifs.

Pour le renard le plus répandu en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie, voir Renard roux (Vulpes vulpes).

Noms en français et noms scientifiques correspondants

Voici deux tableaux énumérant les différentes dénominations attestées en français, par espèce, ainsi que des synonymes des binominaux comprenant les mots « renard » dont la plupart viennent de Mammal Diversity Database (2025-09-21)[12].

Pour les vrais renards

Voici un tableau regroupant les « vrais renards » au sens zoologique du terme, c’est-à-dire ceux font partie du genre actuel Vulpes, dont le renard roux est le premier représentant, dont certaines de ses sous-espèces et populations contiennent le nom générique de « renard ». Le statut de « renard » de ces espèces a été très peu discuté au fil du temps, malgré des changements de genres répétés chez certaines d’entre elles. L’on comptait comme anciens genres liés aux renards « Cynalopex » et « Alopex ». Toutes les espèces portent le nom de « renard » dans leur nom vernaculaire le plus répandu, à l’exception de Vulpes zerda, le plus souvent désigné sous le nom de « Fennec » et faisait l’objet d’un genre distinct du nom de « Fennecus ». Vulpes corsac est parfois désigné sous le seul nom de « Corsac ».

Davantage d’informations Nom binominal, auteur et image, Noms français attestés ...
Nom binominal, auteur et image Noms français attestés Synonymes binominaux contenant le mot « renard »
Vulpes vulpes

(Linnaeus, 1758)

Renard

Renard roux[13],[14]
Renard commun[13],[15],[16],[17]
Renard vulgaire[14]
Renard rouge
Goupil

Canis vulpes

Canis alopex

Vulpes lagopus

(Linnaeus, 1758)

Renard polaire[13],[15],[16]

Renard arctique[13],[16]
Renard blanc[15]
Renard isatis[16]
Renard bleu[15]

Vulpes coerulescens

Vulpes arctica
Vulpes isatis
Vulpes caerulescens
Vulpes meridionalis
Vulpes moravicus
Vulpes hallensis
Vulpes beringensis
Vulpes pribilofensis
Alopex lagopus
Alopex spitzbergenensis
Alopex beringianus

Vulpes corsac

(Linnaeus, 1768)

Renard corsac[16]

Renard des steppes[16]

Cynalopex Turcicus

Vulpes nigra
Cynalopex corsac
Vulpes corsak

Vulpes zerda

(Zimmermann, 1780)

Renard fennec

Renard des sables[18],[14],[19]
Renard des sables du Sahara[18]
Renard du désert

Vulpes minimus

Vulpes Denhamii
Vulpes zaarensis

Vulpes bengalensis

(Shaw, 1800)

Renard du Bengale[17]
Vulpes Hodgsonii

Vulpes xanthura
Cynalopex insectivorus
Vulpes kokri
Vulpes Indicus
Cynalopex bengalensis

Vulpes pallida

(Cretzschmar, 1827)

Renard pâle[16]

Renard blond des sables[16],[18],[14]
Renard des sables[18],[14]

Vulpes pygmœus

Vulpes edwardsi
Vulpes pallida
Canis (Cynalopex) pallidus oertzeni

Vulpes cana

(Blanford, 1877)

Renard de Blanford[17]

Renard afghan

Vulpes canus
Vulpes chama

(A. Smith, 1833)

Renard du Cap

Renard Chama

Vulpes Caama

Cynalopex chama
Cyanolopex chama

Vulpes ferrilata

(Hodgson, 1842)

Renard du Tibet

Renard des sables du Tibet[18],[14]

Vulpes Ferrilatus

Cynalopex ferrilatus
Alopex Eckloni
Alopex ferrilatus

Vulpes macrotis

(Merriam, 1888)

Renard nain

Renard à grandes oreilles[16]
Renard véloce[14]

Vulpes muticus

Vulpes arsipus

Vulpes rueppellii

(Schinz, 1825)

Renard famélique[16]

Renard de Rüppell

Vulpes famelicus

Vulpes famelica
Vulpes cyrenaica
Vulpes rüppelii
Vulpes rüppellii

Vulpes velox

(Say, 1823)

Renard véloce
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Pour les autres espèces

Ce tableau présente l’ensemble des espèces de canidés qui sont ou ont été désignées sous le terme de « renard ». Dans certains cas, ces espèces ont initialement été classés dans le genre Vulpes avant d’être retirées dans des périodes postérieures. La désignations de « renard » chez ces espèces est plus ou moins controversée, et nombreuses d’entre elles portent des noms alternatifs : par exemple le Culpeau (Lycalopex culpaeaus) souvent désigné sous le nom de « renard de Magellan », fut désigné dans la littérature sous les noms de « « Chien », « Loup », ou « Chacal » de Magellan ». Certaines espèces qui portaient le nom de « renard » à un moment donné, ne le portent plus aujourd’hui et inversement. L’attribution de ces terminologies chez ces espèces est purement subjective et faite par souci de vulgarisation dans certains ouvrages grand public.

Davantage d’informations Tribu et sous-tribu, Genre ...
Tribu et sous-tribu Genre Espèce, auteur et image Noms vernaculaires Synonymes scientifiques
Vulpini Otocyon Otocyon megalotis
(Desmarest, 1822)
Renard oreillard[13],[16],[14]

Renard à oreilles de chauve-souris[13],[16],[14]

-
Nyctereutes Nyctereutes viverrinus
Temminck, 1838
Renard viverrin[20]

Renard du Japon[21]

Ruscinalopex[22]
Urocyonini Urocyon Urocyon cinereoargenteus
(Schreber, 1775)
Renard gris[13],[14]

Renard gris d'Amérique[13],[14]
Renard gris américain

Canis Vulpes δ. Pensylvanicus

Vulpes cinereo-argenteus
Vulpes cinereoargentatus
Vulpes Virginianus
Vulpes virginiana
Vulpes pennsylvanica

Urocyon littoralis
(Baird, 1857)
Renard gris insulaire[16],[14]

Renard insulaire[14]
Renard de Californie

Vulpes (Urocyon) littoralis
Cerdocyonina
(sous-tribu des Canini)
Cerdocyon Cerdocyon thous
(Linnaeus, 1766)
Renard crabier[16],[14],[17]

Renard des savanes[16],[14],[17]

Lycalopex vetulus

Lycalopex thous

Atelocynus Atelocynus microtis
(Sclater, 1883)
Renard à petites oreilles[16],[14] -
Lycalopex Lycalopex culpaeus
(Molina, 1782)
Renard de Magellan[14]

Renard culpeo[14]
Renard des Andes ou Renard andin[14]
Renard gris d’argentine[14]

Canis Vulpes chilensis

Vulpes culpaeus
Vulpes magellanica
Vulpes Magellanicus
Pseudalopex culpaeus
Pseudalopex magellanicus
Pseudalopex culpaeola
Pseudalopex inca
Pseudalopex smithersi
Pseudalopex culpaea
Pseudalopex culpæus

Lycalopex vetulus
(Lund, 1842)
Renard chenu[16]

Renard du Brésil[16]

Vulpes Azarae

Pseudalopex vetulus
Pseudalopex Azaræ
Lycalopex fulvicaudus

Lycalopex gymnocercus
(Fischer, 1814)
Renard d’Azara (ou renard d’Aszara)[16]

Renard de la pampa[16],[17]
Renard gris[14],[18]

Vulpes fossilis

Vulpes gracilis
Pseudalopex gymnocercus
Pseudalopex azarica
Pseudalopex zorrula
Pseudalopex domeycoanus

Lycalopex griseus
(Gray, 1837)
Renard gris d’Argentine[16],[14]

Renard gris de Patagonie[16]

Vulpes griseus

Pseudalopex griseus

Lycalopex fulvipes
(Martin, 1837)
Renard de Darwin

Renard de Chiloé

Vulpes fulvipes

Pseudalopex fulvipes

Lycalopex sechurae
(Thomas, 1900)
Renard du désert austral[16]

Renard côtier[14]
Renard du désert de Sechura

Pseudalopex sechurae
Chrysocyon Chrysocyon brachyurus
(Illger, 1815)
Renard à crinière[23] Vulpes cancrosa
Canina

(sous-tribu des Canini)

Canis Canis latrans
Say, 1823
Vulpes Coyotl
Canis lupaster
Hemprich et Ehrenberg, 1832
Vulpes riparius
Vulpes variegata
Canis simensis
Rüppell, 1840
Renard du Simien [24] Vulpes Walke

Vulpes crinensis

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Aspects culturels

Renard, tableau de Franz Marc, 1911, conservé au musée Von-der-Heydt de Wuppertal.

Le renard est un personnage littéraire qui a la caractéristique de représenter l'intelligence et la ruse. On peut citer notamment :

Écologie

Maladies

Les renards sont vecteurs de l'échinococcose alvéolaire, maladie qui peut se révéler mortelle chez l'homme. Cette pathologie se découvre plusieurs années après l'avoir contractée : certaines personnes sont mortes, car on croyait à un cancer du foie[pas clair]. Ces maladies sont transmises par la salive ou les excréments des carnivores porteurs ou par ingestion d'aliments souillés par eux. Néanmoins, un cycle se forme entre rongeurs et renards[25]. Le ver se trouvant dans les excréments du renard et les rongeurs le mangeant, puis le renard mangeant les rongeurs, il y a un cycle naturel. Seuls une vingtaine à une soixantaine de cas sont déplorés chaque année en France[26]. De plus, les chiens et chats[27] non vermifugés peuvent la transmettre. Pour éviter de l'attraper, il faut avoir de l'hygiène[pas clair][28] dès que l'on est dans la nature ou avec des animaux.

Certains renards font eux-mêmes preuve d'hygiène et d'astuce en sachant se débarrasser de leurs parasites externes : par exemple, il a été observé qu'un renard, après avoir récolté dans sa gueule sans l'ingérer une importante touffe de poils de bouquetins abandonnés en début d'été, se plongeait progressivement dans un lac en commençant par la queue et finissant par le museau, restant ainsi quelque temps parfaitement immergé, de sorte que les parasites migrent vers la touffe qu'il abandonna ensuite[29].

La rage est une maladie que le renard transmettait autrefois. Une campagne de vaccination par voie orale a permis de s'en débarrasser rapidement en Europe occidentale, si bien qu'elle ne sévit plus en France depuis 1998[30].

Rôle écologique

Les renards ont un rôle important dans la régulation des rongeurs en campagne, tels que les campagnols, les mulots, les souris, ou encore les rats. Ils en consomment des milliers chaque année, ce qui en fait des auxiliaires de cultures efficaces pour les agriculteurs, permettant de limiter les dégâts que font ces rongeurs aux récoltes[31],[32].

Ils ont également un rôle important dans la lutte contre la maladie de Lyme en consommant les rongeurs sur lesquels vivent les tiques transmetteur de cette maladie, tels les campagnols et les rats taupiers, limitant ainsi le nombre de rongeurs contaminés et réduisant leurs déplacements[33],[32].

Le renard et le chat haret qui ont été introduits en Australie contribuent à la disparition de plusieurs espèces dans ce pays[34] :

Chasse

Les techniques de chasse au renard sont le déterrage (effectué en période de reproduction), la chasse à courre, au fusil, à l'arc ou le piégeage[réf. souhaitée].

Considéré comme espèce susceptible d'occasionner des dégâts (ESOD) en France[35], entre 600 000 et 1 million d'individus y sont tués chaque année[36]. Les chasseurs reprochent au renard de leur faire concurrence en s'attaquant au petit gibier, tels que le lapin, la perdrix ou le faisan (il serait ainsi la première cause de mortalité du faisan selon la Fédération des chasseurs de la Loire). Réputé pour être un « voleur de poules », il est également accusé par les agriculteurs de s'attaquer aux élevages de volailles en plein air[32],[37].

Les défenseurs du renard estiment cependant qu'il ne fait que profiter du « gibier d'élevage » relâché par les chasseurs eux-mêmes, qui constitue alors une proie facile ne sachant pas se défendre dans la nature[32],[38]. Ils avancent également que la responsabilité du renard dans les attaques que subissent les volailles d'élevage, bien que réelle, est surestimée par rapport à celle d'autres prédateurs comme les rapaces[32]. Le renard serait en outre un opportuniste, qui ne chercherait à s'attaquer qu'aux poulaillers peu protégés[39]. La prédominance des campagnols prairiaux dans leur régime alimentaire en fait des auxiliaires des cultures, la pullulation de ces rongeurs étant responsable de dégâts occasionnés aux productions agricoles et forestières et qui peuvent être chiffrés. Selon les sources, la prédation exercée par un renard sur les campagnols fait économiser 2 400 à 3 000  par an à l'agriculture, et même 3 800  en région céréalière[40].

Comme d'autres prédateurs, c'est également un animal qui s'autorégule : la proportion de femelles gestantes et le nombre de renardeaux par portée s'adaptent selon les ressources et le territoire disponibles. Ses défenseurs estiment donc qu'il est inutile de chercher à réguler sa population par la chasse[31],[41].

Prédateurs

En raison de l'élimination récente et généralisée par l'Homme des grands canidés et des grands félins, les prédateurs du haut de la pyramide alimentaire dans de nombreux écosystèmes terrestres sont maintenant des carnivores de taille moyenne (tels que les lynx ou coyotes[42] en Amérique du Nord). Or, bien qu'étant un prédateur relativement généraliste, le coyote élimine volontiers ses concurrents prédateurs, et notamment le renard[42]. Il est démontré que l'activité prédatrice du coyote favorise l'abondance des oiseaux chanteurs et même l'abondance de certains rongeurs ainsi que la diversité biologique. Ceci s'explique par le fait qu'ils réduisent les populations de chiens et de chat domestiques ainsi que de renards[42] (ce qui montre au passage l'importance du renard en matière de lutte contre les rongeurs).

La réintroduction ou le confortement de populations de loup gris dans de nombreuses régions d'Amérique du Nord va à nouveau modifier la chaîne d'interactions prédateurs-proies[42] ; une étude basée sur une série chronologique de 30 ans de suivi du loup, du coyote, du renard et de leur abondance relative dans l'état du Minnesota (États-Unis) montre en effet que le retour des loups réduit également (ou supprime parfois) à son tour des populations de coyotes[43], ce qui redonne au renard sa position de mésoprédateur, et qui pourrait lui permettre d'à nouveau et mieux réduire les pullulations de petits rongeurs[42].

Ainsi, une prédation plus marquée par les petits prédateurs (renards et mustélidés), et moins marquée par les coyotes (prédateurs de moyenne envergure) grâce à leur contrôle par quelques « grands » prédateurs (loup, cougar, lynx) pourrait être plus semblable au potentiel écologique et à l'écosystème historique qui était en place avant la disparition ou régression du loup du « sommet de la pyramide »[42] (cette situation n'est néanmoins pas comparable à la situation préhistorique où les grands prédateurs étaient non seulement plus nombreux mais aussi beaucoup plus grands et plus puissants que le loup (Lion d'Amérique, Tigre à dents de sabre, Ours à face courte…), même après trois ères glaciaires et au début de l'actuel inter-glaciaire. La « déstructuration » ou la « restructuration » des communautés de prédateurs en raison de la perte ou de la restauration des populations de moyens et/ou grands prédateurs est susceptible de modifier le spectre de taille des proies consommées massivement, avec des implications importantes, directes et indirectes, pour la biodiversité[44] et la santé humaine[42],[45].

Notes et références

Annexes

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