Richard Altenhoff

résistant belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Richard Altenhof, né à Bruxelles le 20 juin 1913 et mort à Schaerbeek le , est un héros de la résistance belge.

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Décès
(à 30 ans)
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Richard Altenhoff
Richard Altenhoff vers 1943
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Biographie

Richard Altenhoff, né à Bruxelles le 20 juin 1913, est le fils d'Henri Altenhoff, agent de change originaire de Rhénanie, et d'Yvonne Richard. Il est ingénieur diplômé de l’Université Libre de Bruxelles. Richard Altenhoff était membre du Cercle du Libre Examen de l'Université libre de Bruxelles (ULB)[1].

Après ses études, il devient responsable de grands chantiers publics belges[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le territoire de la Belgique est occupé par l'armée allemande à partir de . Pour lutter contre l'occupant allemand, il cofonde le Groupe G de résistance en 1942. Il y est responsable national du matériel incluant la transmission d’armes en liaison avec des opérations de sabotage. À ce titre, c'est lui qui fournit l'arme (un 6,35 mm) à Youra Livchitz qui prend part à l'attaque du vingtième convoi de déportation des Juifs de Belgique en qui permet à de nombreux prisonniers juifs de s'échapper. En tant qu'ingénieur sur chantier, Richard Altenhoff fournit également de nombreux plans d'aérodromes de campagne aux britanniques du War Office[2].

Le , il est arrêté à son domicile, rue de la Cambre à Woluwe-Saint-Lambert, par la Gestapo. Jusqu’au , il est incarcéré au fort de Breendonk où il est torturé. Le , la sentence de son jugement est prononcée par le tribunal militaire allemand qui le condamne à mort aux motifs d’aide à l’ennemi, actes de violence, attentats contre des membres de l’armée allemande, et détention d’armes prohibées. Du 15 au 30 mars 1944, il reste à la prison de Saint-Gilles en attente de son exécution[1].

Écusson du Groupe G

Exécution

La lanterne et le pistolet conservés à la Caserne Dossin à Malines.

Avant son exécution, il adresse ces derniers mots à sa mère : « ...Maintenant c'en est fait ; je suis battu mais nullement abattu. Et sois tranquille, ils n'auront pas la satisfaction de me voir trembler. Je croyais avant que l'approche de la mort devait être une chose terrible, effrayante ; l'expérience me prouve qu'il n'en est rien ; je suis serein. Mais une chose me pèse : c'est la pensée de la peine que je vous occasionne. Maman, des centaines de milliers de soldats sont morts dans cette guerre : dans quelques heures je serai l'un d'eux. Je supporte allègrement ces heures-ci, parce que je sais que vous êtes courageux et que votre moral restera ferme. Et je veux que le jour de la victoire vous vous réjouissiez de tout cœur. Sache que je ne regrette pas ce que j'ai fait ; je regrette seulement de m'être laissé prendre... »

Le , il est fusillé au Tir national à Schaerbeek par les Allemands[3].

Hommage

Le , un pavé de mémoire lui est dédié rue de la Cambre par la commune de Woluwe-Saint-Lambert.

Références

Bibliographie

Articles connexes

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