Richard J. Goldstone
juge sud-africain
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Richard J. Goldstone (né le à Boksburg en Afrique du Sud) est un ancien juge de la Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud.
| Procureur Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie | |
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Richard Joseph Goldstone |
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Carrière
De nationalité sud-africaine, Richard J. Goldstone est un membre éminent de la communauté juive de Johannesbourg. Diplômé de l'Université de Cambridge, il a été l’un des « gouverneurs » de l’Université hébraïque de Jérusalem et n’a jamais caché son attachement à Israël[1].
Il a été juge de la cour suprême du Transvaal de 1980 à 1989 sous le régime d'apartheid sud-africain, puis fut nommé en 1991, par le président Frederik de Klerk, à la tête de la Commission Goldstone visant à prévenir les violences politiques tentant de torpiller les négociations sur le démantèlement de l’apartheid. Il a été procureur de 1994 à 1996 au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, puis servi de conseiller au sein du Comité international de la Croix-Rouge[1].
Rapport Goldstone
Désigné par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour établir un rapport sur l'opération militaire appelé Opération Plomb durci (2008), le juge Richard Goldstone a remis ses conclusions le jeudi dans un document désigné comme le « Rapport Goldstone » par les médias, qui affirme entre autres qu'Israël a commis des crimes de guerre durant l'opération[2].
Le rapport a été très mal reçu en Israël. D'après The Guardian, « Richard Goldstone est devenu l’ennemi public numéro un en Israël. Aux yeux du gouvernement Netanyahu et de ses partisans, le juge sud-africain incarne les efforts en vue de “délégitimer” l’État juif et le priver de sa capacité à se défendre. Les médias populaires le présentent comme le Juif antisémite par excellence. Les organisations de défense des droits de l’homme qui ont fourni des informations à la commission ont été, elles, qualifiées de collaborateurs et de traîtres[3]. » Benyamin Netanyahou le décrit comme « l’un des trois défis stratégiques majeurs d’Israël », aux côtés du programme nucléaire iranien et des roquettes du Hamas[1].
Ces pressions l'atteignent jusqu'en Afrique du Sud, où il doit renoncer à assister à la bar mitzvah de l’un de ses petits enfants en vertu d'un accord entre la Fédération sioniste d’Afrique du sud (SAZF) et le rabbinat interdisant sa présence dans la synagogue de Johannesbourg où devait se dérouler la cérémonie[1]. En effet, selon le rabbin Moshe Kurtsag, membre du tribunal rabbinique local, Goldstone a « fait un tort énorme non seulement à Israël, mais au monde juif. Son nom est utilisé, à travers le monde par tous ceux qui sont hostiles à Israël et cela ne peut qu’accroitre les vagues d’antisémitisme »[1].
Deux ans plus tard, il revient sur les conclusions et dit que la commission d'enquête qu'il présidait « ne disposait pas assez d'éléments pour dire avec certitude qu’Israël a tué intentionnellement des civils. ». Il écrit notamment ː
« Si j’avais su ce que je sais à présent, le rapport Goldstone aurait été un document différent. [...] Si les enquêtes publiées par l'Armée israélienne et reconnues dans le rapport du comité des Nations Unies ont établi la validité de certains incidents [...] impliquant des soldats individuellement, elles indiquent que les instructions officielles n'indiquaient pas de prendre des civils pour cibles intentionnelles[4]. »
Il refuse ensuite toute demande d’interview des médias[1].
