Fils d'un pied-noir d'Algérierapatrié en 1962, Richard Ramos naît à Blois le et assiste aux conseils municipaux de sa ville natale alors qu'il est adolescent. Il aide son père à coller des affiches de l'UDF lors des campagnes électorales, parti qu'il refuse lui-même de rejoindre, le considérant «trop bourgeois»[1].
Après avoir obtenu un baccalauréat B, il quitte le giron familial et occupe un emploi de serveur dans un café-brasserie de Blois, «La Tocade»[1].
En 2017, il devient député à l'Assemblée nationale, élu dans la sixième circonscription du Loiret sous l'étiquette MoDem. Il est réélu député le 19 juin 2022 avec 57,27% des voix, améliorant son score par rapport à 2017[3],[4].
Richard Ramos est particulièrement impliqué sur les sujets relatifs à l'alimentation et à l'agriculture. Le 8 octobre 2017, il déverse une tonne d'oignons sur le parking d'un supermarché afin de dénoncer les marges des distributeurs[5].
Il déclare son intention de voter la motion de censure transpartisane contre le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2023, et affirme: «il faut un gouvernement qui rebatte les cartes, avec des ministres capables d’écouter le peuple français et pas une bande d’arrogants qui expliquent aux Français pourquoi ils sont idiots et pourquoi, eux, ils ont raison, ce qui est actuellement le cas avec un chef à plumes nommé Olivier Véran[8].» Contrairement à ses déclarations, il ne prend pas part au vote[9].
Estimant que le parti présidentiel Renaissance est une nouvelle UMP, il souhaite la constitution d'une «liste centriste» aux européennes de 2024[10].
Le 4 septembre 2025, il détaille dans l’émission "La Grande Confrontation" sur LCI la composition de ses indemnités de mandat, en expliquant à quoi servent les différentes enveloppes financières liées à sa fonction parlementaire[13].
En 2026, il figure sur la liste de la centriste Caroline Janvier pour les élections municipales à Orléans[14].
Engagement contre les nitrites
Il s'implique beaucoup sur la question du lobbying auprès des législateurs, notamment lorsqu'il s'agit de l'agriculture ou de l'industrie agroalimentaire[15]. Il fait de son combat pour le «bien manger» et contre l'utilisation des nitrites dans la charcuterie, reconnus comme cancérigènes, le cœur de son travail législatif.
Le 3 février 2022, il fait adopter, à la quasi-unanimité et en première lecture, une proposition de loi visant à réduire les doses maximales de sels nitrités dans la charcuterie et le jambon, soulignant que: «ça tue les Français»[16],[17]. Le syndicat des charcutiers traiteurs, le FICT, salue cette décision[16].
En 2023, sa proposition de loie d'interdire les nitrites dans la charcuterie à partir de 2024 est refusée en commission et en hémicycle, avec le vote déterminant du groupe Renaissance (parti). À cette occasion il remercie les groupes ayant voté en faveur de sa proposition et critique le rejet [19]:
↑Centre France, «Législatives - Richard Ramos confirmé dans la sixième circonscription du Loiret: "Le travail que je fais au quotidien a été reconnu"», www.larep.fr, (lire en ligne[archive du ], consulté le )
↑«L’Anses confirme un lien entre l’exposition alimentaire aux nitrates et nitrites et le risque de cancer colorectal», L'Usine Nouvelle, (lire en ligne, consulté le )