Richard Ramos
personnalité politique française
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Richard Ramos, né le à Blois (Loir-et-Cher), est un homme politique français, membre du MoDem. Il est député de la 6e circonscription du Loiret depuis le .
7 juillet 2024
| Richard Ramos | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (8 ans, 9 mois et 2 jours) |
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| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 6e du Loiret |
| Législature | XVe, XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | MoDem (2017-2020) MDDA (2020-2022) DEM (depuis 2022) |
| Prédécesseur | Valérie Corre |
| Vice-président de la communauté de communes des Loges | |
| En fonction depuis le (9 ans, 1 mois et 21 jours) |
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| Élection | |
| Président | Jean-Pierre Garnier |
| Conseiller municipal de Fay-aux-Loges | |
| – (11 ans, 11 mois et 23 jours) |
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| Élection | 16 mars 2008 |
| Réélection | 23 mars 2014 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Blois (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | MoDem |
| Profession | Cadre du secteur privé |
| modifier |
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Biographie
Origine et carrière professionnelle
Fils d'un pied-noir d'Algérie rapatrié en 1962, Richard Ramos naît à Blois le et assiste aux conseils municipaux de sa ville natale alors qu'il est adolescent. Il aide son père à coller des affiches de l'UDF lors des campagnes électorales, parti qu'il refuse lui-même de rejoindre, le considérant « trop bourgeois »[1].
Après avoir obtenu un baccalauréat B, il quitte le giron familial et occupe un emploi de serveur dans un café-brasserie de Blois, « La Tocade »[1].
Mandats politiques
Conseiller municipal
Le , il est élu conseiller municipal de Fay-aux-Loges. Il devient ensuite vice-président du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (Sictom) local[2].
Député du Loiret
En 2017, il devient député à l'Assemblée nationale, élu dans la sixième circonscription du Loiret sous l'étiquette MoDem. Il est réélu député le 19 juin 2022 avec 57,27% des voix, améliorant son score par rapport à 2017[3],[4].
Richard Ramos est particulièrement impliqué sur les sujets relatifs à l'alimentation et à l'agriculture. Le 8 octobre 2017, il déverse une tonne d'oignons sur le parking d'un supermarché afin de dénoncer les marges des distributeurs[5].
Il s'implique beaucoup sur la question du lobbying auprès des législateurs, notamment lorsqu'il s'agit de l'agriculture ou de l'industrie agroalimentaire[6]. Il fait de son combat pour le "bien manger" et contre l'utilisation des nitrites dans la charcuterie, reconnus comme cancérigènes, le cœur de son travail législatif.
Le 3 février 2022, il fait adopter, à la quasi-unanimité et en première lecture, une proposition de loi visant à réduire les doses maximales de sels nitrités dans la charcuterie et le jambon, soulignant que : "ça tue les Français"[7],[8]. Le syndicat des charcutiers traiteurs, le FICT, salue cette décision[7].
La même année, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) confirme un lien entre l'exposition alimentaire aux nitrates et nitrites avec le risque de cancer colorectal[9].
En 2023, il est le premier député de la majorité présidentielle (Ensemble) à annoncer qu'il ne votera pas en faveur du projet de réforme des retraites du gouvernement, le qualifiant d'« injuste » et de « pénalisant pour les travailleurs séniors et les femmes »[10],[11].
Il déclare son intention de voter la motion de censure transpartisane contre le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2023, et affirme : "il faut un gouvernement qui rebatte les cartes, avec des ministres capables d’écouter le peuple français et pas une bande d’arrogants qui expliquent aux Français pourquoi ils sont idiots et pourquoi, eux, ils ont raison, ce qui est actuellement le cas avec un chef à plumes nommé Olivier Véran"[12]. Contrairement à ses déclarations, il ne prend pas part au vote[13].
Estimant que le parti présidentiel Renaissance est une nouvelle UMP, il souhaite la constitution d'une « liste centriste » aux européennes de 2024[14].
Il est réélu député le 7 juillet 2024 lors des élections législatives anticipées ayant suivi la dissolution[15],[16].
Le 4 septembre 2025, il détaille dans l’émission "La Grande Confrontation" sur LCI la composition de ses indemnités de mandat, en expliquant à quoi servent les différentes enveloppes financières liées à sa fonction parlementaire[17]
Il annonce en janvier 2026, qu’il rejoint la liste municipale de la centriste Caroline Janvier à Orléans pour les élections municipales de 2026[18]