Rions

commune française du département de la Gironde From Wikipedia, the free encyclopedia

Rions (prononcé [ʁijɔ̃s]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Rions
Rions
La mairie (nov. 2012).
Blason de Rions
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes Convergence Garonne
Maire
Mandat
Vincent Joineau
2020-2026
Code postal 33410
Code commune 33355
Démographie
Gentilé Rionais
Population
municipale
1 470 hab. (2023 en évolution de −5,53 % par rapport à 2017)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 52″ nord, 0° 21′ 03″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 117 m
Superficie 10,65 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Entre-Deux-Mers
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Rions
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Rions
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Rions
Liens
Site web www.rions.fr/
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    Géographie

    Localisation

    Située sur la rive droite de la Garonne entre Cadillac et Langoiran dans la zone AOC des premières côtes de Bordeaux, la commune, qui fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, se trouve à 30 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 17 km au nord-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 4,5 km au nord-ouest de Cadillac-sur-Garonne, ancien chef-lieu de canton[Note 1].

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes en sont Paillet au nord-ouest, Villenave-de-Rions au nord-nord-ouest sur environ 300 mètres, Cardan au nord, Soulignac au nord-nord-est sur environ 600 mètres, Escoussans au nord-est, Laroque à l'est et Beguey au sud-est ; sur la rive gauche de la Garonne se trouvent Podensac au sud et Virelade à l'ouest.

    Communes limitrophes de Rions
               Villenave-de-Rions
    Paillet
    Cardan Soulignac          
    Escoussans

    Virelade    Rive gauche

                                            de la
    Rions Laroque
    Garonne                    

    Podensac
    Béguey

    Géologie et relief

    La superficie de la commune est de 1 065 hectares ; son altitude varie de 2 à 117 mètres[1].

    Hydrographie

    La commune est arrosée par la Garonne. Une partie de Île de Raymond est située sur le territoire de la commune.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 839 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sauternes à 15 km à vol d'oiseau[8], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 859,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Rions est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[13],[14].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (65 %), forêts (13,9 %), terres arables (8,7 %), eaux continentales[Note 4] (7,6 %), zones urbanisées (4,7 %), prairies (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Voies de communication et transports

    L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 2, dit de Podensac, qui se situe à 9,5 km vers le sud-ouest.

    L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 31 km vers le sud-sud-est.

    Les gares SNCF les plus proches sont celles de Podensac et de Cérons sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine, toutes deux distantes de 5,5 km et sur la rive gauche de la Garonne. Sur la même ligne mais offrant plus d'opportunités de liaisons, la gare de Langon se situe à 16 km par la route vers le sud-est.

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Rions est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne et la Barboue. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1999, 2009 et 2014[18],[16].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des tassements différentiels[19]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Rions.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 752 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 752 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1990, 1991, 2003 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

    Toponymie

    Le nom de la ville vient du mot latin Riuncium[22] qui signifie « bâti sur le roc » ; ce nom est d'ailleurs sculpté sur le frontispice de la mairie.

    En gascon, la graphie du nom de la commune est identique.

    Ses habitants sont appelés les Rionnais[23].

    Histoire

    En 1295, la ville est assiégée et prise par Charles de Valois[Note 5] comte de Valois qui rase les défenses existantes. Édouard III d'Angleterre reprend la cité en 1313[24] et autorise Guillaume Seguin, seigneur de Rions, à entourer la ville de remparts[25]. Rions devient ainsi un des fortins anglais de Guyenne.

    Plan de Rions en 1330
    Dessin de Léo Drouyn (1865)

    En 1327, le seigneur de Rions, Guillaume Seguin, sans descendance, devenu aveugle, ne peut plus assurer la défense de son château. Il faut pour cela un homme jeune et en pleine possession de ses moyens. Le , Guillaume Seguin donne en fief à Bérard Ier de Vayres, de la famille d'Albret, la seigneurie de Rions et les droits qu'il possède dans les paroisses avoisinantes. Les deux hommes sont cousins germains, la mère de Guillaume, Mathe d'Albret, étant la sœur du père de Bérard, Amanieu VII d'Albret, ce qui justifie la donation. Guillaume Seguin conserve en viager l'usufruit des revenus de la seigneurie et Bérard règle ses dettes. Après le décès de Guillaume Seguin, Bérard entre effectivement en jouissance de ces revenus[26].

    Sur la fin de la guerre de Cent Ans, en 1451, soit deux ans avant la bataille de Castillon, la cité tombe aux mains des troupes françaises et se soumet au roi Charles VII[27].

    À la Révolution, la paroisse Saint-Seurin de Rions forme la commune de Rions[28].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1874 1900 Comte Ferdinand Cardez   Négociant en vins, châtelain de Jourdan
             
    1913 1941 Albert Dufourg[Note 6]    
           
    1983 1989 Jacques Guillot de Suduiraut   Viticulteur, châtelain de Jourdan
           
    mars 2001 mars 2014 Jean Despujols    
    2014 mai 2020 Jean-Claude Bernard MoDem Retraité Fonction publique
    mai 2020 en cours Vincent Joineau[29]    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].

    En 2023, la commune comptait 1 470 habitants[Note 7], en évolution de −5,53 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4201 4201 5201 2841 3161 2971 1641 2001 190
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1721 2401 2531 3541 4391 3551 2711 3121 257
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 2901 3181 2141 1471 0371 1451 087927825
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    8809419891 2721 3791 4401 5181 5141 581
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    1 5701 5091 470------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Une épitaphe romaine en marbre, datée du , actuellement déposée au Musée d'Aquitaine de Bordeaux. Elle porte l'inscription :TITVLVM BENE QUI/ESCENTI IN PACEM IV/LIANO QVI RECES/SIT VII K(A)L(ENDAS) IVNIAS/TATIANO CONSVLE : Inscription en l'honneur de Julianus qui repose bien en paix et mourut le 7 des calendes de juin sous le consulat de Tatien.
    • Église Saint-Seurin, construite au XIIe siècle en style roman, classée au titre des monuments historiques en 1908[34].
    • Enceinte de Rions bâtie en 1330 par Guillaume Seguin, seigneur de Rions, classée au titre des monuments historiques en 1862[25], et dont restent aujourd'hui :
      • la tour du Lhyan, imposante entrée sud de la ville, restaurée en 1881,
      • la Citadelle, tour carrée datée du XIVe siècle, dressée face à la Garonne et vestige d'un ensemble défensif important,
      • les remparts du flanc ouest de la cité, attenants à la Citadelle et au pied desquels se trouve la grotte dite Charles VII et sa source où le roi serait venu se reposer et se désaltérer après la bataille de Castillon[35],
      • la tour du Guet dans une petite rue à l'arrière de l'église Saint-Seurin,
      • deux fossés parallèles séparés par une étroite langue de terre surmontée d'un chemin de ronde, à proximité de la tour du Lhyan.
    • Halle dite « aux petits pois[35] », du XVIIIe siècle, à l'angle de la rue Lavidan et de la rue des Remparts
    • Le Monastère du Broussey constitue la première refondation de l'ordre des Carmes déchaux après la Révolution française, le  ; le monastère abrite une communauté de frères carmes et une communauté de sœurs du Carmel apostolique Notre-Dame de Bethléem[36].
    • Cercle populaire de Rions, café associatif créé au XIXe siècle par des habitants de la commune. Tombé en déshérence au cours des années 1990, le bâtiment est racheté par la Communauté de communes du vallon de l'Artolie en 2013. Trois ans plus tard, des habitants de Rions obtiennent l'accord de la Communauté de communes pour réhabiliter le café associatif dans une partie des locaux. En 2018, le maire de Rions, Jean-Claude Bernard, décide unilatéralement de fermer le bâtiment pour raison de sécurité. Il refuse aux habitants et bénévoles du Cercle toute alternative à la fermeture. Il reconnait au cours de l'été 2018 sa responsabilité dans le délitement de l'animation sociale du bourg.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Armes

    Les armes de Rions se blasonnent ainsi :

    Taillé, au premier d'or aux deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au second d'or aux trois pals de gueules.

    Notes et références

    Voir aussi

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