Robert Cornu
évêque catholique
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Robert Cornu, que l'on trouve également sous les formes Cornut ou Le Cornu, mort le à Nevers, est un prélat français du XIIIe siècle, issu de la famille (de) Cornu(t).
| Évêque de Nevers Diocèse de Nevers | |
|---|---|
| à partir de | |
Raoul de Beauvais (d) |
| Décès | |
|---|---|
| Activité |
Évêque catholique (à partir de ) |
| Famille | |
| Père |
Simon Cornu (d) |
| Fratrie |
Gilles Cornu Gautier le Cornu Aubry Cornu Simon II Cornu (d) |
Biographie
Origines
Il existe deux hypothèses quant aux origines de Robert Cornu.
La première, reprend une tradition, d'après la Gallia Christiana (G.C.), le faisait fils de Simon II Cornu, seigneur de Villeneuve-la-Cornue, près de Montreuil[1]. Cette filiation est retenue par le Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (1996)[2] ou encore le projet Medieval Lands (M.L.) du site Internet de Charles Cawle[3]. Il serait ainsi le neveu des frères Gauthier († ) et Gilles ou Gilon († ), archevêque de Sens, et Aubry, évêque de Chartres[2],[3].
Toutefois, La France pontificale (Gallia Christiana) (1867) débutait sa notice « Frère et non pas neveu de Gautier et de Gilles, archevêques de Sens, et d'Aubry, évêque de Chartres »[4]. L'historien Paul Quesvers, dans son ouvrage Notes sur les Cornu (1893), considérait que Robert serait un frère des précédents[1]. Il s'appuie notamment sur une analyse des dates de mention, relevant qu'un Robert Cornu « ratifie, en 1266, la donation faite par son père, de 40 sous de rente au Chapitre de Sens, pour son anniversaire », alors que l'évêque est mort depuis 1252[5]. Ce même Robert apparait comme témoin lors d'une vente faite à de son frère Albéric/Aubry, prévôt d'Ingré et chanoine de Sens, « stipulant au nom de leur frère commun Gilon II, archevêque de Sens » [5].
Selon cette dernière hypothèse, Robert serait le fils de Simon Cornu, seigneur de Villeneuve-la-Cornue, de La Chapelle Rablais et de Fontenailles-en-Brie (vers 1172 près de Montereau en Seine et Marne) et d'Élisabeth Clément, fille de Robert III Clément, ministre et régent sous le roi Philippe II Auguste, ou de Marguerite, dame d'Aubusson (peut être la même que la précédente)[4],[6],[2].
Il n'est pas mentionné dans la charte de 1218, probablement mineur à cette époque[7].
Carrière
Robert Cornu (Robertus, episcopus Nivernensis) est élu évêque de Nevers, en 1240[7]. Selon Quesvers, l'année de son élection, il écrit une lettre au pape Innocent IV, à propos de la canonisation d'Edmond Rich d'Abingdon, archevêque de Cantorbéry, mort à Soisy-Bouy en 1240[8]. La France pontificale donne l'année 1245[4].
Il apporte à Nevers une épine détachée de la Sainte Couronne qu'il aurait reçu à Sens au cours du mois d', et qu'il dépose au trésor de la cathédrale[4].
Le , il administre les derniers sacrements à son frère, Aubry, évêque de Chartres, mourant, au château de Prémery[4].
Robert souscrit en 1248 à des titres en faveur de l'abbaye de Fontmorigny, et l'année suivante à diverses chartes données en faveur de l'abbaye Notre-Dame de Nevers[4]. Il permet aux franciscains en 1251 de s'établir à Nevers[4].
Robert Cornu meurt, à Nevers, le [4].
Armoiries
Les armes de Robert Cornu se blasonnent ainsi D'argent à la bande de gueules.[4]