Roger Ducos

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Pierre-Roger Ducos, né le 25 juillet 1747 à Dax (généralité d'Auch, actuel département des Landes)[1], mort le 16 mars 1816 à Ulm (Royaume de Wurtemberg, actuel land de Bade-Wurtemberg, Allemagne)[2], est un homme politique de la Révolution française, du Consulat et de l'Empire.

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Faits en bref Fonctions, Consul de la République ...
Roger Ducos
Illustration.
Roger Ducos, estampe d'Edme Quenedey des Riceys, musée de l'Histoire de France (Versailles).
Fonctions
Consul de la République

(1 mois et 3 jours)
Avec Napoléon Bonaparte
Emmanuel-Joseph Sieyès
Gouvernement Gouvernement du Consulat
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Charles-François Lebrun
Directeur de la République

(4 mois et 22 jours)
Avec Paul Barras
Emmanuel-Joseph Sieyès
Jean-François Moulin
Louis Gohier
Gouvernement Gouvernement du Directoire
Prédécesseur Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux
Successeur Fonction supprimée
Député au Conseil des Anciens

(2 ans, 6 mois et 14 jours)
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Biographie
Nom de naissance Pierre-Roger Ducos
Date de naissance
Lieu de naissance Dax
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Ulm
Nature du décès Accident de voiture
Père Philibert Ducos
Mère Jeanne-Marie Leclercq
Fratrie Nicolas Ducos
Conjoint Marthe de Tachoires
Enfants Jean-Jacques Roger Ducos

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Il est député du département des Landes entre 1792 et 1798 à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI, puis au Conseil des Anciens. Sous le Consulat, il est nommé troisième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et d'Emmanuel-Joseph Sieyès.

Biographie

Famille et vie privée

Son père, Philibert Ducos, né en 1713[3], mort en 1771[4], est « notaire royal et procureur au sénéchal et présidial de Dax », époux de Jeanne-Marie Leclercq, née en 1716, morte en 1775. Son frère cadet, Nicolas Ducos, est général et baron d'Empire.

En 1775, Pierre-Roger Ducos épouse, à Saint-Lon-les-Mines, Marthe de Tachoires[5]. De leur union naît Jean-Jacques Roger-Ducos, né en 1784, mort en 1862[6], comte d'Empire.

Jeunesse et vie professionnelle

Étudiant en droit à Toulouse.

Sous la Révolution

Mandat à la Convention

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Pierre-Roger Ducos, alors président du tribunal criminel des Landes, est élu député du département, le quatrième sur six, à la Convention nationale[7]. Il y est surnommé « Ducos aîné », pour être différencié de son collègue homonyme Jean-François Ducos (député de la Gironde).

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[8],[9] :

Par la première question, j'ai déclaré Louis coupable de conspiration ; j'ai ouvert le Code pénal : il prononce la mort. J'ai vu dans quelques opinions imprimées qu'on le présentait plutôt comme complice que comme auteur des attentats. J'ai encore consulté le Code pénal. J'y ai vu la même peine contre les complices. Je vote donc pour la mort.

Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[10]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[11]. Le 17 pluviôse an II (le 5 février 1794), le lendemain de l'abolition de l'esclavage, il demande que « tout citoyens français ne puisse pas reconnaître d'esclaves, quelque part du globe qu'il ait des propriétés » sous peine d'être privé de la citoyenneté française[12].

Le 15 vendémiaire an III (le 6 octobre 1794), Pierre-Roger Ducos est envoyé en mission dans les départements de l'Aisne et du Nord « pour accélérer, en faveur des citoyens pillés ou incendiés par l'ennemi, la distribution d'un secours provisoire »[13]. Le 27 ventôse (le 17 mars 1795), il est envoyé en mission à Landrecies (département du Nord), où le siège a été levé, pour y appliquer des mesures relatives aux secours et aux indemnités[14].

Mandat aux Anciens

Sous le Directoire, Pierre-Roger Ducos est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Le 2 vendémiaire an V (le 23 septembre 1796), il est élu président du Conseil[15]. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (20 mai 1798)[16].

Pierre-Roger Ducos est réélu au Conseil lors des élections législatives de 1798 mais son élection est annulée par la loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798)[17]. Au terme du coup d'État du 30 prairial an VII (), il est nommé directeur avec l'appui de Paul Barras et d'Emmanuel-Joseph Sieyès[18]. Il participe avec ce dernier au coup d'État du 18 Brumaire de l'an VIII ().

Sous le Consulat

Aussi est-il nommé consul provisoire (avec Napoléon Bonaparte et Emmanuel-Joseph Sieyès). Lorsque le consulat provisoire est remplacé par les trois consuls définitifs (Napoléon Bonaparte, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun), Roger Ducos est nommé au Sénat conservateur et en devient le vice-président.

Sous le Premier Empire

Propriétaire du château d'Amboise, il en fait détruire la plus grande partie. En 1808, il est fait comte de l'Empire. Néanmoins, il vote en 1814 la déposition de Napoléon Ier.

Il est frappé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides qui ont soutenu le retour de Napoléon lors des Cent-Jours. Il se réfugie en Allemagne et meurt dans un accident de voiture, près d'Ulm le [19].

Postérité

Une place[20] et un passage[21] à Dax, une place à Narrosse[22] et une rue à Morcenx-la-Nouvelle[23] portent son nom.

Titres

Distinctions

Armoiries

Figure Blasonnement
Armes du 1er comte Ducos et de l'Empire

D'or, à l'acacia robinier de sinople terrassé de sable, deux étoiles de gueules, l'une sur l'autre, placées à dextre et à sénestre de la cime de l'arme ; franc-quartier des comtes sénateurs.[24],[25]

  • Livrées : jaune, rouge, bleu, verd dans le galon seulement[24].

Fiction

Le rôle de Roger Ducos est interprété par l'acteur Benedict Martin dans le film Napoléon, sorti en 2023.

Notes et références

Voir aussi

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