Roman Ondák

artiste conceptuel slovaque From Wikipedia, the free encyclopedia

Roman Ondak, né le à Žilina (Tchécoslovaquie)[1], est un artiste conceptuel slovaque.

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Roman Ondak
Roman Ondak
Naissance
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Représenté par
Esther Schipper Gallery (d), Peter Freeman, Inc. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Distinction
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Biographie et carrière

Roman Ondak étudie à l'Académie des beaux-arts et du design de Bratislava de 1988 à 1994[2] (en slovaque : Vysoká škola výtvarných umení, VŠVU).

Roman Ondák a été nommé lauréat 2018 du prix Lovis Corinth[3]. Ondák est représenté par la galerie gb agency à Paris[4].

Œuvres choisies

  • Good Feelings In Good Times (2003)
  • L'Homme égaré (2006), exposition More Silent Than Ever à la Galerie gb agency, Paris, installation ou situation performative, dans la lignée de sa pratique conceptuelle
  • Measuring the Universe (en) (2007)
  • Loop (2009)[5]
  • Do not walk outside this area (2012)
  • Signature (2014)

L'Homme égaré

L'œuvre L'homme égaré est présentée pour la première fois en 2006 dans le cadre de l'exposition More Silent Than Ever à la galerie gb agency à Paris[6]. Elle existe sous deux formes : une installation performative et une vidéo de 21 minutes conservée par la Kadist Art Foundation sous le titre anglais The Stray Man[7].

Description

L'installation consiste en la présence silencieuse d'un homme immobile dans l'espace d'exposition, vêtu de manière ordinaire, dont l'attitude et la posture évoquent l'égarement ou le décalage. Par cette mise en scène discrète, Ondák interroge les attentes du spectateur et brouille les frontières entre visiteur et œuvre, entre réalité et fiction.

La version vidéo d'une durée de 21 minutes, tournée Südtiroler Platz à Graz (Autriche)[Notes 1] et réalisée également en 2006, montre un homme errant dans une rue animée. Il regarde fréquemment et ostensiblement une galerie par les fenêtres, mais n'y pénètre jamais. Les passants sont nombreux, ces vitrines se trouvant près d'un arrêt de tramway. La caméra filme l'homme depuis la rue mais aussi depuis l'intérieur, dévoilant ainsi que l'espace intérieur n'est meublé que de quelques tables alignées et de quelques chaises. Il est surprenant de constater que les passants ne remarquent pas que cet homme scrute l'intérieur à plusieurs reprises. Cette situation orchestrée interroge les conventions sociales et la perception de l'anomalie.

Contexte

Cette œuvre s'inscrit dans une série de travaux où Roman Ondák explore les gestes ordinaires, les situations ambiguës et les déplacements de contexte. Elle présente des affinités avec des œuvres telles que Good Feelings in Good Times (2003), Measuring the Universe (2007) ou Loop (2009), qui mobilisent la participation du public ou l'inversion des rôles dans l'espace muséal.

Réception

L' œuvre L'homme égaré a été remarquée pour sa capacité à susciter l'interrogation sans recours à l'explication, et pour sa manière de perturber subtilement les conventions de l'exposition. Elle illustre la démarche minimaliste et situationnelle de l'artiste, centrée sur l'expérience du spectateur.

Expositions

Bibliographie

Récompenses et distinctions

Notes et références

Liens externes

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