Rorà
commune italienne de la province de Turin, dans le Piémont
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Rorà est une commune de la ville métropolitaine de Turin, dans le Piémont, en Italie. Elle se situe à environ 50 km au sud-ouest de Turin.
| Rorà | |
Rorà : la façade du temple vaudois. | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom occitan | Rourà |
| Nom piémontais | Rorà |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10060 |
| Code ISTAT | 001226 |
| Code cadastral | H554 |
| Préfixe tél. | 0121 |
| Démographie | |
| Gentilé | rorenghi |
| Population | 251 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 48′ 00″ nord, 7° 12′ 00″ est |
| Altitude | Min. 967 m Max. 967 m |
| Superficie | 1 226 ha = 12,26 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Anna |
| Fête patronale | 26 juillet |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Géographie
Le territoire communal s’étend sur 12,3 km² et est caractérisé par un paysage montagneux, avec des forêts de hêtres et de châtaigniers. Une partie du territoire est incluse dans la ZSC (Zone Spéciale de Conservation) Bosco di Pian Prà (Rorà) (it), et abrite une flore remarquable, dont le Lou Fraisi di Rouzéi, classé comme arbre d’intérêt monumental.
Histoire
L'histoire de Rorà ressemble à celle de tous les villages de montagne du Piémont : fief d'une maison noble, les Luserna, il est ensuite devenu une communauté libre (au XVIIe siècle, il était appelé la Magnifique Communauté de Rorata).
L'histoire de Rorà est également marquée (comme celle de plusieurs communes environnantes, appartenant aux « vallées vaudoises ») par la présence des Vaudois, un mouvement religieux né au XIIe siècle à Lyon (et toujours actif aujourd'hui) à partir de l'histoire de Valdès, un riche marchand français qui décida un jour d'abandonner tous ses biens pour suivre les enseignements du Christ. Son mouvement, semblable à certains égards à celui de François d'Assise, fut cependant, contrairement à ce dernier, excommunié par l'Église catholique romaine.
Au XVIe siècle, les Vaudois embrassèrent la Réforme protestante, organisant leurs communautés selon le modèle calviniste et se heurtant à l'opposition de leur souverain. Ils furent ainsi victimes de discrimination, d'emprisonnement et de violence, risquant l'extinction. En 1655, des troupes envahirent les vallées vaudoises et Rorà fut défendue par Josué Janavel/Giosuè Gianavello et ses hommes. En 1686, les persécutions reprirent ; nombre d'entre eux furent déportés et emprisonnés, ou exilés en Suisse, mais revinrent trois ans plus tard lors du Glorieux Rapatriement. Leurs droits civils et politiques ne furent reconnus que le .
En tant que commune de montagne, Rorà a été touchée par le phénomène d'émigration dans la seconde moitié du XIXe siècle (surtout vers la France et l'Amérique du Sud, fondant la ville argentine d'Alejandra (es), avec laquelle la commune est jumelée), et donc aussi par le dépeuplement ; contrairement à d'autres communes, cependant, elle a pu combiner une économie agricole pauvre avec une activité industrielle plus rentable, jusqu'au XIXe siècle avec la production de chaux, et plus tard avec le travail de la pierre de Luserna.
Un autre moment historique important pour la ville de Rorà fut celui de la Résistance, durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque toute la population fit preuve de solidarité non seulement envers les partisans, mais aussi envers les Juifs qui avaient trouvé refuge dans la ville auprès de familles locales. En effet, après les violents bombardements de Turin en 1942, de nombreuses familles d'origine juive turinoises fuirent vers le Val Pellice, d'abord vers Luserna, puis vers Rorà, où, entre 1943 et 1945, cinq familles vécurent clandestinement sous de fausses identités : les De Benedetti, Levi, Amar, Bachi et Terracini. Au total, 21 réfugiés furent sauvés par la suite, un nombre considérable compte tenu du fait que la population totale de Rorà s'élevait à environ 200 habitants.
De nombreux témoignages de cette époque nous sont parvenus ; par exemple, celui de Roberto Terracini, sculpteur turinois, qui, avec sa femme et sa fille, trouva refuge dans une ferme louée à Vernarea. Les propriétaires, la famille Pavarin, leur laissèrent la chambre et s’installèrent dans la grange.
Durant sa clandestinité à Rorà, Roberto Terracini réalisa secrètement de nombreux dessins de la vie quotidienne et de la résistance, tous signés Ferraguti, nom de famille sous lequel il dissimulait sa véritable identité.
Administration
Hameaux
Ruà.
Communes limitrophes
Villar Pellice, Torre Pellice, Luserna San Giovanni, Bagnolo Piemonte.
Évolution démographique
Habitants recensés

