Rousies
commune française du département du Nord
From Wikipedia, the free encyclopedia
Rousies est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Rousies | |||||
Le centre du village. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Avesnes-sur-Helpe | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre | ||||
| Maire Mandat |
Josiane Suleck 2020-2026 |
||||
| Code postal | 59131 | ||||
| Code commune | 59514 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Roséenne, Roséen | ||||
| Population municipale |
3 980 hab. (2023 |
||||
| Densité | 687 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
108 271 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 16′ 20″ nord, 4° 00′ 24″ est | ||||
| Altitude | Min. 122 m Max. 167 m |
||||
| Superficie | 5,79 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Maubeuge (partie française) (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Maubeuge (partie française) (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fourmies | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | mairie-rousies.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Rousies est située sur la Solre au sud de Maubeuge.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Sambre canalisée et la Solre[1],[Carte 1].
La Sambre canalisée est un canal, chenal et un cours d'eau naturel, d'une longueur de 101 km, qui prend sa source dans la commune de Rejet-de-Beaulieu, s'écoule vers le nord-est et franchit la frontière belge au droit de Jeumont[2]. Les caractéristiques hydrologiques de la Sambre canalisée sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 11,5 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 91,8 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 94,6 m3/s, atteint le même jour[3].
La Solre, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Solre-le-Château et se jette dans la Sambre canalisée sur la commune, après avoir traversé dix communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de la Solre sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 1,36 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 33,1 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 54,8 m3/s, atteint le [5].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois[6].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 879 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 17 km à vol d'oiseau[13], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
Typologie
Au , Rousies est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Maubeuge (partie française)[Note 5], une agglomération internationale regroupant 22 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Maubeuge (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[18]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (42,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (42,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (37,6 %), prairies (25,9 %), forêts (17,8 %), terres arables (9,1 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Voies de communication et transports
La gare des Bons-Pères est située sur le territoire communal. Elle est desservie par des trains TER Hauts-de-France effectuant des missions entre les gares de Valenciennes et de Jeumont[22].
La commune est desservie, en 2024, par les lignes 10, 55, 55 Express, 62 et 64 du réseau Stibus[23].
Toponymie

Au cours des siècles, la commune s'est appelée Rozies (XIIe siècle), Rosies (XIIIe siècle) et Rozies-Lez-Maubeuge (XIVe siècle).
Histoire
: combat de Rousies permettant de dégager Maubeuge définitivement de l'emprise autrichienne[24].
L'église de Rousies
Le , le curé de Rousies, Martin Riche, célébra les funérailles du curé de Ferrière-la-Grande, Pierre-Michel Jenicq.
Créée le à Valenciennes Par Mgr Garnier, la paroisse Sainte Aldegonde en Val de Sambre, dont fait maintenant partie Rousies, a été baptisée le dimanche à Bersillies. Cette paroisse regroupe les communes de Maubeuge, Rousies, Assevent, Feignies, Bersillies, Bettignies, Élesmes, Gognies-Chaussée, Mairieux, Vieux Reng et Villers-Sire-Nicole. Le premier curé a été l'abbé Launay.
Politique et administration
Maire en 1802-1803 : César Soumillion[25].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2023, la commune comptait 3 980 habitants[Note 8], en évolution de −0,9 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,5 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 947 hommes pour 2 108 femmes, soit un taux de 51,99 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Revenu des ménages
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 21 260 € [36]:
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Adolphe Danis, (architecte français, né le à Jeumont et mort le à Maubeuge) a construit de nombreux édifices dans la région de Maubeuge au cours des années 1920 à 1950, dont notamment à Rousies les maisons suivantes, inscrites à « l'Inventaire général du patrimoine culturel »[39] :
- Maisons jumelles dites « maisons d'ingénieurs », 161-163 rue de Maubeuge[40] ;
- Maison, 63 avenue de Ferrière[41] ;
- Maison, 70 avenue de Ferrière[42].
Les maisons sises au 66 avenue de Ferrière[43] (« Les Soleils ») et aux 40[44] et 167 rue de Maubeuge[45] sont également inscrites à l'Inventaire général du patrimoine culturel, mais leurs architectes ne sont pas précisément nommés.
La commune abrite aussi une friche industrielle, CLECIM, qui abrite une zone humide et des mares, et pour laquelle a été créé un SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) dédié à la rénovation urbaine de cette friche a été créé en 2013 par arrêté préfectoral du 30/05/2013[46]
Galerie photos
- Le gymnase centre sportif de tout Rousies
- Monument aux morts
- Chapelle Notre Dame de Lourdes
- Terrain de tennis et antenne relais TV
- L'église
Personnalités liées à la commune
- Clément Rémiens, acteur
- Georges Fontené (né le à Rousies, département du Nord, France et mort le à Paris) est un mathématicien français.
Héraldique
Les armes de Rousies se blasonnent ainsi :"Écartelé : aux 1 et 4, d'argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d'argent à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées"[26]. |
Plusieurs villages de l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe possèdent les mêmes armoiries : Étrœungt, Féron, Lez-Fontaine, Ferrière-la-Grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes, ainsi que Bermerain dans l'arrondissement de Cambrai et la commune belge de Sivry-Rance en province de Hainaut. Ce blason était aussi celui de Froidchapelle jusqu'en .
Cette similitude s'explique par l'appartenance historique de ces terres à la famille de Croÿ-Renty.
Cinq de ces villages sont arrosés par la Solre : Lez-Fontaine, Ferrière-la-Grande, Rousies, Solre-le-Château et Solrinnes.
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
- Liste des communes du Nord
- Gare des Bons-Pères (halte ferroviaire SNCF de la commune)
Liens externes
- Rousies sur le site de l'Institut géographique national
- Historique de la ville de Rousies
- Association Racines et Patrimoine
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
