Rue Broca
rue de Paris, en France
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La rue Broca est une voie située entre le quartier du Val-de-Grâce dans le 5e arrondissement et le quartier Croulebarbe dans le 13e arrondissement de Paris.
5e, 13e arrts Rue Broca
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| Situation | ||
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| Arrondissements | 5e 13e | |
| Quartiers | Val-de-Grâce Croulebarbe |
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| Début | 13, rue Claude-Bernard | |
| Fin | 34, boulevard Arago | |
| Morphologie | ||
| Longueur | 485 m | |
| Largeur | 12 à 15 m | |
| Historique | ||
| Création | XIIe siècle | |
| Dénomination | ||
| Ancien nom | Vicus de Laorcinis vicus de Lorsinis vicus de Lorcinis vicus in Lorcinis vicus opud Laorcinos rue de Loursine rue de l'Oursine rue de Lorsine rue de l'Orsine rue de l'Ursine ville de Loursine-lès-Saint-Marcel rue du Clos-de-Gannay rue de la Franchise rue de Lourcine |
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| Géocodification | ||
| Ville de Paris | 1312 | |
| DGI | 1313 | |
| Géolocalisation sur la carte : Paris
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| modifier |
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Situation et accès

La rue Broca est desservie à proximité par la ligne 7 aux stations Censier - Daubenton ou Les Gobelins.
Origine du nom
Son nom rend hommage à Pierre Paul Broca (1824-1880), chirurgien et anthropologue français.
Historique
Cette rue est une section d'une vieille route conduisant de Paris à Gentilly.
Elle fut ouverte au XIIe siècle sur le fief de Lourcine et a pris alors naturellement le nom de « rue de Lourcine », ou plutôt « rue de Lorcine » ou « de Laorcine » qui était son véritable nom initial.
Gallien de Poix[1], chanoine de Saint-Omer et fondateur du couvent des Cordelières qui y était situé et les titres de Sainte-Geneviève notamment, nomment cette voie, vicus de Laorcinis, vicus de Lorsinis, vicus de Lorcinis, vicus in Lorcinis ou vicus opud Laorcinos[2].
Par la suite, le nom latin s'est francisé et est devenu « rue de Loursine », « rue de l'Oursine », « rue de Lorsine », « rue de l'Orsine » et « rue de l'Ursine ».
En 1414, elle s’appelait la « ville de Loursine-lès-Saint-Marcel » puis « rue du Clos-de-Gannay », car le chancelier de Ganay y avait une folie[3].
Elle prend également le nom de « rue de la Franchise » parce qu'elle était située dans le fief de Lourcine qui appartenait à l'hôpital de Saint-Jean de Latran, les compagnons artisans pouvaient y travailler sans que les maitres puissent les empêcher[4],[2].
En 1730, le tracé de la rue alors appelée rue de l'Oursine (plan de Roussel) correspond au tracé actuel.
Le , la police découvre, rue de l'Oursine, une fabrique de poudres de la Société des saisons dirigée par Auguste Blanqui.
En 1890, elle prend le nom « rue Broca ». En 1938, le tronçon entre la rue Claude-Bernard et la rue Mouffetard devient la rue Édouard-Quénu, et en 1944, elle est amputée de sa partie sud située au-delà du boulevard Arago qui devient la rue Léon-Maurice-Nordmann.
- Evolution de la rue entre 1730 et 2026
- L'ancienne rue de l'Oursine (en jaune) sur le plan de Roussel de 1730.
- La rue Broca (en jaune) sur le plan Hachette de 1900.
- La rue Broca (en jaune) a été réduite par la déduction des rues Édouard-Quénu (en rouge) et Léon-Maurice-Nordmann (en mauve).
En face de la rue des Bourguignons existait un hôtel seigneurial appelé « Hôtel Jaune » qui se trouvait sur le fief d'Ourcine.
Cette voie est comprise dans la zone des anciennes carrières.
- Le 28, rue Broca (?), en 1919-1920 (photographie d'Eugène Atget).
- Cour du 29 rue Broca, en 1912 (photographie d'Eugène Atget).
- « A l'exactitude » cordonnerie, Vieille maison, 93 rue Broca en 1912 (photographie d'Eugène Atget).
- Le 94 rue Broca en 1909 (photographie d'Eugène Atget).
Le , durant la Première Guerre mondiale, le no 111 rue Broca est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands, endommageant l'hôpital Broca[5]. Le les nos 81 et 88 sont touchés après un nouveau bombardement aérien.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Du no 3 au no 9, ancien emplacement de l'hôtel-Dieu du Patriarche également appelé hôpital de la Charité chrétienne.
- Du no 11 au no 17, ancien emplacement de l'hôtel du Patriarche, ex-hôtel du comte de Saint-Pol.
- Au no 10 au no 12, brasserie Demory, fondée en 1827 [6]. Aménagement intérieur en 1926 par l’architecte Joachim Richard (avec G. Roehrich), un « ancien » de l'Art nouveau [7].
- Au no 25, escalier style Louis XIII.
- Du no 27 au no 48, très anciennes maisons de teinturiers de la Bièvre, ainsi que du no 69 au no 92.
- Au no 39, siège du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
- Au no 94, ancien petit hôtel particulier.
- Au no 110, c'est ici qu'en 1904, Jean Mollet, Edmond-Marie Poullain et André Salmon, s'installent et fondent un phalanstère, adeptes du concept fourriériste.
- L'îlot délimité par le boulevard de Port-Royal, la rue Broca, la rue Saint-Hippolyte et la rue de la Glacière occupe l'emplacement de l'ancienne caserne Lourcine. Après des travaux de réaménagement, une partie de la caserne devient le centre Lourcine, intégré depuis 2019 au Campus Port-Royal de la faculté de droit de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[8]. Une autre partie du bâtiment doit accueillir le futur musée-mémorial du terrorisme, initialement prévu au Mont-Valérien à Suresnes [9].
Dans la culture
Les Contes de la rue Broca de Pierre Gripari y font référence, comme la série télévisée d'animation du même nom.