Rue Daubenton
rue de Paris, en France
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La rue Daubenton est une voie située dans le 5e arrondissement de Paris dans le quartier du Jardin-des-Plantes.
5e arrt Rue Daubenton
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 5e | ||
| Quartier | Jardin-des-Plantes | ||
| Début | Rue Mouffetard | ||
| Fin | Rue Geoffroy-Saint-Hilaire | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 477 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Création | XIIIe siècle | ||
| Dénomination | |||
| Ancien nom | Rue des Bouliers Rue d'Orléans Saint-Marcel |
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| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2573 | ||
| DGI | 2580 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris
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Situation et accès
Voie à sens unique, elle commence à la rue Mouffetard au niveau de l'église Saint-Médard, coupe la rue Monge dans sa partie basse et se termine à la rue Geoffroy-Saint-Hilaire en face du jardin des plantes de Paris.
La rue Daubenton est accessible par la ligne de métro 7 à la station Censier – Daubenton.
Origine du nom
Elle porte le nom du naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton (1716-1799), ami et collègue de Buffon.
Historique
Créée au XIIIe siècle, elle s'appelle alors « rue des Bouliers » ou « rue du Bouloir[1] », avant de prendre le nom de « rue d'Orléans Saint-Marcel », en raison du domaine qu'elle longe. Elle est citée sous le nom de « rue d'Orléans » dans un manuscrit de 1636.
En 1864, elle est rebaptisée « rue Daubenton ».
Le Séjour d’Orléans [Note 1]
Le domaine occupait le quadrilatère formé par les rues du Faubourg-Saint-Victor, des Bouliers, Mouffetard et la Bièvre, à l’exception de l’église Saint-Médard et de son cimetière. Il a appartenu, entre autres, à Charles V, Jean de Berry et à la reine Isabeau de Bavière, qui le donna à son beau-frère et amant Louis Ier d'Orléans. L’hôtel et ses jardins prirent, alors, le nom de Séjour d’Orléans.
En 1541, le lieutenant civil au Grand Châtelet, Jean-Jacques Ier de Mesmes en prend possession et commence le lotissement. Il ouvre les rues Censier et de la Clef[2].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- À l'emplacement de l'hexagone situé entre la rue Lacépède, la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, la rue Daubenton, la rue Larrey, la place du Puits-de-l'Ermite et la rue de Quatrefages se trouvait l'hôpital de la Pitié, détruit en 1912.
- Le Jardin des plantes.
- La Grande Mosquée.
- No 2 : emplacement initial de l'église Saint-Médard. La découverte en 1978, dans cette rue, de sarcophages mérovingiens permit de reculer de façon très importante dans le temps l'origine de Saint-Médard et de porter à douze le nombre connu de fondations religieuses existant à Paris sur la rive gauche de la Seine à l'époque mérovingienne[3].
- No 7 : immeuble construit en 1928 par les architectes Jean Boucher et Georges Leclerc[4], signé en façade. Le mathématicien roumain Petre Sergescu (1893-1954) y a demeuré.
- Nos 27-29 : emplacement de l’ancienne rue de l’Orangerie, des Oranges ou des Orangers[5]. Elle doit sa dénomination à la présence des orangers du jardin du Luxembourg déposés dans une propriété de la rue. La voie se terminait aux nos 28-30 rue Censier. Elle disparut à la suite du percement de la rue Monge[6].
- No 34 : cinéma La Clef, à l'angle de la rue de la Clef.
- No 39 : anciennes portes cochères de passages menant à des cimetières, celle de droite au grand cimetière (square Saint-Médard), celle de gauche au petit cimetière jadis situé à l’est de l’église[7].
- No 41 : portail de style néo-classique avec colonnes doriques et arc en plein cintre conduisant à l’église Saint-Médard [8].
- Rue Daubenton vue de la rue Mouffetard.
- No 41 : la même entrée en 2011.
- Cinéma La Clef.
- La Grande Mosquée.