Russes
peuple slave
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le mot français Russes désigne :
- d'une part, selon la constitution de la Russie, le droit du sol et le droit international, l'ensemble des citoyens de la Russie, indépendamment de leur appartenance ethnique ; en russe : Россиянин (Rossiyane), pluriel Rossiïanine ;
- d'autre part, selon la définition ethnographique, le droit du sang et l'appartenance à l'ensemble linguistique russe, une ethnie slave orientale d'Europe de l'Est, qui vit principalement en Russie et dans les pays ayant fait partie de l'ex-Empire russe et de l'ex-URSS ; en russe : русские - prononcé rousskiïé.
1re rangée : Alexandre Nevski • Dimitri Ier Donskoï • Pierre Ier le Grand • Mikhaïl Glinka • Modeste Moussorgski • Nikolaï Rimski-Korsakov
2e rangée : Piotr Ilitch Tchaïkovski • Dmitri Chostakovitch • Alexandre Pouchkine • Mikhaïl Lermontov • Léon Tolstoï • Fiodor Dostoïevski
3e rangée : Ivan Tourgueniev • Anton Tchekhov • Anna Akhmatova • Mikhaïl Lomonossov • Dmitri Mendeleïev • Sofia Kovalevskaïa
4e rangée : Ivan Pavlov • Pavel Iablotchkov • Sergueï Korolev • Lioubov Orlova • Lila Kedrova • Youri Gagarine
| |
105 600 000 (2021[1])[2] |
|---|---|
| |
8 334 141 (2001)[3] |
| |
3 793 764 (2009)[4] |
| |
3 500 000[5] |
| |
3 072 756 (2009)[6] |
| |
1 199 015 (2000)[7] |
| |
1 000 000[8] |
| |
894 800 (2016)[9] |
| |
785 084 (2009)[10] |
| |
622 445 (2016)[11] |
| |
487 250 (2018)[12] |
| |
352 960 (2018)[13] |
| |
340 000[14] |
| |
322 700 (2021)[15] |
| |
300 000 (2018)[16] |
| |
201 218 (2014)[17] |
| |
200 000 à 500 000[18],[19] |
| |
150 000 (2012)[20] |
| |
129 797 (2017)[21] |
| |
120 459 (2006)[22] |
| |
119 300 (2009)[23] |
| |
154 297 (2023)[24] |
| |
90 801 (2006)[25] |
| |
67 055[26] |
| |
40 000 (2019)[27] |
| |
36 397 (2002)[28] |
| |
35 759 (2016)[29] |
| |
35 000 (2010)[30] |
| |
30 098 (2016)[31],[32] |
| |
26 453 (2014)[33] |
| |
21 518 (2016)[34] |
| |
20 187 (2016)[35] |
| |
15 609 (2000)[36] |
| Population totale | 130 à 150 millions |
| Langues | Russe |
|---|---|
| Religions |
Christianisme orthodoxe (Orthodoxie russe, Orthodoxes vieux-croyants, Doukhobors, prédominants) Minorités chrétienne évangélique (Baptisme, Pentecôtisme et Adventisme) |
| Ethnies liées |
Ukrainiens, Biélorusses Autres Slaves de l'Est |
Même si elle n'est pas toujours comprise et respectée hors du monde russophone, la distinction linguistique entre Rossiïanine (parfois traduit en français par le terme, rare, de « russien ») et rousskiïé (« russe »), correspond à une distinction légale dans les pays ex-soviétiques et ex-satellites de l'URSS entre la citoyenneté selon le droit du sol qui englobe tous les ressortissants d'un pays (Azerbaïdjanais, Kazakhstanais, Russiens…) quelles que soient leurs origines, langues ou croyances, et la « nationalité » au sens ethnique du terme et selon le droit du sang, qui ne concerne que les membres d'un groupe ethno-culturel reconnu par l'ethnographie russe (Azéris, Bachkirs, Juifs, Kalmouks, Komis, Russes, Tatars, Yakoutes…)[37] ; la Chine populaire utilise la même distinction pour ses divers peuples, parmi lesquels les Russes de Chine[38].
Selon le recensement de 2002, l'ethnie russe constitue plus de 80 % de la population de la Russie[39].
En linguistique, compte tenu de la polysémie du gentilé « Russes », on préfère désigner les communautés minoritaires russes des autres pays issus de l'ex-URSS par le terme russophones, pour ne pas les confondre avec les citoyens russes. « Russophones » a un sens plus large que « Russes », car une partie des populations autochtones non-russes de ces pays est elle aussi devenue russophone en raison de la russification qui avait fait du russe la langue de communication inter-ethnique (язык межнационального общения)[40].
Comme adjectif, « russes » peut se référer non seulement à tout ce qui provient de l'actuelle Russie, mais aussi de l'ex-URSS, de l'ex-Empire russe, de l'ex-Principauté de Russie, des anciennes principautés slaves orientales et de l'ex-Rus' de Kiev : guerres russo-byzantines, Église russe, communisme russe, zone d'influence russe, astronautique russe, culture russe, musique russe, littérature russe, ballets russes, diaspora russe...
Population
En tant que groupe ethnique, les Russes sont la plus importante communauté en Europe et l'une des plus nombreuses au monde avec une population de près de 143 millions de personnes en 2012. À peu près 116 millions des membres de cette communauté vivent en Russie et quelque dix-huit millions de plus vivent dans les pays voisins de celle-ci ou ayant fait partie de l'Empire russe puis de l'URSS. Un nombre relativement important de Russes, environ trois millions, vit ailleurs dans le monde, la plupart en Amérique du Nord et en Europe de l'Ouest, mais aussi en Europe de l'Est (centrale), en Asie et ailleurs.
En 1914, les Russes représentaient environ 65 millions de personnes pour 125 millions d'habitants de l'Empire russe.
Selon les résultats du dernier recensement de la population publiés par Rosstat, il y avait en 2021, 105,6 millions de Russes en Russie contre 111 millions lors du recensement de 2010. La réduction s'est élevée à 5,4 millions de personnes. Aujourd'hui, les Russes représentent un peu plus de 70 % de la population de la fédération de Russie[1].
La population russe continue de vieillir et l'âge médian de la population atteint 41 ans en 2021[1].
Religion


Avant le Xe siècle, les Russes étaient adeptes de la mythologie slave avec des divinités comme Péroun et Vélès pour la foudre, la tempête et la guerre, Khors pour le soleil, Dajbog pour le temps, Stribog pour le vent, Jiva, Mokoch et Simargl, pour la fertilité de la terre, des végétaux, des animaux et des humains, Svantovit et Tchernobog pour les punitions et les enfers, et les nymphes roussalka, wili ou vodník pour les eaux et les enchantements[41].
Si, dans les campagnes, les contes traditionnels et certaines traditions populaires, on trouve encore trace de ces anciennes croyances et rituels, c'est la tradition chrétienne orthodoxe russe qui, historiquement et culturellement, domine chez les Russes en tant que trait identitaire, mais cela n'implique pas que tous les Russes soient pratiquants ou même croyants. L'Église orthodoxe russe a joué un rôle important dans l'histoire du pays et dans la culture russe. Dans d'autres pays, les croyants russes appartiennent généralement aux congrégations orthodoxes locales, autonomes mais canoniquement subordonnées au Patriarcat de Moscou et de toute la Russie (à l'exemple de l'Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou), ou ayant une origine historique russe (comme l'Église orthodoxe en Amérique ou une Église orthodoxe russe hors frontières)[42].
Quelques minorités d'origine russe ou vivant en Russie sont des Vieux Croyants : un groupe numériquement faible de l'orthodoxie russe qui a rejeté les réformes liturgiques introduites au XVIIe siècle[43].
La fréquentation des églises russes aujourd'hui est relativement faible car pendant l'ère soviétique, toutes les pratiques religieuses ont fortement diminué, toute forme de prosélytisme étant interdite et sévèrement punie, de très nombreuses églises étant fermées au culte et affectées à d'autres usages ou bien démolies, et l'athéisme étant officiellement enseigné et favorisé, particulièrement dans la période de l'entre-deux-guerres[44].
Les autres religions ont des représentations négligeables parmi les Russes d'origine : voir catégorie:Religion en Russie.
Émergence de l'ethnicité russe
À partir du XIIe siècle et jusqu'au XVIe siècle, des Slaves connus comme « Pomors » migrèrent des bassins du haut-Dniepr et du haut-Don vers l'actuelle Russie centrale et du nord, s'établissant dans les bassins de la Haute-Volga, de la Petchora, de l'Oka, de la Viatka, de la Dvina septentrionale et jusque sur les côtes de la mer Blanche, assimilant ou encerclant des tribus finno-ougriennes.

Avant le XVe siècle, on appelait assez indistinctement tous les slaves de l'Est « Russes » (Ρώσοι / rốsoi, Russii, Reußen, Russians, Russiens, Ruthènes, Russins...) puis des distinctions apparaissent :
- « Grands-Russes », « Grands-Russiens » ou « Vélikorusses » par traduction de Великороссы (sujets de la Moscovie et des principautés voisines réunies à celle-ci en un tsarat de Russie, dont le souverain porta alors le titre de Tsar de toutes les Russies) ;
- « Petits-Russes » « Petits-Russiens » ou « Malorusses » par traduction de Малороссы (sujets du royaume de Pologne, du royaume de Hongrie, de la principauté de Moldavie ou du Khanat de Crimée, puis de l'empire des Habsbourg et aussi du sud de l'Empire russe) ;
- « Blancs-Russes », « Blancs-Russiens » ou « Biélorusses » par traduction de Белороссы (sujets du grand-duché de Lituanie, de la république des Deux Nations puis de l'ouest de l'Empire russe).
Résultat des migrations et des conquêtes russes (suivant l'effondrement de la domination de la Horde d'or des Mongols aux XVe et XVIe siècles, puis du Khanat de Crimée aux XVIIe et XVIIIIe siècles), les Russes colonisèrent des régions du bas-Dniepr, du bas-Don, de la basse-Volga, de l'Oural et du Caucase du Nord, assimilant ou encerclant des tribus finno-ougriennes, caucasiennes ou turques. Entre le XVIIe et le XIXe siècle, les émigrants « Grands-Russes » s'installèrent dans les contrées faiblement peuplées du nord-est de la Russie européenne, assimilant ou encerclant les petits peuples du Nord de la Russie et les peuples indigènes de Sibérie.
Devenues obsolètes, les dénominations de « Grands-Russes », « Grands-Russiens » ou « Vélikorusses » ont été remplacées par « Russes » ; celles de « Petits-Russes », « Petits-Russiens » ou « Malorusses » par « Ukrainiens » (localement « Ruthènes », « Russins », « Rusyns » ou « Houtsoules » dans certaines régions d'Ukraine occidentale), et celles de « Blancs-Russes » ou « Blancs-Russiens » par « Biélorusses » (qu'il ne faut pas confondre avec les « Russes blancs » tzaristes qui sont une catégorie politique par opposition aux « Russes rouges » bolcheviks et aux « Russes noirs » anarcho-communistes, qui en fait étaient en majorité ukrainiens).
Rapports ethniques avec les populations voisines à l'époque contemporaine
Dans un mouvement qui commence, pour le grand Nord russe, au Moyen-Âge sous la République de Novgorod, et, pour l'Oural, au début de l'ère moderne, avec la conquête de Kazan, l'expansion russe vers l'est des principautés kiéviennes a eu pour effet une colonisation de ces terres et une russification par assimilation des populations autochtones. Dans les régions où une culture politique et un sentiment national existaient avant l'annexion, des politiques de russification explicite se mirent en place, principalement à l'ère contemporaine, mais aussi dès le XVIIe siècle en Ukraine. Après un bref épisode de valorisation des langues locales sous l'impulsion de Lénine, l'URSS prolongea cette politique en considérant le russe comme la langue permettant l'unification de tous les peuples inclus dans la fédération. Dans d'autres régions, on parle de génocide pour les actes perpétrés par le commandement politique et militaire de l'empire russe.
De cette longue histoire, il est resté non seulement une conscience du devoir de préserver l'identité locale dans nombre de sujets non-russes de la Fédération de Russie actuelle, mais même une certaine hostilité à la présence russe[45], encore massivement visible dans l'administration des régions à majorité russe mais historiquement non-russes, et encore très prégnante dans les centres urbains des régions où elle est en recul[46], appelant la condamnation des élites russes au niveau local comme fédéral[47],[48]. Les États qui ont pris leur indépendance à la suite de la chute de l'URSS sont nombreux à avoir mis en place des lois pour favoriser la langue et la culture locale et limiter l'influence de minorités russes parfois importantes[49],[45]. Cet état de fait est considéré par certains commentateurs russes comme une « oppression » des Russes[50]. Ces phénomènes ont conduit à un exode de la population russophone vers les autres régions[51].
La manifestation la plus visible d'un tel nationalisme a été l'inversion des critères des nominations officielles dans les républiques nationales au sein de la Russie. Alors que dans le cadre de la domination russe sous l'empire puis sous l'URSS, les Russes étaient mieux éduqués, mieux formés et prédominants dans les instances dirigeantes, logistiques et économiques, depuis la dislocation de l'URSS, partout dans ces régions la couche Le même problème se pose lors de l'entrée à l'université. Dans un certain nombre de républiques nationales a eu lieu de facto une « indigénisation » (korenizatsia) de l'école avec éviction de la langue russe et l'enseignement en langues des nations titulaires.
Dans les républiques nationales où les populations autochtones sont majoritaires, des initiatives légales ou populaires sont prises pour limiter la visibilité de la langue et de la culture russes. Par exemple, des membres du Centre public tatare ont combattu aux côtés des séparatistes tchétchènes[45]. Ils ont également détruit en 2003 une chapelle à Naberejnye Tchelny[45]. Les tribunaux locaux justifient généralement de tels actes. Au Tatarstan, les permis de construction d'églises et chapelles orthodoxes sont obtenus avec le plus grand mal[45]. Au Bachkortostan, les candidats bachkirs à la maîtrise et au doctorat sont prioritaires[45].
Selon l'évaluation des experts du Bureau des droits de l'Homme à Moscou, la région avec le plus de russophobie est le Caucase Nord, et avant tout la Tchétchénie. De 1991 à 1993, la population russophone a été massivement « chassée » de Tchétchénie, par des actes de violence[52]. D'après le journal « Izvestia », à la suite du nettoyage ethnique en Tchétchénie de 1991 à 1994, 20 000 personnes ont été tuées et 250 000 ont quitté la république[53]. En 2005, un groupe pilote d'anciens habitants russes de Grozny a adressé au président de Russie une lettre ouverte en demandant de reconnaître officiellement la réalité du nettoyage ethnique de masse en Tchétchénie entre 1991 et 1994. Les auteurs de la lettre ont qualifié le régime de Doudaïev de fasciste et ont accusé les autorités de Russie de tentative de dissimulation de la réalité du génocide[53].
À l'inverse, dans les régions historiquement russes, on observe aujourd'hui une certaines discrimination des populations non-russes, issues soit des républiques autonomes, soit des états nouvellement indépendants. Des emplois publics ou privés sont parfois ouvertement réservés aux Slaves[54], les minorités ethniques sont moquées (qualifiées de "culs-noirs"[55]) ou assignées à des rôles subalternes[56]. Ce phénomène concerne aussi les membres de l'opposition à Vladimir Poutine, comme Alexey Navalny[57], perçus comme libéral en Occident. La guerre en Ukraine est largement décriée comme une occasion dont se sert le pouvoir russe pour amenuiser la population locale dans les régions où l'ethnie russe n'est pas majoritaire[58].
En outre, dans les régions historiquement non-russes où les Russes sont aujourd'hui majoritaires, on relève une discrimination à plusieurs niveaux envers les populations locales[59].
Anthropologie physique et génétique
Les indices anthropologiques des Russes ont été étudiées de manière détaillée[60].
Les populations russes apparaissent comme étant assez homogènes sur le plan anthropologique[61]. Les valeurs moyennes du groupe coïncident avec les valeurs centrales d'Europe de l'Ouest ou s'en écartent, tout en restant dans les limites de variation des groupes occidentaux[62].
Les indices suivants distinguent les populations russes des populations d'Europe de l'Ouest[61] :
- Les châtains prédominent sur les blonds et les bruns, les couleurs des yeux tels que le bleu, le gris, le vert prédominent.
- Croissance moyenne des sourcils et de la barbe ;
- Largeur modérée du visage ;
- Prépondérance du profil moyen horizontal et d'une racine du nez moyenne-haute ;
- Moindre inclinaison du front et développement plus faible de l'arcade sourcilière.
L'absence de l'épicanthus est caractéristique de la population russe. Parmi plus de 8 500 Russes de sexe masculin examinés, l'épicanthus a été identifié chez 12 personnes, qui plus est seulement à un état embryonnaire. L'épicanthus est tout aussi rare parmi la population de l'Allemagne[63].
Selon les résultats des études, l'on distingue deux groupes de populations russes[64]. Dans l'étude russe de 2011, les données suivantes sont citées. D'après les données concernant le polymorphisme du chromosome Y, les populations du Nord russe font partie d'un vaste cluster « du Nord » avec les populations des Russes de Vologda, Baltes (Lettons et Lituaniens), peuples finnophones (Komis, Finnois, Estoniens et un groupe synthétique de Caréliens, Vepses et Ijoriens), ainsi que les Suédois germanophones. Cependant, la similitude avec les Baltes est davantage prononcée qu'avec les peuples finno-ougriens. Cette similitude est constante pour toutes les populations du Nord russe (mais le degré de similitude avec les peuples finno-ougriens est différent). Selon le génome mitochondrial, les Russes du Nord ont une similitude avec les fonds génétiques de la moitié Nord de l'Europe (Norvégiens, Allemands, Suédois, Polonais, Lituaniens, Irlandais, Écossais). Les autres populations russes font partie du même cluster que les Suédois, Estoniens, Lettons, Biélorusses, Ukrainiens, Tchèques, Slovaques, Hongrois. Le fonds génétique mitochondrial des peuples tels que les Finnois, Caréliens, Komis, Mordves et Maris s'est avéré être éloigné au maximum des Russes du Nord. L'étude des marqueurs autosomiques rapproche également les Russes du Nord des autres peuples européens et met en doute la strate migratoire finno-ougrienne au sein du fonds génétique russe du Nord. Ces données permettent d'émettre l'hypothèse de la conservation sur ces territoires du substrat paléo-européen antique qui a éprouvé les migrations intenses des tribus slaves de l'Antiquité. Selon les résultats des études des marqueurs du chromosome Y, le groupe central méridional, auquel appartient la majorité écrasante des populations russes, fait partie du même cluster que les Biélorusses, Ukrainiens et Polonais[64],[65]. Selon les résultats de l'étude des marqueurs mitochondriaux ainsi que des marqueurs autosomiques, les Russes sont similaires aux autres populations d'Europe centrale et orientale[65]. Une grande unité des marqueurs autosomiques des populations slaves orientales a été révélée, de même que leur différence significative avec les peuples voisins baltes, finno-ougriens, turcs d'Asie centrale et caucasiens du Nord.
Au sein des populations russes, l'on remarque une fréquence extrêmement faible de caractères génétiques caractéristiques des populations mongoloïdes[64]. Les fréquences des marqueurs eurasiens de l'Est chez les Russes correspondent aux marqueurs moyens en Europe.
