Sous-direction anti-terroriste

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La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) est un service de police judiciaire français à compétence nationale, dépendant de la direction nationale de la Police judiciaire, voué à la lutte contre le terrorisme.

Siège84, rue de Villiers, Levallois-Perret, France
Effectifs168 ()
Sous-directeur chargé de l'antiterrorismeMichel Faury ()
Faits en bref Situation, Siège ...
Sous-direction anti-terroriste
Logo de l'organisation
Siège de la DGSI, de l’ancienne UCLAT et de la SDAT à Levallois-Perret.
Situation
Siège 84, rue de Villiers, Levallois-Perret, France
Langue Français
Organisation
Effectifs 168 ()
Sous-directeur chargé de l'antiterrorisme Michel Faury ()
Dépend de Ministère de l'Intérieur
Direction générale de la Police nationale
Direction nationale de la Police judiciaire
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Présentation

Ayant porté les appellations successives de 6e Division centrale de police judiciaire (6e DCPJ) puis de Division nationale anti-terroriste (DNAT), ce service est passé au rang de sous-direction de la direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), puis de la direction nationale de la Police judiciaire (DNPJ). Il a longtemps été dirigé par Roger Marion et était installé rue des Saussaies au sein du ministère de l'Intérieur. Le service a fait l'objet, dans le passé, d'un certain nombre de critiques sur ses méthodes d'enquête et d'interrogatoire[Lesquelles ?], en particulier de la part de la LDH et de la FIDH, par exemple sur les dossiers liés au nationalisme corse. La SDAT a démantelé de nombreux groupuscules supposés terroristes qu'elle a remis entre les mains de la justice.

La SDAT, bien qu'administrativement distincte de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), est désormais établie dans les mêmes locaux que ce service de renseignement, à savoir dans un bâtiment ultra-sécurisé, inauguré en , au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[1].

Son organisation repose sur une division nationale pour la répression du terrorisme international et séparatiste (DNRTIS), une division nationale de recherche et de surveillance (DNRS), une division stratégie et appui opérationnel, une division administrative ainsi qu'une brigade d'investigations financières (BIF) rattachée à l'office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

La SDAT repose en outre, hors de l'Île-de-France, sur 20 groupes anti-terroristes (GAT) établis au sein des principaux services de la police judiciaire  directions régionales de police judiciaire (DRPJ), directions interrégionales de police judiciaire (DIPJ), services régionaux de police judiciaire (SRPJ) , voire au sein de certaines antennes PJ, notamment dans le Sud de la France (par exemple : Toulon, Nice).

À l'instar des autres services impliqués dans la lutte anti-terroriste, l'anonymat des policiers de la SDAT est protégé par la loi[a].

Son effectif est voisin de 180 fonctionnaires à l'été (hors GAT), et 226 personnels en [2]. Le nombre de fonctionnaires a ensuite décru, 168 agents étaient actifs fin [3].

S'agissant d'un service d'enquête judiciaire et non de renseignement, la SDAT travaille en règle générale sur instruction du parquet national antiterroriste, dont la compétence est nationale en la matière.

Il convient de ne confondre ni la SDAT, ni la section anti-terroriste du parquet du tribunal judiciaire de Paris avec la section anti-terroriste (SAT) de la Brigade criminelle de la direction régionale de la police judiciaire de Paris, service territorialisé à Paris et sa petite couronne comme l'ensemble des autres services directement rattachés à la préfecture de Police de Paris.

Direction

Les fonctionnaires de police ayant dirigé la 6e DCPJ puis la DNAT puis SDAT ont été successivement :

Davantage d’informations Nom, Grade ...
Nom Grade Arrêté de nomination
Roger Marion [4]
Jean-Michel Mimran (d) [5]
Frédéric Veaux [6]
Christian Sainte [7]
Éric Voulleminot Commissaire divisionnaire [b]
Philippe Chadrys (d) Commissaire divisionnaire [c]
Frédéric Doidy (d) Contrôleur général [8]
[d]
[e]
Michel Faury Contrôleur général [f]
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Quelques affaires

  • En , plusieurs interpellations dans le milieu basque d'ETA[10]

Controverses

À la suite de la parution en du livre Place Beauvau : La face cachée de la police[17], l'inspection générale de la Police nationale (IGPN) a enquêté sur des allégations de « tortures, mauvais traitements, humiliations et violences » au cours de la garde à vue de suspects arrêtés en lors de l'enquête sur les attentats commis à Paris[18]. Le rapport de l'IGPN confirme que des coups ont été portés, un des suspects ayant eu le tympan crevé, mais ne trouve pas d'éléments accréditant les autres éléments évoqué dans le livre : tortures, notamment à l'électricité, utilisation d'une laisse, défenestration, pendaison, privation de sommeil et de nourriture[18].

Références

Voir aussi

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