Salaire minimum interprofessionnel de croissance

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Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (souvent abrégé en SMIC) est, en droit du travail français, le salaire minimum que peut verser un employeur pour une durée légale de travail de 35 heures par semaine. Depuis le , son montant mensuel brut est fixé à 1 823,03 euros (soit environ 1 443,11 euros en net).

Anciennement salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), le SMIC est revalorisé au minimum à hauteur de la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Le gouvernement peut de surcroît décider de hausses discrétionnaires. En 2005, 16,3 % de la population active était rémunérée au SMIC[1]. En , 1,98 million de salariés des entreprises du secteur concurrentiel, hors apprentis, stagiaires et intérimaires, sont rémunérés au SMIC, soit 11,5 % des salariés, dont 58,3 % de femmes[1]. En janvier 2023, 17,3 % des salariés du secteur privé sont rémunérés au niveau du SMIC. C'est une proportion record depuis au moins 30 ans, il est dû aux règles d'indexation automatique sur l'évolution des prix interdite pour les autres salaires.

Le SMIC et son niveau sont l'objet de débats économiques. Des économistes et experts ont exprimé l'idée que le SMIC serait trop élevé et serait ainsi un frein à l'emploi et à la croissance économique tout en étant inopérant contre la pauvreté[2]. D'autres, comme Henri Sterdyniak, estiment que le SMIC n'est pas un handicap pour l'économie française, ce dernier concernant principalement des emplois non soumis à la concurrence internationale, les exonérations réduisant son coût de 25 % pour les employeurs et le SMIC protégeant les salariés les plus vulnérables[3],[4],[5].

Historique

Années 1950

La loi du créé le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG)[6] et propose que « la Commission supérieure des conventions collectives [soit] chargée de la composition d’un budget-type servant à la détermination du SMIG ». Destiné à relancer la consommation et à lutter contre la pauvreté, ce salaire de base est alors fixé par le gouvernement à 78 francs de l’heure, à Paris. En province, le taux horaire est inférieur[6], ce qui donne comme salaire hebdomadaire 3 120 francs[7]) et comme base mensuelle sur douze mois une moyenne de 13 566 francs[8].

Entre 1950 et 1958, le taux d'inflation en France, en dépit de sa progression sensible, reste inférieur au taux de croissance ; cependant, le franc connaît une série de dévaluations, notamment en 1958 (qui entraîne la création du nouveau franc). En 1960, le SMIG horaire est de 1,638 5 nouveaux francs[9].

Années 1960

En 1968, les accords de Grenelle le font passer à 520 francs par mois[10].

Années 1970 et 1980

Le SMIC lui succède à partir du , en application de la loi 70-7 du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du [11] et du décret no 70-160 du [12].

Il permet à nouveau la libre négociation des conventions collectives.

Deux chocs pétroliers plus tard, en 1981, le SMIC mensuel passe la barre des 3 000 francs[13].

Années 1990 et 2000

De fortes revalorisations du SMIC entre 1997 et 2005 ont conduit à ce que le SMIC augmente plus vite que le salaire moyen de l'ensemble de la population[14], et ont abouti à un « écrasement de la hiérarchie des salaires »[15]. La proportion de salariés payés au SMIC dans l’ensemble des salariés est passée d’environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 2005[15]. Le pouvoir d'achat des travailleurs payés au salaire minimum a crû plus vite en moyenne que celui des autres salariés ; en particulier, les bas salaires sont progressivement rattrapés par la croissance du SMIC, car ils augmentent moins vite que celui-ci[15].

Au cours des années 1990 et des années 2000, les gouvernements ont également baissé les cotisations sur les bas revenus afin de limiter la croissance du coût de la main-d'œuvre pour les bas salaires, en particulier au niveau du SMIC, pour favoriser l'emploi. Ces actions ont eu comme effet pervers d'augmenter la proportion d'employés payés au SMIC par un effet dit de « trappe à bas salaire ».

La réduction de la durée du travail de 39 à 35 heures entre 1997 et 2002 a donné lieu à la création de cinq SMIC différents. Les niveaux des SMIC ont été réunifiés de 2003 à 2005 par la loi Fillon sur la réduction du temps de travail, avec un mode de convergence qui a abouti à une forte revalorisation du SMIC, qui a augmenté d’un peu plus de 5,5 % en moyenne sur chacune des trois années 2003-2005[15].

Exceptions

Dans certains cas, le SMIC peut être réduit :

  • les mineurs ayant moins de six mois d'expérience dans un secteur d'activité peuvent percevoir une rémunération inférieure de 20 % au SMIC pour les mineurs de 16 à 17 ans, soit 9,62  bruts de l'heure, et de 10 % pour les mineurs de plus de 17 ans, soit 10,82  bruts de l'heure en 2026[16],[17] ;
  • les jeunes de moins de 26 ans en contrat d'apprentissage peuvent percevoir une rémunération allant de 27 % à 78 % du SMIC (ou du minimum conventionnel) en fonction de leur âge et de leur ancienneté dans le contrat d'apprentissage. Ils sont 1 042 000 fin 2024[18], contre 340 000 en 1997 ;
  • les jeunes en contrat de professionnalisation peuvent percevoir une rémunération qui ne peut être inférieure à 55 % du SMIC pour les bénéficiaires âgés de moins de 21 ans et à 70 % du SMIC pour les bénéficiaires ayant entre 21 ans et 25 ans inclus. Ces rémunérations ne peuvent être inférieures, respectivement, à 65 % et 80 % du SMIC, dès lors que le bénéficiaire est titulaire d’une qualification au moins égale à celle d’un baccalauréat professionnel ou d’un titre ou diplôme à finalité professionnelle de même niveau[19] ;
  • les stagiaires ne reçoivent pas de rémunération, mais une gratification. Si la durée du stage est supérieure à deux mois consécutifs ou non, cette gratification est obligatoire. Elle est due à compter du premier jour du premier mois de stage et est versée mensuellement. À compter du , elle est au minimum de 508,20 . Ce minimum est porté à 554,40  au  ;
  • dans le département de Mayotte, le SMIC horaire est de 9,33  bruts de l'heure au , soit 1 415,05  bruts mensuels. Il évolue dans les mêmes proportions que le SMIC métropolitain.

Les travailleurs handicapés exerçant en milieu ordinaire ou adapté ne peuvent se voir attribuer une rémunération inférieure au SMIC[20],[21]. L'employeur peut recevoir une aide de l'État en fonction du handicap du salarié[20],[21]. Dans un établissement et service d'accompagnement par le travail (ESAT), la rémunération peut être inférieure au SMIC (dans la limite de 55 %) ; l'établissement perçoit également une aide de l'État[20].

Les travailleurs à temps partiel, les CDD et les salariés détachés ne peuvent percevoir une rémunération inférieure au SMIC horaire.

Les notes de frais, les heures supplémentaires et les primes liées au temps de travail sont exclues du calcul.

La convention collective des assistantes maternelles prévoit que leur rémunération horaire de base puisse être inférieure à celle du SMIC, ce qui est majoritairement le cas dans les faits. Le Code de l'action sociale et des familles précise que la rémunération des assistants maternels ne peut être inférieure à 0,281 fois le montant du salaire minimum de croissance par enfant et par heure d'accueil (article D 423-9)[22].

Revalorisation obligatoire par la loi

Son augmentation correspond au minimum à l'inflation constatée l'année précédente sur la base de l'évolution de l'indice des prix à la consommation pour les « ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, hors tabac », plus 50 % de l'augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO)[23]. Le gouvernement a en outre la possibilité d'accorder des « coups de pouce » ce qu'il ne fait plus depuis juillet 2012[24]. De plus, si l'inflation constatée entre le 1er janvier et le dernier mois connu (N−1) dépasse 2 %, le SMIC est automatiquement réévalué au mois N+1 du pourcentage de cette inflation.

A contrario, en 2017, un arrêt de la Cour de cassation rappelle que toute clause d’une convention collective de travail prévoyant des indexations automatiques des salaires sur le niveau général des prix ou des salaires ou sur le Smic est interdite, même si l’indexation n’est que partielle[25].

Évolution

Davantage d’informations Date, Brut horaire nominal, ...
Date Brut horaire nominal[26],[27] Brut horaire en euro constant base 2023[28] Brut mensuel converti en euro (courant) Évolution du taux horaire Augmentation de l'IPC sur la période[29],[30],[notes 1] Évolution du taux horaire rapporté à l'IPC Gouvernement
et parti
(création du SMIG[6])[31] 78 anciens francs 2,55 euros 20,61 euros (195 h/mois) Pleven I, UDSR
[32] 0,87 franc 2,45 euros 22,99 euros (173,33 h/mois) 11,54 % Queuille III, RAD
[33] 1,00 franc 2,82 euros 26,42 euros (173,33 h/mois) 14,94 % Pleven II, UDSR
[34] 1,15 franc 2,93 euros 30,39 euros (173,33 h/mois) 15,00 % Laniel II, CNIP
[35] 1,215 franc 3,10 euros 32,11 euros (173,33 h/mois) 5,65 % Mendès France, RAD
[36] 1,26 franc 3,18 euros 33,29 euros (173,33 h/mois) 3,70 % Faure II, RAD
[37],[38] 1,334 5 franc 3,14 euros 35,26 euros (173,33 h/mois) 5,91 % Bourgès-Maunoury, RAD
[39] 1,392 franc 2,85 euros 36,78 euros (173,33 h/mois) 4,31 % Gaillard, RAD
[40] 1,448 franc 2,96 euros 38,26 euros (173,33 h/mois) 4,02 % Gaillard, RAD
[41] 1,492 5 franc 3,05 euros 39,44 euros (173,33 h/mois) 3,07 % de Gaulle III, Ind
[42] 1,56 franc 3,01 euros 41,22 euros (173,33 h/mois) 4,52 % Debré, UNR
[43] 1,601 5 franc 3,01 euros 42,32 euros (173,33 h/mois) 2,66 % Debré, UNR
[44] 1,638 5 franc 3,05 euros 43,30 euros (173,33 h/mois) 2,31 % Debré, UNR
[45] 1,686 franc 3,03 euros 44,55 euros (173,33 h/mois) 2,90 % Debré, UNR
[46] 1,728 franc 2,97 euros 45,66 euros (173,33 h/mois) 2,49 % Pompidou I, UNR
[47] 1,806 franc 3,10 euros 47,72 euros (173,33 h/mois) 4,51 % Pompidou I, UNR
[48] 1,882 franc 3,09 euros 49,73 euros (173,33 h/mois) 4,21 % Pompidou II, UNR-UDT
[49] 1,929 5 franc 3,06 euros 50,99 euros (173,33 h/mois) 2,52 % Pompidou II, UNR-UDT
[50] 1,968 franc 3,04 euros 52,00 euros (173,33 h/mois) 2,00 % Pompidou II, UNR-UDT
[51] 2,007 5 francs 3,10 euros 53,05 euros (173,33 h/mois) 2,01 % Pompidou II, UNR-UDT
[52] 2,05 francs 3,05 euros 54,17 euros (173,33 h/mois) 2,12 % Pompidou III, UNR-UDT
[53] 2,10 francs 3,16 euros 55,49 euros (173,33 h/mois) 2,44 % Pompidou IV, UNR-UDT
[54] 2,15 francs 3,15 euros 56,81 euros (173,33 h/mois) 2,38 % Pompidou IV, UNR-UDT
[55] 2,22 francs 3,11 euros 58,66 euros (173,33 h/mois) 3,26 % Pompidou IV, UD-Ve
[56] 3,00 francs 4,21 euros 79,27 euros (173,33 h/mois) 35,14 % Pompidou IV, UD-Ve
[57] 3,08 francs 4,32 euros 81,39 euros (173,33 h/mois) 2,67 % Couve de Murville, UDR
[58] 3,15 francs 4,15 euros 83,24 euros (173,33 h/mois) 2,27 % Couve de Murville, UDR
[59] 3,27 francs 4,31 euros 86,41 euros (173,33 h/mois) 3,81 % Chaban-Delmas, UDR
[60],[6],[12] 3,36 francs 4,21 euros 88,79 euros (173,33 h/mois) 2,75 % Chaban-Delmas, UDR
[61] 3,50 francs 4,38 euros 92,49 euros (173,33 h/mois) 4,17 % Chaban-Delmas, UDR
[62] 3,63 francs 4,30 euros 95,92 euros (173,33 h/mois) 3,71 % Chaban-Delmas, UDR
[63] 3,68 francs 4,36 euros 97,24 euros (173,33 h/mois) 1,38 % Chaban-Delmas, UDR
[64] 3,85 francs 4,56 euros 101,73 euros (173,33 h/mois) 4,62 % Chaban-Delmas, UDR
[65] 3,94 francs 4,76 euros 104,11 euros (173,33 h/mois) 2,34 % Chaban-Delmas, UDR
[66] 4,10 francs 4,58 euros 108,34 euros (173,33 h/mois) 4,06 % Chaban-Delmas, UDR
[67] 4,30 francs 4,80 euros 113,63 euros (173,33 h/mois) 4,88 % Chaban-Delmas, UDR
[68] 4,55 francs 5,08 euros 120,23 euros (173,33 h/mois) 5,81 % Messmer I, UDR
[69] 4,64 francs 4,74 euros 122,61 euros (173,33 h/mois) 1,98 % Messmer I, UDR
[70] 5,20 francs 5,32 euros 137,41 euros (173,33 h/mois) 12,07 % Messmer II, UDR
[71] 5,32 francs 5,44 euros 140,58 euros (173,33 h/mois) 2,31 % Messmer II, UDR
[72] 5,43 francs 5,43 euros 143,48 euros (173,33 h/mois) 2,07 % Messmer II, UDR
[73] 5,60 francs 5,03 euros 147,98 euros (173,33 h/mois) 3,13 % Messmer III, UDR
[74] 5,95 francs 5,35 euros 157,23 euros (173,33 h/mois) 6,25 % Messmer III, UDR
[75] 6,40 francs 5,75 euros 169,12 euros (173,33 h/mois) 7,56 % Chirac I, UDR
[76] 6,55 francs 5,89 euros 173,08 euros (173,33 h/mois) 2,34 % Chirac I, UDR
[77] 6,75 francs 6,07 euros 178,36 euros (173,33 h/mois) 3,05 % Chirac I, UDR
[78] 6,95 francs 5,59 euros 183,65 euros (173,33 h/mois) 2,96 % Chirac I, UDR
[79] 7,12 francs 5,73 euros 188,14 euros (173,33 h/mois) 2,45 % Chirac I, UDR
[80] 7,55 francs 6,07 euros 199,50 euros (173,33 h/mois) 6,04 % Chirac I, UDR
[81] 7,71 francs 6,20 euros 203,73 euros (173,33 h/mois) 2,12 % Chirac I, UDR
[82] 7,89 francs 5,79 euros 208,49 euros (173,33 h/mois) 2,33 % Chirac I, UDR
[83] 8,08 francs 5,93 euros 213,51 euros (173,33 h/mois) 2,41 % Chirac I, UDR
[84] 8,58 francs 6,29 euros 226,72 euros (173,33 h/mois) 6,19 % Chirac I, UDR
[85] 8,76 francs 6,42 euros 231,48 euros (173,33 h/mois) 2,10 % Barre I, DVD
[86] 8,94 francs 6,56 euros 236,23 euros (173,33 h/mois) 2,05 % Barre I, DVD
[87] 9,14 francs 6,14 euros 241,52 euros (173,33 h/mois) 2,24 % +2,75 % −0,50 % Barre II, DVD
[88] 9,34 francs 6,26 euros 246,80 euros (173,33 h/mois) 2,19 % +1,97 % +0,21 % Barre II, DVD
[89] 9,58 francs 6,43 euros 253,15 euros (173,33 h/mois) 2,57 % +0,83 % +1,73 % Barre II, DVD
[90] 9,79 francs 6,57 euros 258,70 euros (173,33 h/mois) 2,19 % +2,26 % −0,07 % Barre II, DVD
[91] 10,06 francs 6,75 euros 265,83 euros (173,33 h/mois) 2,76 % +0,94 % +1,80 % Barre II, DVD
[92] 10,45 francs 6,43 euros 276,14 euros (173,33 h/mois) 3,88 % +3,85 % +0,03 % Barre III, DVD
[93] 10,85 francs 6,67 euros 286,71 euros (173,33 h/mois) 3,83 % +1,79 % +2,00 % Barre III, DVD
[94] 11,07 francs 6,81 euros 292,52 euros (173,33 h/mois) 2,03 % +1,57 % +0,45 % Barre III, DVD
[95] 11,31 francs 6,96 euros 298,86 euros (173,33 h/mois) 2,17 % +2,04 % +0,12 % Barre III, DVD
[96] 11,60 francs 6,44 euros 306,52 euros (173,33 h/mois) 2,56 % +3,27 % −0,69 % Barre III, DVD
[97] 12,15 francs 6,74 euros 321,06 euros (173,33 h/mois) 4,74 % +3,05 % +1,64 % Barre III, DVD
[98] 12,42 francs 6,89 euros 328,19 euros (173,33 h/mois) 2,22 % +2,17 % +0,06 % Barre III, DVD
[99] 12,93 francs 7,18 euros 341,67 euros (173,33 h/mois) 4,11 % +2,62 % +1,45 % Barre III, DVD
[100] 13,37 francs 6,54 euros 353,29 euros (173,33 h/mois) 3,40 % +4,02 % −0,59 % Barre III, DVD
[101] 13,66 francs 6,68 euros 360,96 euros (173,33 h/mois) 2,17 % +2,25 % −0,08 % Barre III, DVD
[102] 14,00 francs 6,84 euros 369,94 euros (173,33 h/mois) 2,49 % +1,84 % +0,64 % Barre III, DVD
[103] 14,29 francs 6,99 euros 377,61 euros (173,33 h/mois) 2,07 % +2,16 % −0,08 % Barre III, DVD
[104] 14,79 francs 7,23 euros 390,82 euros (173,33 h/mois) 3,50 % +2,70 % +0,78 % Barre III, DVD
[13] 15,20 francs 6,55 euros 401,65 euros (173,33 h/mois) 2,77 % +3,06 % −0,28 % Barre III, DVD
[105] 16,72 francs 7,21 euros 441,82 euros (173,33 h/mois) 10,00 % +3,29 % +6,49 % Mauroy I, PS
[106] 17,34 francs 7,48 euros 458,20 euros (173,33 h/mois) 3,71 % +4,04 % −0,32 % Mauroy II, PS
[107] 17,76 francs 7,82 euros 469,30 euros (173,33 h/mois) 2,42 % +2,29 % +0,13 % Mauroy II, PS
[108] 18,15 francs 7,00 euros 467,61 euros (173,33 h/mois) 2,20 % +1,56 % +0,63 % Mauroy II, PS
[109] 18,62 francs 7,18 euros 479,72 euros (169 h/mois[110]) 2,59 % +2,16 % +0,42 % Mauroy II, PS
[111] 19,03 francs 7,34 euros 490,29 euros (169 h/mois) 2,20 % +2,16 % +0,04 % Mauroy II, PS
[112] 19,64 francs 7,57 euros 506,00 euros (169 h/mois) 3,21 % +1,27 % +1,91 % Mauroy II, PS
[113] 20,29 francs 7,82 euros 522,75 euros (169 h/mois) 3,31 % +2,79 % +0,51 % Mauroy II, PS
[114] 21,02 francs 7,39 euros 541,56 euros (169 h/mois) 3,60 % +2,60 % +0,97 % Mauroy II, PS
[115] 21,65 francs 7,61 euros 557,79 euros (169 h/mois) 3,00 % +2,72 % +0,27 % Mauroy III, PS
[116] 21,89 francs 7,70 euros 563,97 euros (169 h/mois) 1,11 % +0,73 % +0,38 % Mauroy III, PS
[117] 22,33 francs 7,85 euros 575,31 euros (169 h/mois) 2,01 % +2,20 % −0,18 % Mauroy III, PS
[118] 22,78 francs 7,46 euros 586,90 euros (169 h/mois) 2,02 % +1,52 % +0,49 % Mauroy III, PS
[119] 23,56 francs 7,71 euros 607,00 euros (169 h/mois) 3,42 % +2,57 % +0,83 % Mauroy III, PS
[120] 23,84 francs 7,81 euros 614,21 euros (169 h/mois) 1,19 % +1,08 % +0,10 % Mauroy III, PS
[121] 24,36 francs 7,98 euros 627,61 euros (169 h/mois) 2,18 % +1,67 % +0,50 % Fabius, PS
[122] 24,90 francs 7,71 euros 641,52 euros (169 h/mois) 2,22 % +3,00 % −0,76 % Fabius, PS
[123] 25,54 francs 7,90 euros 658,01 euros (169 h/mois) 2,57 % +0,61 % +1,95 % Fabius, PS
[124] 26,04 francs 8,04 euros 670,89 euros (169 h/mois) 1,96 % +0,83 % +1,12 % Fabius, PS
[125] 26,59 francs 8,02 euros 685,06 euros (169 h/mois) 2,11 % +1,92 % +0,19 % Chirac II, RPR
[126] 26,92 francs 8,11 euros 693,56 euros (169 h/mois) 1,24 % +0,22 % +1,02 % Chirac II, RPR
[127] 27,57 francs 8,06 euros 710,31 euros (169 h/mois) 2,41 % +2,22 % +0,19 % Chirac II, RPR
[128] 27,84 francs 8,14 euros 717,27 euros (169 h/mois) 0,98 % +1,09 % −0,11 % Chirac II, RPR
[129] 28,48 francs 8,10 euros 733,75 euros (169 h/mois) 2,30 % +2,36 % +0,06 % Rocard I, PS
[130] 28,76 francs 8,18 euros 740,97 euros (169 h/mois) 0,98 % +0,32 % +0,66 % Rocard II, PS
[131] 29,36 francs 8,06 euros 756,43 euros (169 h/mois) 2,09 % +2,07 % +0,02 % Rocard II, PS
[132] 29,91 francs 8,22 euros 770,60 euros (169 h/mois) 1,87 % +1,42 % +0,44 % Rocard II, PS
[133] 30,51 francs 8,10 euros 786,06 euros (169 h/mois) 2,01 % +2,30 % −0,29 % Rocard II, PS
[134] 31,28 francs 8,31 euros 805,89 euros (169 h/mois) 2,52 % +0,43 % +2,09 % Rocard II, PS
[135] 31,94 francs 8,49 euros 822,90 euros (169 h/mois) 2,11 % +1,63 % +0,47 % Rocard II, PS
[136] 32,66 francs 8,40 euros 841,45 euros (169 h/mois) 2,25 % +1,98 % +0,26 % Cresson, PS
[137] 33,31 francs 8,38 euros 858,19 euros (169 h/mois) 1,99 % +1,74 % +0,24 % Cresson, PS
[138] 34,06 francs 8,57 euros 877,52 euros (169 h/mois) 2,25 % +0,61 % +1,63 % Bérégovoy, PS
[139] 34,83 francs 8,58 euros 897,36 euros (169 h/mois) 2,26 % +2,03 % +0,22 % Balladur, RPR
[140] 35,56 francs 8,62 euros 916,16 euros (169 h/mois) 2,10 % +1,68 % +0,40 % Balladur, RPR
[141] 36,98 francs 8,79 euros 952,75 euros (169 h/mois) 3,99 % +1,55 % +2,41 % Juppé I, RPR
[142] 37,72 francs 8,80 euros 971,81 euros (169 h/mois) 2,00 % +2,41 % −0,40 % Juppé II, RPR
[143] 37,91 francs 8,84 euros 976,71 euros (169 h/mois) 0,50 % −0,10 % +0,61 % Juppé II, RPR
[144] 39,43 francs 9,09 euros 1 015,87 euros (169 h/mois) 4,01 % +0,99 % +2,99 % Jospin, PS
[145] 40,22 francs 9,21 euros 1 036,22 euros (169 h/mois) 2,00 % +0,91 % +1,05 % Jospin, PS
[146] 40,72 francs 9,28 euros 1 049,11 euros (169 h/mois) 1,24 % +0,35 % +0,91 % Jospin, PS
[notes 2] 40,72 francs 9,13 euros 941,50 euros (151,67 h/mois[147]) 0,00 % Jospin, PS
[148] 42,02 francs 9,42 euros 971,56 euros (151,67 h/mois) 3,19 % +1,72 % +1,45 % Jospin, PS
[149] 43,72 francs 9,64 euros 1 010,87 euros (151,67 h/mois) 4,05 % +2,04 % +1,97 % Jospin, PS
[150] 43,75 francs 9,46 euros 1 011,56 euros (151,67 h/mois) 0,07 % +0,23 % −0,15 % Jospin, PS
[151] 6,83 euros 9,69 euros 1 035,88 euros (151,67 h/mois) 2,40 % +1,51 % +0,95 % Raffarin II, UMP
[152] 7,19 euros 10,00 euros 1 090,48 euros (151,67 h/mois) 5,27 % +1,91 % +3,29 % Raffarin II, UMP
[153] 7,61 euros 10,36 euros 1 154,18 euros (151,67 h/mois) 5,84 % +2,42 % +3,34 % Raffarin III, UMP
[154] 8,03 euros 10,72 euros 1 217,88 euros (151,67 h/mois) 5,52 % +1,66 % +3,80 % Villepin, UMP
[155] 8,27 euros 10,88 euros 1 254,28 euros (151,67 h/mois) 2,99 % +1,95 % +1,02 % Villepin, UMP
[156] 8,44 euros 10,94 euros 1 280,07 euros (151,67 h/mois) 2,06 % +1,15 % +0,90 % Fillon I, UMP
[157] 8,63 euros 10,88 euros 1 308,88 euros (151,67 h/mois) 2,25 % +3,05 % −0,78 % Fillon II, UMP
[158] 8,71 euros 10,98 euros 1 321,02 euros (151,67 h/mois) 0,93 % +0,53 % +0,40 % Fillon II, UMP
[159] 8,82 euros 11,11 euros 1 337,70 euros (151,67 h/mois) 1,26 % −0,61 % +1,88 % Fillon II, UMP
[160] 8,86 euros 10,99 euros 1 343,77 euros (151,67 h/mois) 0,45 % +0,43 % +0,02 % Fillon II, UMP
[161] 9 euros 10,91 euros 1 365,00 euros (151,67 h/mois) 1,58 % +1,75 % −0,17 % Fillon III, UMP
[162] 9,19 euros 11,16 euros 1 393,82 euros (151,67 h/mois) 2,11 % +2,38 % −0,26 % Fillon III, UMP
[163] 9,22 euros 10,98 euros 1 398,37 euros (151,67 h/mois) 0,33 % +0,03 % +0,30 % Fillon III, UMP
[164] 9,40 euros 11,20 euros 1 425,67 euros (151,67 h/mois) 1,95 % +0,96 % +0,99 % Ayrault II, PS
[165] 9,43 euros 11,14 euros 1 430,22 euros (151,67 h/mois) 0,32 % +0,29 % +0,03 % Ayrault II, PS
[166] 9,53 euros 11,20 euros 1 445,38 euros (151,67 h/mois) 1,06 % +0,68 % +0,38 % Ayrault II, PS
[167] 9,61 euros 11,29 euros 1 457,52 euros (151,67 h/mois) 0,84 % −0,16 % +1,00 % Valls II, PS
[168] 9,67 euros 11,34 euros 1 466,62 euros (151,67 h/mois) 0,62 % +0,20 % +0,42 % Valls II, PS
[169] 9,76 euros 11,33 euros 1 480,27 euros (151,67 h/mois) 0,93 % +0,98 % −0,04 % Cazeneuve, PS
[170] 9,88 euros 11,26 euros 1 498,47 euros (151,67 h/mois) 1,23 % +1,26 % −0,03 % Philippe II, LREM
[171] 10,03 euros 11,30 euros 1 521,22 euros (151,67 h/mois) 1,52 % +1,41 % +0,10 % Philippe II, LREM
[172] 10,15 euros 11,38 euros 1 539,42 euros (151,67 h/mois) 1,20 % +1,47 % −0,27 % Philippe II, LREM
[173] 10,25 euros 11,31 euros 1 554,58 euros (151,67 h/mois) 0,99 % +0,27 % +0,72 % Castex, LREM
[174] 10,48 euros 11,56 euros 1 589,47 euros (151,67 h/mois) 2,24 % +1,89 % +0,34 % Castex, LREM
[175] 10,57 euros 11,09 euros 1 603,12 euros (151,67 h/mois) 0,86 % +0,89 % −0,03 % Castex, LREM
[176] 10,85 euros 11,38 euros 1 645,58 euros (151,67 h/mois) 2,65 % +3,11 % −0,45 % Castex, LREM
[177] 11,07 euros 11,61 euros 1 678,95 euros (151,67 h/mois) 2,03 % +1,60 % +0,42 % Borne, LREM
[178] 11,27 euros 11,27 euros 1 709,28 euros (151,67 h/mois) 1,81 % +1,11 % +0,69 % Borne, RE
[179] 11,52 euros 11,52 euros 1 747,20 euros (151,67 h/mois) 2,22 % +2,70 % −0,47 % Borne, RE
[180] 11,65 euros 11,42 euros 1 766,92 euros (151,67 h/mois) 1,13 % +0,70 % +0,43 % Borne, RE
[181] 11,88 euros 11,65 euros 1 801,80 euros (151,67 h/mois) 1,97 % +0,86 % +1,11 % Barnier, LR
[182] 12,02 euros 1 823,03 euros (151,67 h/mois) 1,18 % Lecornu II, EPRLR diss.
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Niveau du SMIC par rapport aux salaires minima mensuels d'autres pays

Davantage d’informations Pays ...
Salaires minima mensuels bruts nationaux en Europe (en euros) en 2025[183],[184]
Pays Salaire
Drapeau de la Belgique Belgique2 112 
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie551 
Drapeau de la Tchéquie Tchéquie841 
Drapeau de l'Allemagne Allemagne2 161 
Drapeau de l'Estonie Estonie886 
Drapeau de l'Irlande Irlande2 282 
Drapeau de la Grèce Grèce1 027 
Drapeau de l'Espagne Espagne1 381 
Drapeau de la France France1 801,8 
Drapeau de la Croatie Croatie970 
Drapeau de la Lettonie Lettonie740 
Drapeau de la Lituanie Lituanie1 038 
Drapeau du Luxembourg Luxembourg2 704 
Drapeau de la Hongrie Hongrie727 
Drapeau de Malte Malte961 
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas2 246 
Drapeau de la Pologne Pologne1 100 
Drapeau du Portugal Portugal1 015 
Drapeau de la Roumanie Roumanie797 
Drapeau de la Slovénie Slovénie1 278 
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie816 
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni[185]2 145 
Drapeau du Monténégro Monténégro670 
Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord584 
Drapeau de l'Albanie Albanie408 
Drapeau de la Serbie Serbie618 
Drapeau de la Turquie Turquie558 
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En 2025, au niveau européen, la France a le septième salaire minimum le plus élevé, derrière le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique[186].

Parmi les pays membres de l’OCDE, en 2024, la France a l’un des ratios entre salaire minimum sur salaire médian (pour les salariés à temps plein) les plus élevés (62,5 %), derrière la Colombie, le Costa Rica, le Chili, le Mexique et la Nouvelle-Zélande. Ce ratio est de 25 % aux États-Unis et de 50,5 % en Allemagne[187].

En pourcentage du salaire moyen, la France a, en 2024, le septième ratio le plus élevé (50,4 %) après l’Irlande (58,5 %), l’Australie (50,1 %), et la Nouvelle-Zélande (45,2 %). Ce ratio est de 17,7 % aux États-Unis et de 46,8 % en Allemagne[187].

Nombre de salariés au SMIC en France

Évolution depuis 1987

Le pourcentage des salariés payés au SMIC horaire dans les secteurs couverts par les enquêtes ACEMO (hors secteur de l’intérim, salariés agricoles, secteur domestique, salariés de l’État, secteur hospitalier public et collectivités locales, et hors apprentis, non soumis à la législation du SMIC), qui oscillait autour de 10 % à 11 % dans les années 1987-1990, a ensuite baissé jusqu'à 8,1-8,2 % en 1993-1994. Il a ensuite augmenté irrégulièrement jusqu'à 16,3 % en 2005 et baissé quelque peu ensuite : 15,1 % en juillet 2006, 12,9 % en 2007 et 14,1 % en 2008[188].

Salariés au SMIC en juillet 2008

Au , 3,37 millions d'individus percevaient le SMIC en France, représentant 14,5 % des salariés. Ils constituaient 41,4 % des salariés du secteur domestique, 33,2 % des salariés des services aux particuliers, 31,3 % des salariés agricoles, 22,1 % des salariés des industries agro-alimentaires et 9,4 % des salariés de l’État, du secteur hospitalier public et des collectivités locales. À cette date, peu d'individus percevaient le SMIC dans le secteur de l’énergie (0,3 % des salariés) ou dans l’industrie automobile (1,4 % des salariés)[189].

Davantage d’informations Emploi salarié, × ...
Estimations du nombre de salariés au SMIC au (milliers)[190]
Emploi
salarié
× Proportion de
salariés
au SMIC
= Nombre de
salariés
au SMIC
Entreprises non agricoles, hors intérim 15 530 × 14,1 % = 2 190
Secteur de l’intérim 680 × 24,2 % = 160
Salariés agricoles 330 × 29,4 % = 100
Secteur domestique 710 × 41,4 % = 320
État, secteur hospitalier public et collectivités locales 5 930 × 10,4 % = 620
Total 23 180 × 14,5 % = 3 370
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Notes :

  • Ces chiffres ne comprennent pas les apprentis (420 000 fin juin 2008). Ces derniers sont en effet soumis à des règles spécifiques en termes de salaire minimum.
  • En raison de changements dans la méthode de calcul, les données sur le secteur de l’intérim, les salariés agricoles et le secteur domestique ne sont pas directement comparables à celles publiées antérieurement pour le 1er juillet 2007. Les données sur la proportion de salariés concernés par la revalorisation du SMIC ne sont pas strictement comparables entre la période 2003-2005 et les années antérieures et postérieures.

SMIC et temps partiel

Au , un tiers (33,5 %) des salariés payés au SMIC horaire dans les secteurs couverts par les enquêtes ACEMO travaillaient à temps partiel. Les salariés à temps partiel constituaient 53,9 % des salariés des services aux particuliers et 52,3 % des salariés des industries agroalimentaires, mais ils n’étaient que 0,6 % dans le secteur de l’énergie et 2,4 % dans l’industrie automobile[191].

Salariés au SMIC en 2023

Le rapport annuel du groupe d'experts sur le SMIC publié en 2023 constate que la revalorisation du SMIC du a bénéficié directement à 17,3 % des salariés du secteur privé, constituant un ratio record depuis au moins 30 ans. Les fortes hausses du salaire minimum ont entraîné un « écrasement sans précédent » des rémunérations)[192].

Débats sur le SMIC

Accroissement du chômage à cause d'un SMIC trop élevé

Selon un rapport du Conseil d'analyse économique de Philippe Aghion, Gilbert Cette, Élie Cohen et Jean Pisani-Ferry de 2007, le niveau élevé du SMIC pénalise l’emploi des jeunes : « Le […] coût du travail représente pour [les jeunes sans qualification] une barrière significative, accentuée par l’augmentation rapide du niveau relatif du SMIC au cours des dernières années. Il serait donc souhaitable de réexaminer ce que pourrait apporter une modulation selon l’expérience ou l’âge du salaire minimum des jeunes de moins de 25 ans dont le niveau de formation est inférieur au baccalauréat. »[193].

Effet sur la pauvreté

Selon le groupe d'experts sur le SMIC qui remet un rapport annuel au gouvernement français, le niveau élevé du SMIC est « peu efficace pour lutter contre la pauvreté »[3],[4],[5].

Insuffisance du SMIC pour une vie décente

L'Union nationale des associations familiales (Unaf) considère dans une étude de qu'un couple avec deux enfants a besoin de 3 632,91 euros net pour vivre décemment, tandis que l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale estime qu'une personne seule a besoin de 1,23 SMIC (1754,35 euros net), et un couple avec deux enfants de 1,42 SMIC (3 744 euros soit 1 872 euros par adulte)[194]. En 2024 également, l'Institut de recherches économiques et sociales estime quant à lui que le montant du revenu net mensuel décent s'établit à 1 800 euros pour une personne seule[195], tandis que le baromètre établi par la direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques sur la base de la perception des Français situe le salaire décent à 1 983 euros en 2022[196].

En , Michelin considère que le SMIC est insuffisant pour vivre et met en place un « salaire décent » dépendant du site de production, afin de mieux prendre en compte le coût de la vie locale. Le mouvement patronal « Impact France » demande au gouvernement de réunir une conférence sociale sur le sujet[197].

Notes et références

Voir aussi

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