Safari Club

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Le Safari Club est une alliance des services de renseignement de la France, d'Iran, d'Égypte, d'Arabie saoudite et du Maroc établie en 1976 et qui était destinée à contrer l'influence du communisme en Afrique et au Moyen-Orient.

Description

Safari Club du mont Kenya, d'où l'alliance tirerait son nom selon une version de l'histoire.

Le Safari Club a été créé à l'initiative de Alexandre de Marenches, le directeur du service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) français. Il a été fondé par un accord signé par le chef du renseignement saoudien Kamal Adham, le général iranien Nematollah Nassiri, directeur de la SAVAK, le directeur du renseignement égyptien Kamal Hassan Ali[1], le chef du renseignement marocain Ahmed Dlimi, et Marenches[2].

L'accord commence par expliquer les motivations de sa création : « Des évènements récents en Angola et dans d'autres parties de l'Afrique ont démontré le role du continent comme un théâtre des guerres révolutionnaires poussées et conduites par l'Union soviétique, qui utilise des individus ou des organisations sympathisantes de, ou contrôlées par, l'idéologie marxiste[3]. »

Cet accord intervient dans un contexte où le Congrès américain était hostile à ce que les États-Unis s'engagent dans des actions clandestines. L'exécutif était favorable aux actions de ses alliés qui défendaient les intérêts occidentaux[4].

L'accord prévoit qu'un centre opérationnel, chargé de surveiller la situation en Afrique et de faire de recommendations d'actions, soit établi au Caire le 1er septembre 1976. La France était chargée de fournir l'équipement de communications et de chiffrage. La présidence du club devait tourner entre ses membres tous les ans[3].

L'alliance aurait été appelée Safari Club après sa première réunion en Arabie saoudite, car ses membres trouvaient que c'était un nom ayant un « parfum approprié d'aventure et d'Afrique[2]. » Selon une autre version, le Safari Club se rencontrait au club touristique du même nom au Kenya, qui fut par la suite racheté par Adnan Khashoggi l'homme le plus riche du monde » à l'époque et ami d'Adham)[5].

Le Zaïre est très associé au Safari Club, représenté généralement à ses réunions par Séti Yalé, le conseiller de Mobutu pour les services secrets[6].

Le Safari Club a cessé d'exister probablement quand Alexandre de Marenches a quitté le SDECE en 1981 mais il est bien possible qu'il ait fonctionné d'une façon ou d'une autre par la suite[pas clair].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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