La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Saint-Aybert, le canal de Mons de la Frontière Belge au confluent de l'Escaut canalisé, le Contre-fossé rive droite du canal de Mons, le marais de la Chapelle Saint-Aybert[1], le ruisseau du Séminaire[2] et un autre petit cours d'eau[3],[Carte 1].
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Escaut». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[5].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3°C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4°C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 741 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 14 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[13],[14].
La température maximale relevée sur cette station est de 40,9°C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9°C, atteinte le [Note 2].
La commune s'inscrit dans les «paysages miniers» tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[15]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8% de cultures, de 30,7% d'espaces artificialisés, de 5,90% de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20% de prairies naturelles, permanentes, de 4% d’espaces industriels, 3% de friches industrielles, de 1,7% de cours d'eau et plan d'eau et 1,6% de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8%, représentent 80% des «paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes», ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7% de ces paysages miniers[16].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[16].
Au , Saint-Aybert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].
Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80% en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,5%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
prairies (63,4%), zones humides intérieures (9,5%), terres arables (9%), zones agricoles hétérogènes (7,7%), zones urbanisées (5,8%), forêts (4,6%)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communications et transports
La commune est desservie par la ligne 109 du réseau Transvilles.
Toponymie
Le village doit son nom à un moine de l'abbaye de Crespin, Aybert (1060-1140), qui vint y terminer sa vie en ermite.
Histoire
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La commune a été créée en 1837, par détachement de son territoire de celle de Crespin[22].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 328 habitants[Note 5], en évolution de −13,46% par rapport à 2017 (Nord: +0,43%, France hors Mayotte: +2,36%).
La population de la commune est relativement jeune.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,2%, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,7% la même année, alors qu'il est de 22,5% au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 181 hommes pour 183 femmes, soit un taux de 50,27% de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77%).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[34]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,6
3,0
75-89 ans
3,0
24,1
60-74 ans
22,8
21,1
45-59 ans
26,9
19,9
30-44 ans
16,2
12,0
15-29 ans
12,6
19,9
0-14 ans
18,0
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[35]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,5
90 ou +
1,5
5,5
75-89 ans
8,2
14,9
60-74 ans
16,4
19
45-59 ans
18,4
19,5
30-44 ans
18,7
20,7
15-29 ans
19,1
19,9
0-14 ans
17,7
Fermer
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église de Saint-Aybert
Classé au patrimoine historique, le puits Saint-Aybert, dont la commune a hérité du nom en 1837.
Monument-signal sur autoroute A2, marquant la limite entre France et Belgique.
La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages: ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
«Saint-Aybert aurait pu se retrouver sans liste: Henri Piette a pris ses responsabilités», La Voix du Nord, : «Maire depuis 2008, Jean-Marie Lédé, 60 ans, qui depuis plusieurs mois laissait planer le doute, a annoncé tardivement aux membres de son conseil municipal qu’il ne se représentait pas. [...] Le maire de Saint-Aybert, Olgan Durieux, qu’il connaissait, lui indiqua un terrain à vendre à côté de chez lui. Henri Piette emménagea en 1998.»
V. T., «Saint-Aybert: Michaël Aniéré élu maire dans la tension», La Voix du Nord, : «Dans une ambiance tendue, les onze membres du conseil municipal ont trouvé un successeur à Henri Piette, malade. Michaël Aniéré sera secondé par les anciens adjoints, reconduits dans leur fonction.»
Aubin Laratte, «Saint-Aybert: coups politiques au village: l’ancien maire parvient à revenir au conseil municipal», La Voix du Nord, : «C’est un feuilleton digne de la série «House of Cards». Après une curieuse vague de démissions, des élections municipales partielles ont été organisées. La liste de l’ancien maire, Jean-Marie Lédé, a raflé cinq des six sièges vacants, lui offrant l’occasion de revenir. Le premier conseil municipal s’est tenu jeudi soir»
Page 421- Statistique archéologique du Département du Nord - seconde partie- 1867- Librairie Quarré et Leleu à Lille, A. Durand 7 rue Cujas à Paris - archive du Harvard College Library - numérisé par Google Books