Saint-James

commune française de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-James ([sɛ̃ ʒɑm]) est une commune nouvelle française située dans le département de la Manche en région Normandie créée le .

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-James
Saint-James
La mairie de Saint-James.
Blason de Saint-James
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité CA Mont-Saint-Michel-Normandie
Maire
Mandat
David Juquin
2020-2026
Code postal 50240
Code commune 50487
Démographie
Gentilé Saint-Jamais
Population
municipale
5 018 hab. (2023)
Densité 58 hab./km2
Population
unité urbaine
5 006 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 22″ nord, 1° 19′ 29″ ouest
Altitude Min. 16 m
Max. 151 m
Superficie 86,41 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Saint-James
(ville isolée)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Hilaire-du-Harcouët
Législatives 2e circonscription de la Manche
Localisation
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Saint-James
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Saint-James
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Saint-James
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Saint-James
Liens
Site web http://mairie-saintjames.com/
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Statutcommune déléguée
Maire délégué
Mandat
David Juquin
2020-2026
Population2 797 hab. (2023)
Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-James
(commune déléguée)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Statut commune déléguée
Maire délégué
Mandat
David Juquin
2020-2026
Démographie
Population 2 797 hab. (2023)
Densité 156 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 22″ nord, 1° 19′ 29″ ouest
Altitude Min. 28 m
Max. 151 m
Superficie 17,96 km2
Historique
Intégrée à Saint-James
Localisation
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Saint-James
(commune déléguée)
Géolocalisation sur la carte : France
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Saint-James
(commune déléguée)
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Elle est constituée par la fusion des anciennes communes de l’ex-communauté de communes de Saint-James qui regroupait l'ancienne commune de Saint-James et Argouges, Carnet, La Croix-Avranchin, Montanel, Vergoncey et Villiers-le-Pré.

La commune nouvelle est peuplée de 5 018 habitants[Note 1].

Géographie

Description

La commune est posée sur un éperon rocheux[1].

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Beuvron, le Guerge, le Loison, le Tronçon, le cours d'eau 01 de la Braise[3], le ruisseau du Hamel[4], le cours d'eau 01 du Moulin de Juette[5], le cours d'eau 01 du Val de Sée[6], le cours d'eau 02 du Val de Sée[7], le fossé 01 de Vaucel[8], le fossé 01 du Buisson Giret[9], le fossé 01 du Pontcel[10], le fossé 02 du Pontcel[11], le fossé 06 de la Forge[12], le fossé 08 de la Moinerie[13], le ruisseau la villeberge[14] et divers autres petits cours d'eau[15],[Carte 1].

Le Beuvron, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune de Parigné et se jette dans la Sélune à Ducey-Les Chéris, après avoir traversé onze communes[16]. Les caractéristiques hydrologiques du Beuvron sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,884 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 11,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 15,1 m3/s, atteint le même jour[17].

Le Guerge, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune des Portes du Coglais et se jette dans le Couesnon à Sougeal, après avoir traversé sept communes[18].

Le Loison, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Couesnon en limite d'Aucey-la-Plaine et de Sacey, après avoir traversé quatre communes[19].

Le Tronçon, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune du Ferré et se jette dans le Couesnon à Val-Couesnon, après avoir traversé cinq communes[20].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-James[Note 3].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Margotin (0,6 ha)[Carte 1],[21].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[22]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[23]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[24] et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[25]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[26],[27].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 960 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[22]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pontorson à 14 km à vol d'oiseau[28], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 821,3 mm[29],[30]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 4].

Urbanisme

Les sept communes déléguées.

Typologie

Au , Saint-James est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31].

Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-James[Note 5], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[32],[33]. La commune est en outre hors attraction des villes[34],[35].

Habitat et logement

Davantage d’informations Logements, Nombre en 2008 ...
Logements[36] Nombre en 2008 % en 2008 nombre en 2013 % en 2013 nombre en 2018 % en 2018
Total2 481100 %2 640100 %2 776100 %
Résidences principales2 05983,0 %2 14881,4 %2 16478,0 %
→ Dont HLM1979,6 %21510,0 %2079,6 %
Résidences secondaires et
logements occasionnels
2018,1 %1897,2 %2117,60 %
Logements vacants[Note 6]2218,9 %30211,4 %40114,4 %
Dont :
→ maisons2 26791,4 %2 41791,6 %2 53191,2 %
→ appartements2038,2 %2128,0 %2378,5 %
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Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes [in burgo quod appelatur] Beverona en 1027-1035, Bivronem (accusatif) 1037-1046, Sanctus Jacobus vers 1040[37].

Le bourg primitif s'appelait Beuvron comme le montrent les formes anciennes. Cette dénomination est empruntée au nom de la rivière Beuvron, selon un processus fréquent en toponymie[37] (cf. Fécamp, Eu, Dieppe, etc.). L'hydronyme Beuvron, d'origine gauloise, désignait un cours d'eau où il y avait des castors, en vieux celtique continental bebros. L'ancien français et dialectal bièvre « castor » est issu du mot gaulois par l'intermédiaire ou non d'un latin tardif beber issu du celtique qui a remplacé le latin fiber « castor ».

James est une variante ancienne de Jacques, due à la mutation ancienne de Jacobus en Jacomus[37],[38] cf. italien Giacomo. C'est sous cette forme que ce prénom est passé en anglais. Le nom se prononce « jam »[39].

La commune porte le nom transitoire de Beuvron-les-Monts sous la Révolution[40].

Le gentilé est Saint-Jamais.

Histoire

La hauteur sur laquelle fut construit le bourg a été un point stratégique dès l'époque gallo-romaine, puis sous le règne de Guillaume le Conquérant, la guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, la chouannerie et la Seconde Guerre mondiale[41],[42].

Moyen Âge

Au Xe siècle, la paroisse était entre les mains d'un seigneur breton, Hascoit (Harcouet) de Saint-James[43]. L'Avranchin et le Cotentin (actuel département de la Manche) étaient alors contrôlés par les Bretons.

C'est Guillaume le Conquérant qui à partir de 1067 aurait fait édifier les remparts et le premier château, l'un des plus puissants de Normandie aux XIe, XIIe et XIIIe siècles[42], pour se protéger des attaques bretonnes. Celui-ci noie également en plusieurs endroits la vallée du Beuvron et crée un jeu de digues afin de renforcer la protection de la place à l'ouest[1]. Cité défensive jusqu’à la fin du XVe siècle, Saint-James est une ville drapière du Xe au XVIIIe siècle[44], et une halte pour les pèlerins en direction du Mont-Saint-Michel.

Dans le cadre de la guerre de Cent Ans, début 1426, le connétable de Richemont ayant rejoint son frère le duc Jean V en Bretagne, vient y assiéger les Anglais, mais sans succès. Les Anglais occupèrent la place une quarantaine d'années[1]. Lors de la campagne de Normandie, en 1449, l'armée royale de Charles VII, commandé par le maréchal de Lohéac[44] reprend la ville au bout de six jours[45]. C'est à cette époque que la ville changea de nom et devient Saint-James[1].

Temps modernes

Lors des guerres de Religion, Saint-James devient une place forte de Montgommery[42].

Époque contemporaine

Pendant la chouannerie, la commune fut le théâtre de plusieurs affrontements entre les Républicains et les Chouans. Pendant toute la première moitié de l'année 1796, la commune resta aux mains des Chouans.

XXe siècle

La gare de Saint-James, au temps des Tramways normands.

La commune est desservie de 1901 à 1933 par une ligne de chemin de fer secondaire, celle d'Avranches à Saint-James, exploitée par les Tramways normands[46].

L'affaire criminelle Louis Charuel, une incroyable machination, s'est déroulée à Saint-James en 1958 et a été jugée aux assises de la Manche à Coutances[47].

XXIe siècle

Création de la commune nouvelle

En 2015, les douze communes de la communauté de communes de Saint-James, qui constituaient l'ex-canton de Saint-James, se lancent dans le projet de constitution d'une commune nouvelle ; neuf conseils municipaux (représentant 5 954 habitants) avaient dit oui mais trois s’étaient prononcés contre (représentant 1 211 habitants). Un vote qui imposait dès lors d’organiser un référendum auprès de la population à qui il appartenait de trancher. La population a refusé par un peu plus de 50 % des voix exprimées et le oui n'a été majoritaire que dans deux communes[48],[49].

Après ce coup d'arrêt, un autre projet a émergé et le , les sept conseils municipaux votent la constitution de la nouvelle commune[50].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

Saint-James se trouve dans l'arrondissement d'Avranches du département de la Manche.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Saint-James[51]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Saint-Hilaire-du-Harcouët

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Manche.

Intercommunalité

Saint-James était, avant la fusion de communes de 2017, le siège de la communauté de communes de Saint-James, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Les communes qui ont fusionné dans Saint-James en étaient également membres.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette petite intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie[52] dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats

Lors des élections municipales de 2014 dans la Manche, la liste DVD de Nathalie Panassié[53] est la seule candidate et obtient la totalité des 769 suffrages exprimés au premier tour. Sa liste est donc élue en totalité (23 conseillers municipaux dont 12 communautaires). Lors de ce scrutin, 36,55 % des électeurs se sont abstenus et 37,07 % d'entre eux ont voté blanc ou nul[54].

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Manche, la liste DVD menée par David Juquin obtient la majorité absolue des suffrages exprimés dans la commune nouvelle, avec 1 043 voix (50,73 %, 24 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires), devançant de 30 voix celle DVC menée par la maire sortante Carole Maheu, qui a recueilli 1 013 voix (49,27 %, 7 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 40,59 % des électeurs se sont abstenus[55].

Administration municipale

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires avant la fusion de 2017
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1808 C. Collin Deslongschamps    
1808 novembre 1816
(démission)
François de Carbonnel de Canisy   Propriétaire
Conseiller général de la Manche (1828 → 1830)
février 1817 1847
(démission)
Eugène Sursois   Médecin
Conseiller général de Saint-James (1836 → 1865)
novembre 1847 août 1848 P.M. Besnard-Locherie    
août 1848 novembre 1849 Eugène Sursois   Médecin
Conseiller général de Saint-James (1836 → 1865)
novembre 1849 1850 Louis Despreaux    
1850 1855 P.M. Besnard-Locherie    
1855 1874 Valentin Belloir    
1874 1888 Hippolyte Morel père Républicain Juge de paix
Conseiller général de Saint-James (1865 → 1874)
1888 1919 Hippolyte Morel fils Républicain Directeur du Crédit foncier de France
Sénateur de la Manche (1890 → 1898)
Conseiller général de Saint-James (1874 → 1922)
Président du conseil général de la Manche (1895 → 1922)
1919 1925 André Payen    
1925 1934 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1934 1935 Jules Gardin   Teinturier
1935 1945 Léon Legallais   Propriétaire des filatures Saint-James
1945 1954 Jacques Guesnier   Comptable, ancien adjoint au maire
1954 mars 1959 Martial Gérard   Quincaillier, ancien premier adjoint au maire
mars 1959 juillet 1982
(démission)
Charles Houssard   Notaire
Chevalier des Palmes académiques (1972)
juillet 1982 mars 1983 Louis Ménard   Commerçant
mars 1983[56] mars 2014 Michel Thoury[57] (1942-2015) CDS
puis UDF-FD
puis UMP[58]
Chirurgien dentiste
Conseiller régional de Basse-Normandie (1992 → 2010)
Conseiller général de Saint-James (1992 → 2001)
Vice-président du conseil général de la Manche (1998 → 2001)
Président de la CC de Saint-James (1989 → 2014)
Chevalier de la Légion d'honneur (2003)
mars 2014[59] décembre 2016 Nathalie Panassié DVD[58] Adjointe de direction au syndicat d'eau Baie bocage
3e vice-présidente de la CC de Saint-James (2014 → 2016)
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Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires de la commune nouvelle
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2017[60] mai 2020[61],[62] Carine Mahieu LR Enseignante
Première adjointe au maire de Carnet
6e vice-présidente de la CC de Saint-James (2014 → 2016)
Conseillère départementale de Saint-Hilaire-du-Harcouët (2015 → )
mai 2020[63] en cours David Juquin DVD Comptable
Vice-président de la CA Mont-Saint-Michel-Normandie (2020 → )[64]
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Pour la mandature 2020-2026, les maires délégués sont[63] :

  • Chantal de Saint-Denis à Argouges ;
  • Jean-René Guérin à Carnet ;
  • Chantal Turquetil à Montanel ;
  • Philippe Lehurey à Villiers-le-Pré ;
  • Michel Robidel à Vergoncey ;
  • Christine Deroyand à La Croix-Avranchin ;
  • David Juquin à Saint-James.

Jumelages

Équipements et services publics

Enseignement

  • Groupe scolaire public, 1 rue Haie-de-Terre.
  • Collège public Le Clos Tardif, rue Guillaume-le-Conquérant.
  • École et collège privés Immaculée-Conception.

Population et société

Démographie

La population des anciennes communes puis de la commune nouvelle est connue par les recensements menés régulièrement par l'Insee.

En 2023, la commune comptait 5 018 habitants[Note 7].

Évolution de la population
(de la totalité des communes déléguées jusqu'en 2016, puis de la commune nouvelle)  [modifier]
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2015 2016
5 3695 1545 1295 2585 0934 9895 0415 0615 006
Davantage d’informations - ...
2017 2018 2023 - - - - - -
4 9544 9025 018------
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(Sources : Insee à partir de 1968[65].)
Histogramme de l'évolution démographique
           Évolution de la population de la commune déléguée de Saint-James  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5152 5222 6662 6463 1043 2033 2363 2783 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2743 2703 2303 1993 0883 2493 2653 0672 965
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9962 7642 6242 2502 4122 3652 3022 3862 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2018
2 4152 4522 4892 7662 9762 9172 6782 7982 750
Davantage d’informations - ...
2019 - - - - - - - -
2 757--------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports

Saint-James possède une équipe de football, La Patriote Saint-Jamaise qui évolue en ligue de Normandie dans un championnat de niveau départemental (district).

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le château de la Palluelle.
Polissoir de Saint-Benoît.
L’orgue Merklin (construit en 1850 et restauré en 2012-2014) a été détruit par l’effondrement partiel de la voûte dans la nuit du au [69].
  • Église Saint-Benoît citée dès le VIIe et remaniée au XIXe siècle, à Saint-Benoît-de-Beuvron et réaménagée en centre culturel. Elle abrite une statue de saint Benoît du XIXe.
  • Oratoire Saint-Benoît.
  • Château de la Paluelle, de style Louis XIII, des XVe – XVIIe siècles et son parc inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [70], qui a été restauré par un mécène américain.
  • Terrassement et site fossoyé de l'ancien château fort de Saint-James au niveau de l'actuelle place du calvaire, et emplacement, au bout du chemin des Métaieries, d'une partie de l'ancienne haie de terre[71] qui reliait les deux rivières afin de barrer le passage côté Bretagne[1] et qui servit à se protéger des incursions normandes et fut réaménagée par les premiers ducs[44].
  • Vestiges de l'enceinte urbaine. Les fortifications furent démolies au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. D'anciennes rues reprennent le tracé des anciens remparts[44], comme la rue du Fort, bâtiment aujourd'hui disparu, ou la place des douves devenue celle du Monument aux Morts. Seuls vestiges : la Tour de la Redoute[1].
  • Manoir de la Haye de terre des XVIe – XVIIe siècle.
  • Lavoir du Reclus, restauré en 2000.
  • Mairie (1860), bâtie comme un « château » et flanquée de quatre tourelles.
  • Pigeonnier au manoir des Guitons.
Pour mémoire
  • Prieuré Saint-Jacques fondé par le duc de Normandie Richard II[44].
  • Il y eut jusqu'à treize moulins sur le territoire de Saint-James.

Parcs et espaces verts

La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[72].

Activité et manifestations

Il s'y tient en septembre et cela depuis le Moyen Âge une foire annuelle dite de la Saint-Macé[41].

Personnalités liées à la commune

  • Sylvestre de La Cervelle (Saint-James-de-Beuvron, date inconnue - Coutances, 1386), évêque de Coutances
  • Pierre Loysel (1751-1813), homme politique né à Saint-James, député de l'Aisne puis député de la Manche.
  • Pierre Louis Pinel, (Saint-James, 1761 - 1838), homme politique, maire d'Avranches et député de la Manche au Conseil des Cinq-Cents.
  • Hippolyte Morel (Saint-Malo, 1846 - Paris, 1922), maire de Saint-James, député puis sénateur de la Manche, Sous-Gouverneur de la Banque de France puis Gouverneur du Crédit foncier de France. Il est marié avec Geneviève Rouland, petite fille de Gustave Rouland, Ministre de l'instruction publique et des cultes sous Napoléon III puis Gouverneur de la Banque de France.
  • Louis Ravalet (Pontaubault, 1924 - Saint-James, 2009), médecin, coauteur de Pontaubault 1944 : naissance d'une amitié franco-américaine avec W.H. Turner[73]. Fondateur de la maison médicale de Saint-James.
  • Francis Goré (Saint-James, 1883 - 1954), missionnaire au Tibet
  • Michel Thoury (Saint-Hilaire-du-Harcouët, 1942 - 2015), homme politique français et dentiste de profession. En plus de nombreux mandats au conseil général de la Manche et au conseil régional de Basse-Normandie, Michel Thoury a notamment été maire de Saint-James sans interruption de 1983 à 2014. Il est connu comme homme de terrain, gérant les dossiers au plus proche de ses administrés. Il disparaît tragiquement dans un accident de la route en 2015.

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Saint-James Blason
De gueules à la porte coulissée d'argent flanquée de deux tours d'or, celle de senestre plus élevée que l'autre, le tout maçonné de sable, accompagné de quatre coquilles aussi d'argent, une en chef et trois ordonnées 2 et 1 en pointe[74].
Détails
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Voir aussi

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Bibliographie

  • Jean-Pierre Bagot Sylvère, Promenade à travers l'histoire de Saint-James, Éditions Charles Corlet, 2011.
  • Jean-Pierre Bagot Sylvère, Saint-James de 1944 à nos jours, Éditions Charles Corlet, 2013.
  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 202-203.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 548.
  • Paul Lecacheux , Histoire religieuse, civile et militaire de Saint-James-de-Beuvron, depuis sa fondation jusqu'à nos jours…, par V. Ménard, Bibliothèque de l'école des chartes, 1897, vol. 58, no 1, p. 690–691. [lire en ligne (page consultée le 26 mai 2010)].

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

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