Saint-Maulvis

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Maulvis est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Maulvis
Saint-Maulvis
L'église domine le village, du haut du plateau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes Somme Sud-Ouest
Maire
Mandat
Marcel Malivoir
2020-2026
Code postal 80140
Code commune 80709
Démographie
Gentilé Malvisiens, Malvisiennes
Population
municipale
279 hab. (2023 en évolution de +4,49 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 21″ nord, 1° 50′ 11″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 157 m
Superficie 6,21 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Poix-de-Picardie
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Maulvis
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Saint-Maulvis
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Paysage de la commune, vu depuis la butte de l'église.

Géographie

Localisation

Saint-Maulvis est un village picard du Vimeu.

À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à km au sud-est de Oisemont[1], km au nord-est de Beaucamps-le-Vieux[2], 10 km au sud-ouest d'Airaines[3], 22 km au sud d'Abbeville[4] et à 33 km à l'ouest d'Amiens[5].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

Les communes limitrophes sont Andainville, Arguel, Avesnes-Chaussoy, Épaumesnil, Fresneville, Fresnoy-Andainville et Frettecuisse.

Géologie et relief

Deux vallons parallèles et orientés nord-ouest, sud-est donnent du relief au village. L'un de ces vallons se nomme le fond Féret (ou Duval). Le point culminant se trouve au moulin Féret, à 147 m d'altitude, déjà inhabité en 1899[6].

Une couche de craie marneuse, traversée par des bancs de silex, s'étend sous la terre végétale, argileuse et assez épaisse. Au sud-ouest du village, l'argile est d'un aspect ferrugineux. Un chemin en a reçu le nom de « chemin Rouge »[6].

Une nappe d'eau alimentant les puits se trouvait généralement vers 35 mètres de profondeur en 1899. Saint-Maulvis était à cette époque considéré comme complètement déshéritée par la nature qui ne lui avait même pas donné un mince filet d'eau[6].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Maulvis[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 815 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 8 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Maulvis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74 %), prairies (16,8 %), zones urbanisées (9,2 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

Un écart où se trouve une petite industrie, la Pannerie ou Panneterie (tuilerie et briqueterie : les pannes sont les tuiles picardes), ne compte plus que trois habitants en 1899[6].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes S. Mauvil (1271) ; S. Mauvil en Vimeu (1354) ; Sanctus Mauvilius (1301) ; S. Mauvils (1342) ; Sanctus Mauvitius (1301) ; S. Mauvil (1337) ; Saint Maulviz (1507) ; S. Maulvy (1521) ; Saint Mauvis (1646) ; Saint Maunil (1648) ; S. Maulvis (1657) ; S. Mauvais (1764) ; S. Mauluys (1695)[21].

L'hagiotoponyme Saint-Mauvil, Saint-Mauvils, Saint-Mauvilz serait la corruption de Saint-Mesnelé, du nom du patron de la paroisse[6].

Histoire

Un casque ancien, trouvé lors de travaux de terrassement prouverait une occupation à l'époque gauloise. Ce casque est déposé au musée de Picardie à Amiens[6].

Le pays a été évangélisé par un abbé d'Auvergne, saint Mesnelé[6].

Durant la guerre franco-allemande de 1870, deux jeunes du village sont morts au combat[6].

Circonscriptions d'Ancien Régime

La paroisse relevait du doyenné d'Airaines, puis d'Hornoy, archidiocèse de Ponthieu, diocèse d'Amiens[22].

Dans l'ordre civil et militaire, le village était sous l'autorité du prévôt de Vimeu, bailliage d'Amiens, élection d'Amiens, intendance de Picardie, du grenier à sel d'Amiens, puis d'Aumale, en 1726[22].

Les Hospitaliers

Panneau d'informations sur l'ordre religieux de Saint-Jean de Jérusalem.

Une importante commanderie appartenant aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem y existait dès avant 1179. Son commandeur était le seigneur de Saint-Maulvis qui exerçait « toutes justices » sur 22 villages[6].

Lors de la guerre de Cent Ans, le village fut totalement incendié (seule la forteresse abritant des gens d'armes en 1350 ne fut pas détruite) et resta inhabité durant seize ans. Dès lors, les revenus de la commanderie s'en trouvèrent tellement réduits que le grand prieur de France, Guillaume de Mailloc, convoqua un chapitre général à Paris en 1357[6].

En 1447, au moment de la trêve entre Français et Anglais, le commandeur, frère Jean du Fay, fit constater dans un censier que toutes les maisons avaient été brûlées[6]. Les coutumes locales sont rédigées le [6]. Florimond de Biencourt fait construire un château en 1540. On le voit encore en 1710[6].

À la Révolution française, les domaines de la commanderie et de la seigneurie sont morcelés et vendus[6].

Politique et administration

Mairie et ancienne école, sur la place communale.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouvait jusqu'en 2009 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. De 2009 à 2016, elle est intégrée à l'arrondissement d'Abbeville, avant de réintégrer le l'arrondissement d'Amiens[23]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton d'Oisemont[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Poix-de-Picardie.

Intercommunalité

La commune était membre de la petite communauté de communes de la Région d'Oisemont (CCRO), créée au .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Ce projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Sud-Ouest Amiénois, du Contynois et de la région d'Oisemont », le nouvel ensemble de 37 412 habitants regroupant 120 communes[25],[26]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en [27], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion[28].

La communauté de communes Somme Sud-Ouest (CC2SO), dont est désormais membre la commune, est ainsi créée au [29].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[30]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Lyonel Dassonville    
mars 2001 mars 2008 Renée Goffetre    
mars 2008[31] 2020 Jean-Philippe Bauden[32]    
2020[33] en cours
(au 8 octobre 2020)
Marcel Malivoir    
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].

En 2023, la commune comptait 279 habitants[Note 4], en évolution de +4,49 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
807768812753798786758697720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722684638599574554525502483
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455431394392371316314303298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
350293294242205226246259268
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
276279-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune a été associée avec Fresneville au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal[37]. En matière d'enseignement primaire, les enfants du village relèvent depuis 2014 du regroupement pédagogique concentré organisé à l'école publique d'Oisemont destinée à accueillir 300 élèves. La compétence scolaire est mise en œuvre par la communauté de communes Somme Sud-Ouest[38],[39].

Équipements communaux

La commune a racheté en 2011 les locaux d'un ancien café et l'a rénové pour en faire une salle des fêtes de 450 m2, qui a été livrée en 2018[40].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Maulvis.
  • Chapelles familiales funéraires, route d'Épaumesnil :
    • familles Calippe-Pruvost, en brique, datée de 1872 ;
    • famille Delamotte, de 1872.
  • Chapelle de dévotion et funéraire, route de Fresnoy-Andainville, datée de 300 ans. Dédiée à Notre-Dame de la Bonne Mort, elle est bâtie en brique et torchis. Un chirurgien y a été inhumé en 1849[45].
  • Bois de la Corroie, qui aurait été un lieu de sabbats au Moyen Âge et à la Renaissance[46].

Personnalités liées à la commune

Le Pierre l'Ermite de Gédéon de Forceville à Amiens.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Pierre-Louis Limichin, Le canton d'Oisemont, histoire et archéologie, édit. Vague Verte, collection Jusant, 178 pages, . (ISBN 978-2-913924-93-2)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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