Saint-May
commune française du département de la Drôme
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Saint-May est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-May | |||||
Vue sur le village. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Nyons | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale | ||||
| Maire Mandat |
Alain Labrot 2020-2026 |
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| Code postal | 26510 | ||||
| Code commune | 26318 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Mayens, Saint-Mayennes | ||||
| Population municipale |
32 hab. (2023 |
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| Densité | 3,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 25′ 39″ nord, 5° 19′ 09″ est | ||||
| Altitude | Min. 382 m Max. 1 173 m |
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| Superficie | 10,23 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Nyons et Baronnies | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| modifier |
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Géographie
Localisation
Située au nord-ouest de Nyons, dans la partie méridionale du département de la Drôme, la commune de Saint-May est rattachée à la communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale.
Communes limitrophes
| Villeperdrix | Villeperdrix Cornillon-sur-l'Oule |
Cornillon-sur-l'Oule | ||
| Sahune | N | Rémuzat | ||
| O Saint-May E | ||||
| S | ||||
| Montréal-les-Sources | Le Poët-Sigillat | Rémuzat |
Relief et géologie
- sites particuliers
- Les gorges de l'Eygues[1], d'une longueur d'environ 8 km, forment un étroit défilé où il n'y a de place que pour l'Eygues et la route nationale. Elles sont bordées de rochers à pic d'où dévalent au printemps, de nombreux ruisseaux en cascades[réf. nécessaire].
- Le Trou du bœuf (dans le rocher) avec cascades[1].
- L'Abîme, rocher (1891)[2].
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 954 mm, avec 7,6 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rémuzat à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 889,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,8 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-May est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (64,6 %), forêts (24,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

Toponymie
Attestations
Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :
- 1183 : mention du prieuré : monasterium Sancti Marii (Massures de l'Île-Barbe, 117).
- 1251 : Sancti Marii castrum (cartulaire de l'Île-Barbe).
- 1262 : mention du prieuré : prioratus Sancti Marri (cartulaire de l'Île-Barbe, 62).
- 1529 : Sant Mays (archives hosp. de Crest).
- 1705 : Sainct Mary (dénombrement du royaume).
- 1891 : Saint-May, commune du canton de Rémuzat.
Étymologie
Le toponyme Saint-May dérive de saint Marius[14], premier abbé de l'abbaye de Bodon[réf. nécessaire].
Histoire
Du Moyen Âge à la Révolution
Au début du VIe siècle, une abbaye est fondée par saint Marius, Orléanais appelé par le premier évêque de Sisteron pour renforcer la communauté chrétienne de Sisteron.
L'abbaye, d'abord placée sous le patronage de saint Benoît dont elle suivait la règle, prit ensuite le nom de son fondateur.
La vallée garda le nom de Benoît, évoluant en Val-Bodon, ou Val-Benoit. Elle formait une enclave entre les diocèses de Gap, Vaison et Die. Cette enclave, appelée le Petit Diocèse, était administrée par l'évêque de Sisteron[15].
La seigneurie : au point de vue féodal, Saint-May est une terre du comté de Provence et du fief des abbés de l'Île-Barbe, dont la seigneurie appartenait au prieur du lieu[13].
En 850 ou 851, l'évêque Jean II de Sisteron donne plusieurs églises du Val-Bodon à l'abbaye Saint-May[16].
Au début du IXe siècle, l'évêque Arnulphe de Sisteron transfère les reliques de saint Mary à Forcalquier[17].
Au XIIIe siècle, l'abbaye dépendait de l'abbaye de l'Île Barbe[15].
Avant 1790, Saint-May était une paroisse du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, sénéchaussée, viguerie et diocèse de Sisteron.
Son église était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation de l'Île-Barbe, ayant remplacé dès le VIIIe siècle l'abbaye de Bodon (voir Saint-Laurent), et dont le titulaire était décimateur et collateur dans la paroisse[13].
Abbaye de Bodon
Dictionnaire topographique du département de la Drôme[18] :
- (non daté)[réf. nécessaire] : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Bodanense (ancien bréviaire de Sisteron).
- IXe siècle : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Badonense (Martyr. d'Adon).
- (non daté)[réf. nécessaire] : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Babense (Martyr. romain).
- 1380 : mons Sancti Marii (archive du Rhône, fonds de l'Île-Barbe).
- XVIIe siècle : mention de l'abbaye de Bodon : Bodanensis abbatia conversa est in prioratu Insulae Barbarae (Mabillon, I, 132).
- 1701 : Beuvons (Baillet, Vie des saints, II, 384).
- 1777 : Beuvoux (Papon, Histoire de Provence, I, 274).
- 1891 : Saint-Laurent, mont, chapelle et hameau de la commune de Saint-May.
L'abbaye fut fondée au VIe siècle par saint Marius et ruinée deux cents ans plus tard. Elle fut convertie ensuite en un simple prieuré de la dépendance de l'abbaye de l'Île-Barbe[18].
De la Révolution à nos jours
En 1790, la commune est comprise dans le canton de Rémuzat[13].
Politique et administration
Tendance politique et résultats
Administration municipale
Liste des maires
Rattachements administratifs et électoraux
Politique environnementale
Finances locales
Jumelages
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].
En 2023, la commune comptait 32 habitants[Note 2], en évolution de −17,95 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Services et équipements
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Santé
Manifestations culturelles et festivités
- Fête : le [1].
Loisirs
Sports
Médias
Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :
- Presse écrite
- Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
- L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
- Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
- Presse audio-visuelle
- France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.
Cultes
Économie
En 1992 la commune produisait de la lavande, des oliviers,des fruits (vergers) et des ovins[1].
Tourisme
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Ancien village pittoresque sur un promontoire[1].
- Fontaine avec inscription[1].
- Église rustique[1] de Saint-May, récemment restaurée[réf. nécessaire].
- Cimetière du village, construit sur la plate-forme d'un ancien donjon. Les tombes s'y serrent de guingois[réf. nécessaire].
Au quartier Saint-Laurent : ruines de l'abbaye de Bodon (fondée au VIe siècle) : portique avec colonnes, fenêtres gothiques, sculptures[1].
- Elle est située sur le plateau Saint-Laurent, à 2 km du village de Saint-May.
- Elle était l'une des plus anciennes des Gaules. Sarrasins, Lombards, Saxons, Hongrois la saccagèrent tout à tour. Les guerres de Religion la détruisirent entièrement. Il n'en reste plus que des ruines éparses. La chapelle Saint-Marius, aménagé dans l'ancien réfectoire des moines, est dédiée à saint Marius, premier abbé de l'abbaye de Bodon[réf. nécessaire].
Patrimoine culturel
Le feuilleton Fabien de la Drôme diffusé en 1983 sur Antenne 2 fut tourné dans le village et ses alentours[réf. nécessaire].
Patrimoine naturel

- Site de coquillage pétrifiés[1].
- Les falaises environnantes, comme le rocher du Caire, abritent plusieurs nids de vautours fauves (Gyps fulvus) réintroduits en 1996 depuis la commune voisine de Rémuzat située en contrebas.
- Selon la légende, les vautours recherchent toujours le corps du saint qui avait été caché dans une cavité du rocher du Caire avant d'être transféré à Forcalquier.
- En saison, on peut aussi voir des vautours moines (Aegypius monachus) et des vautours percnoptères (Neophron percnopterus)[réf. nécessaire].
- Grottes[1].
Personnalités liées à la commune
- saint Marius (fin du Ve siècle-début du VIe siècle), premier abbé de l'abbaye de Bodon.
Héraldique, logotype et devise
| Blason | De sinople à deux fasces ondées d'argent surmontées d'un rocher du même[réf. nécessaire]. |
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|---|---|---|
| Détails | L'Armorial des Communes de Provence (L. de Bresc) et l'Armorial de Charles d'Hozier mentionnent le blason décrit en alias[réf. nécessaire]. |
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| Alias |
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Saint-May sur le site de l'Institut géographique national / page archivée depuis 2011.
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

