Saint-May

commune française du département de la Drôme From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-May est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-May
Saint-May
Vue sur le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Alain Labrot
2020-2026
Code postal 26510
Code commune 26318
Démographie
Gentilé Saint-Mayens, Saint-Mayennes
Population
municipale
32 hab. (2023 en évolution de −17,95 % par rapport à 2017)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 39″ nord, 5° 19′ 09″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 1 173 m
Superficie 10,23 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Rémuzat (avant mars 2015)

Localisation
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Saint-May
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    Géographie

    Localisation

    Située au nord-ouest de Nyons, dans la partie méridionale du département de la Drôme, la commune de Saint-May est rattachée à la communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale.

    Communes limitrophes

    Rose des vents Villeperdrix Villeperdrix
    Cornillon-sur-l'Oule
    Cornillon-sur-l'Oule Rose des vents
    Sahune N Rémuzat
    O    Saint-May    E
    S
    Montréal-les-Sources Le Poët-Sigillat Rémuzat

    Relief et géologie

    sites particuliers
    • Les gorges de l'Eygues[1], d'une longueur d'environ km, forment un étroit défilé où il n'y a de place que pour l'Eygues et la route nationale. Elles sont bordées de rochers à pic d'où dévalent au printemps, de nombreux ruisseaux en cascades[réf. nécessaire].
    • Le Trou du bœuf (dans le rocher) avec cascades[1].
    • L'Abîme, rocher (1891)[2].

    Hydrographie

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 954 mm, avec 7,6 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rémuzat à 3 km à vol d'oiseau[9], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 889,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,8 °C, atteinte le [Note 1].

    Voies de communication et transports

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Saint-May est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (64,6 %), forêts (24,1 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Morphologie urbaine

    Le village de Saint-May.

    Toponymie

    Attestations

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

    • 1183 : mention du prieuré : monasterium Sancti Marii (Massures de l'Île-Barbe, 117).
    • 1251 : Sancti Marii castrum (cartulaire de l'Île-Barbe).
    • 1262 : mention du prieuré : prioratus Sancti Marri (cartulaire de l'Île-Barbe, 62).
    • 1529 : Sant Mays (archives hosp. de Crest).
    • 1705 : Sainct Mary (dénombrement du royaume).
    • 1891 : Saint-May, commune du canton de Rémuzat.

    Étymologie

    Le toponyme Saint-May dérive de saint Marius[14], premier abbé de l'abbaye de Bodon[réf. nécessaire].

    Histoire

    Du Moyen Âge à la Révolution

    Au début du VIe siècle, une abbaye est fondée par saint Marius, Orléanais appelé par le premier évêque de Sisteron pour renforcer la communauté chrétienne de Sisteron.
    L'abbaye, d'abord placée sous le patronage de saint Benoît dont elle suivait la règle, prit ensuite le nom de son fondateur.
    La vallée garda le nom de Benoît, évoluant en Val-Bodon, ou Val-Benoit. Elle formait une enclave entre les diocèses de Gap, Vaison et Die. Cette enclave, appelée le Petit Diocèse, était administrée par l'évêque de Sisteron[15].

    La seigneurie : au point de vue féodal, Saint-May est une terre du comté de Provence et du fief des abbés de l'Île-Barbe, dont la seigneurie appartenait au prieur du lieu[13].

    En 850 ou 851, l'évêque Jean II de Sisteron donne plusieurs églises du Val-Bodon à l'abbaye Saint-May[16].

    Au début du IXe siècle, l'évêque Arnulphe de Sisteron transfère les reliques de saint Mary à Forcalquier[17].

    Au XIIIe siècle, l'abbaye dépendait de l'abbaye de l'Île Barbe[15].

    Avant 1790, Saint-May était une paroisse du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, sénéchaussée, viguerie et diocèse de Sisteron.
    Son église était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation de l'Île-Barbe, ayant remplacé dès le VIIIe siècle l'abbaye de Bodon (voir Saint-Laurent), et dont le titulaire était décimateur et collateur dans la paroisse[13].

    Abbaye de Bodon

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[18] :

    • (non daté)[réf. nécessaire] : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Bodanense (ancien bréviaire de Sisteron).
    • IXe siècle : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Badonense (Martyr. d'Adon).
    • (non daté)[réf. nécessaire] : mention de l'abbaye de Bodon : monasterium Babense (Martyr. romain).
    • 1380 : mons Sancti Marii (archive du Rhône, fonds de l'Île-Barbe).
    • XVIIe siècle : mention de l'abbaye de Bodon : Bodanensis abbatia conversa est in prioratu Insulae Barbarae (Mabillon, I, 132).
    • 1701 : Beuvons (Baillet, Vie des saints, II, 384).
    • 1777 : Beuvoux (Papon, Histoire de Provence, I, 274).
    • 1891 : Saint-Laurent, mont, chapelle et hameau de la commune de Saint-May.

    L'abbaye fut fondée au VIe siècle par saint Marius et ruinée deux cents ans plus tard. Elle fut convertie ensuite en un simple prieuré de la dépendance de l'abbaye de l'Île-Barbe[18].

    De la Révolution à nos jours

    En 1790, la commune est comprise dans le canton de Rémuzat[13].

    Politique et administration

    Tendance politique et résultats

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 2014 Francis Rieu    
    2014 2020 Jean-Marc Bouvier DVG agriculteur
    2020 en cours
    (au 25 novembre 2020)
    Alain Labrot[19]    
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Politique environnementale

    Finances locales

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

    En 2023, la commune comptait 32 habitants[Note 2], en évolution de −17,95 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    213196234277283307265245226
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    210196185162164161145137138
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    13613713811410293927059
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    624942494440484743
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    413332------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Services et équipements

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Santé

    Manifestations culturelles et festivités

    • Fête : le [1].

    Loisirs

    Sports

    Médias

    Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

    • Presse écrite
      • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
      • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
      • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
    • Presse audio-visuelle
      • France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.

    Cultes

    Économie

    En 1992 la commune produisait de la lavande, des oliviers,des fruits (vergers) et des ovins[1].

    Tourisme

    Revenus de la population et fiscalité

    Emploi

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Ancien village pittoresque sur un promontoire[1].
    • Fontaine avec inscription[1].
    • Église rustique[1] de Saint-May, récemment restaurée[réf. nécessaire].
    • Cimetière du village, construit sur la plate-forme d'un ancien donjon. Les tombes s'y serrent de guingois[réf. nécessaire].

    Au quartier Saint-Laurent : ruines de l'abbaye de Bodon (fondée au VIe siècle) : portique avec colonnes, fenêtres gothiques, sculptures[1].

    • Elle est située sur le plateau Saint-Laurent, à km du village de Saint-May.
    • Elle était l'une des plus anciennes des Gaules. Sarrasins, Lombards, Saxons, Hongrois la saccagèrent tout à tour. Les guerres de Religion la détruisirent entièrement. Il n'en reste plus que des ruines éparses. La chapelle Saint-Marius, aménagé dans l'ancien réfectoire des moines, est dédiée à saint Marius, premier abbé de l'abbaye de Bodon[réf. nécessaire].

    Patrimoine culturel

    Le feuilleton Fabien de la Drôme diffusé en 1983 sur Antenne 2 fut tourné dans le village et ses alentours[réf. nécessaire].

    Patrimoine naturel

    Rocher de Saint-May.
    • Site de coquillage pétrifiés[1].
    • Les falaises environnantes, comme le rocher du Caire, abritent plusieurs nids de vautours fauves (Gyps fulvus) réintroduits en 1996 depuis la commune voisine de Rémuzat située en contrebas.
    Selon la légende, les vautours recherchent toujours le corps du saint qui avait été caché dans une cavité du rocher du Caire avant d'être transféré à Forcalquier.
    En saison, on peut aussi voir des vautours moines (Aegypius monachus) et des vautours percnoptères (Neophron percnopterus)[réf. nécessaire].

    Personnalités liées à la commune

    • saint Marius (fin du Ve siècle-début du VIe siècle), premier abbé de l'abbaye de Bodon.

    Héraldique, logotype et devise

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Saint-May Blason
    De sinople à deux fasces ondées d'argent surmontées d'un rocher du même[réf. nécessaire].
    Détails
    L'Armorial des Communes de Provence (L. de Bresc) et l'Armorial de Charles d'Hozier mentionnent le blason décrit en alias[réf. nécessaire].
    Alias
    Blason à dessiner
    Blason à dessiner
    De sinople au rocher d'argent posé entre deux rivières du même mouvant des deux flancs, se joignant à la pointe, le rocher sommé d'une colombe essorante d'argent, becquée et membrée de gueules[24].
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    Annexes

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    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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