Saint-Memmie
commune française du département de la Marne
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Saint-Memmie est une commune française située dans le département de la Marne, en région Grand Est.
| Saint-Memmie | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Marne |
| Arrondissement | Châlons-en-Champagne |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne |
| Maire Mandat |
Sylvie Butin 2020-2026 |
| Code postal | 51470 |
| Code commune | 51506 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mengeots |
| Population municipale |
5 441 hab. (2023 |
| Densité | 430 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 57′ 13″ nord, 4° 23′ 02″ est |
| Altitude | Min. 80 m Max. 93 m |
| Superficie | 12,64 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Châlons-en-Champagne (banlieue) |
| Aire d'attraction | Châlons-en-Champagne (commune du pôle principal) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Châlons-en-Champagne-3 |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairie-saint-memmie.fr |
| modifier |
|
Ses habitants sont des Mengeots et Mengeottes.
Géographie
Localisation
La commune de Saint-Memmie fait partie de l'agglomération de Châlons-en-Champagne. Elle est traversée par le Mau et la N 44.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Châlons-en-Champagne, Courtisols, L'Épine et Sarry.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Mau[1],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 657 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fagnières à 5 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 632,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,5 | 0,6 | 2,6 | 4,8 | 8,5 | 11,3 | 13,4 | 13,2 | 10,1 | 7,5 | 3,8 | 1,4 | 6,5 |
| Température moyenne (°C) | 3,4 | 4,1 | 7,3 | 10,4 | 14,1 | 17,2 | 19,6 | 19,4 | 15,7 | 11,7 | 6,9 | 4,1 | 11,2 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,2 | 7,6 | 12 | 16 | 19,7 | 23,1 | 25,9 | 25,6 | 21,2 | 16 | 10 | 6,7 | 15,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−21 06.01.1985 |
−14,6 07.02.1991 |
−12,4 01.03.05 |
−5,2 11.04.03 |
−0,7 08.05.1997 |
0,3 04.06.1991 |
4 22.07.1980 |
3,6 28.08.1979 |
0,8 17.09.1971 |
−4 17.10.1992 |
−13 24.11.1998 |
−18 29.12.1976 |
−21 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,9 05.01.1999 |
20,5 27.02.19 |
24,9 30.03.21 |
28,7 20.04.18 |
32,3 28.05.17 |
36,7 28.06.11 |
41,8 25.07.19 |
41,1 12.08.03 |
34,1 05.09.23 |
28,4 13.10.23 |
21,8 07.11.15 |
16,8 16.12.1989 |
41,8 2019 |
| Précipitations (mm) | 49,4 | 44,1 | 43,7 | 43,4 | 55,2 | 56,5 | 56,2 | 56,5 | 49 | 59,5 | 55,4 | 63,4 | 632,3 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
21,2 18.01.1998 |
35,7 25.02.1997 |
28 08.03.23 |
41,5 08.04.22 |
49,2 13.05.1985 |
45,4 02.06.1992 |
56,4 05.07.1972 |
52 15.08.10 |
50,5 13.09.17 |
41,6 10.10.1981 |
37,3 15.11.1997 |
32,3 05.12.1988 |
56,4 1972 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Memmie est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Châlons-en-Champagne[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châlons-en-Champagne, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[13]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,6 %), zones urbanisées (12,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,1 %), forêts (3,7 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Spelunca deserti, quæ vocabatur Buxeria, a civitate fere milliario uno distans (fin du viie siècle ?) ; Ecclesia Sancti Memmii (vers 948) ; Sanctus Memmius (1214) ; Sanctus Mancius Cathalaunensis (vers 1220) ; Saint-Mange de Chaalons, Saint-Mange (1231) ; Sanctus Memmius Cathalaunensis (vers 1252) ; Saint-Mange lez Chalons (1286) ; Saint-Menge (1323) ; Sanctus Mangius Cathalaunensis (1346) ; Sainct-Menge emprez Chaalons (1368) ; Saint-Menge lez Chaalons (1376) ; Monasterium Sancti Memmii in suburbio Cath (1389) ; Saint-Memje lez Chaalons (1509) ; Saint-Mesme de Chalons (milieu du xvie siècle) ; L'abbaye de S.-Mange ou St-Memmie-lez-Chaalons (1563) ; Monasterium Sancti Memmiextra et prope muros Cathal (1626) ; Sainct-Memie-lez-Chaalons (1628) ; Saint-Menje-lez-Chaalons (1636) ; Brutus (1793) ; Mengeval (1794)[17].
Saint-Memmie est un hagiotoponyme qui fait référence à Memmie de Châlons ou Menge, premier évêque de Châlons-en-Champagne.
Histoire
Une importante nécropole se trouvait au lieu-dit le Chemin des Dats, sur la limite l'Epine, à droite et en léger surplomb du Mau. Sur ce lieu, plus de cent sépultures ont été fouillées par Bossus (1894-95), l'abbé Favret, Schmit[18] et Lemoine (~1904) et mirent aussi au jour des traces d'habitations, de silos.
- Vase avifore du le chemin des Dats
- Le monument aux morts.
Les objets datent du Ve siècle av. J.-C. mais aucune datation, plus ancienne, n'est précisée pour les habitations (néolithiques ?)[19]. Une autre fouille eut lieu rue du Pont-Alips et pourrait être la limite de la tombe à char de Châlons.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Brutus[20].
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : d'azur à la croix alésée cantonnée au premier d'une lettre S capitale et au quatrième d'une lettre M capitale, le tout d'or. |
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].
En 2023, la commune comptait 5 441 habitants[Note 6], en évolution de −1,27 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie communale
- Ville fleurie : trois fleurs.
- La ville accueille le Saint-Memmie Olympique, club de football féminin.
Lieux et monuments

- L'abbaye Saint-Memmie de Châlons.
- L'église Saint-Memmie (troisième tiers du XIXe siècle). Tombeau de saint Memmie, premier évêque de Châlons-en-Champagne. Ensemble de vitraux XIXe siècle (Vermonet-Pommery et Marquant-Vogel, verriers à Reims). Orgue de tribune de Jean Blési, de 1887. Belles pierres tombales XIIe – XIIIe siècles (MH) (deux d'entre elles désormais recouvertes par une moquette collée)[28].
- L'hôtel de ville : ancien petit séminaire. Bâtiments des architectes Cl. M. de Granrut puis Vagny et Collin. Grande chapelle (espace culturel) avec de belles pierres tombales provenant de la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Châlons.
- Le Fontenay : intéressante construction des années 1820.
- L'habitat traditionnel champenois en craie et torchis dans le vieux Saint-Memmie.
Personnalités liées à la commune
- Memmie de Châlons, premier évêque de Châlons-en-Champagne (IIIe siècle) ;
- Estelle Faguette, (1843-1929), mystique[29] ;
- Eugène Harot (1881-1967), architecte en chef des monuments historiques ;
- Michaël Gregorio, imitateur, a vécu dans la commune de 2002 à 2007[30],[31] ;
- Marinette Pichon, championne de France de football en 2006.
Voir aussi
Article lié
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Anciennes vues de la ville
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

