Saint-Pierre-la-Roche

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Pierre-la-Roche est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Pierre-la-Roche
Saint-Pierre-la-Roche
Les Molières, quartier de Saint-Pierre-la-Roche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Stéphanie Labeille
2020-2026
Code postal 07400
Code commune 07283
Démographie
Population
municipale
67 hab. (2023 en évolution de +13,56 % par rapport à 2017)
Densité 6,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 02″ nord, 4° 37′ 27″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 711 m
Superficie 9,92 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pouzin
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Pierre-la-Roche
Liens
Site web www.saint-pierre-la-roche.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Géographie

    Situation et description

    Saint-Pierre-la-Roche est une petite commune à vocation essentiellement rurale située entre l'agglomération de Privas et la vallée du Rhône. La commune est rattachée à la communauté de communes Ardèche Rhône Coiron.

    Communes limitrophes

    Rose des vents Rochessauve Saint-Bauzile Rose des vents
    Berzème N
    O    Saint-Pierre-la-Roche    E
    S
    Sceautres Saint-Martin-sur-Lavezon

    Géologie et relief

    La commune est positionnée sur le rebord oriental du plateau du Coiron, une vaste table volcanique de basalte qui appartient au domaine de la moyenne montagne ardéchoise.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 175 mm, avec 7,5 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Berzème à km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 167,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Hydrographie

    Le territoire communal est traversé par le Lavézon, petite rivière qui prend sa source sur le plateau du Coiron pour ensuite rejoindre le Rhône.

    Voies de communication

    Le territoire est traversé par la route départementale 213 (RD213).

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Entériou, Aubespy, Baratier, Beaupré, Beauthéac, Baravelle, les Boussous, Chambezon (Chambeyson), Cruon, les Faysses, le Gampon, Gauthier, la Grangette, Mercoyrol, les Molières, Plantier, la Roche, Similié, Vernet[11].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Saint-Pierre-la-Roche est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,1 %), prairies (29,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,6 %)[16].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques naturels

    Risques sismiques

    L'ensemble du territoire de la commune de Saint-Pierre-la-Roche est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais non loin de la limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[17].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[18]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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    Autres risques

    Toponymie

    Histoire

    Moyen Âge

    Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Saint-Pierre-la-Roche – qui doit sa dénomination au pic volcanique dominant son hameau principal – s'intitulait également Sancti Petri de Rupe en 1275 puis Saint-Pierre de Barrès ou Barry au XVIIIe siècle. Elle correspondait à la baronnie de Barrès ou Barry, également dénommée la baronnie de Saint-Pierre de Barry. Néanmoins, lors de l'établissement des "estimes" de 1464, c'est sous l'intitulé de Saint-Pierre-la-Roche qu'elle fut désignée par les agents que Charles des Astards, bailli du Vivarais, dépêcha dans chacune des paroisses afin d'actualiser l'assiette de l'aide, l'impôt royal ordinaire, plus communément appelé la taille[19].

    À la fin du Moyen Âge, la baronnie de Saint-Pierre de Barrès relevait des comtes de Valentinois, représentés par un capitaine-châtelain officiant également au Pouzin. Au début du XVIIe siècle, cette charge était détenue par Mathieu de Chambaud, seigneur de Charrier[20]. Deux consuls administraient la communauté[21].

    En conséquence du testament, le 12 juin 1419, de Louis II de Poitiers, comte de Valentinois, en faveur du Dauphin Charles, fils du roi de France Charles VI, Saint-Pierre de Barry releva désormais du domaine royal[22].

    Époque moderne

    En 1490, la baronnie de Saint-Pierre de Barry appartenait à Jacques de Rochemure dont Jean de La Griolle, son procureur, passa hommage au roi Charles VIII, Dauphin de Viennois, le 14 mars de cette année (acte reçu par Louis Arnaud, notaire à Aubenas). Au début du XVIe siècle, la terre de Saint-Pierre-la-Roche ou de Barry était échue à Jean de Taulignan son gendre, époux de Louise de Rochemure, laquelle testa le 8 janvier 1517[23].

    En 1587, Saint-Pierre-la-Roche fut assiégée par les protestants. Le 28 janvier 1697, « la terre et seigneurie de Saint-Pierre-la-Roche, autrement dite Barry en Vivarais » fut vendue au sieur Mathy Meissonnier, cession qui, pour des raisons non détaillées, fut presque immédiatement annulée. Le 14 mars suivant, Barry fut adjugée à François Jeune, seigneur de Chambezon, au « prix de 3 100 livres de principal et 310 livres pour les deux sols pour livre »[24].

    En 1743, Alexandre-Henry Tavernol de Saint-Clair, « conseiller du roi, subdélégué de l'intendant de Languedoc en Vivarais », habitant de Villeneuve-de-Berg, s'intitulait « seigneur de Sceautres, Chambezon et de la baronnie de Barry »[25].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1793 novembre 1795 Jean-Louis Vabre[26]   propriétaire à La Faysse
    an VIII an IX Louis Chambouleyron[26]   maire provisoire
    1823 1827 Jacques Croze[27]   propriétaire à Chambeyson
    1827 août 1844 Jacques Croze fils[28]   propriétaire à Chambeyson
    août 1844 juin 1852 Augustin Guilhon[29]   propriétaire à Laubespie
    juillet 1852 octobre 1852 Claude Étienne Riou[30]   propriétaire agriculteur
    octobre 1852 octobre 1868 Jacques Croze fils[31]   propriétaire à Chambeyson
    avril 1871 août 1871 François Verger[32]   propriétaire
    septembre 1871 août 1880 Rémy Guilhon[33]   propriétaire agriculteur
    janvier 1881 juin 1882 Pierre Guilhon[34]   propriétaire agriculteur
    mai 1884 août 1900 Étienne Riou[35]   propriétaire agriculteur
    1991 juin 2020 Marc Dusserre [36]   Agriculteur
    2020 en cours Stéphanie Labeille[36]    
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[38].

    En 2023, la commune comptait 67 habitants[Note 2], en évolution de +13,56 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    193183256178210229220232227
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    229216217221216238240222178
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    18717614715212212812910198
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    1047660515446515253
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    6067-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Cultes

    L'église Saint-Pierre (propriété de la commune) et la communauté catholique dépendent de la paroisse Charles-de-Foucauld - Viviers / Le Teil dont le siège diocésain et la maison paroissiale sont situés à Viviers[41].

    Médias

    La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

    Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
    Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas-Vallée du Rhône.

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    La commune compte trois maisons fortes dont deux en restauration, un lavoir municipal rénové ainsi qu'une église romane.

    Patrimoine religieux

    Une église Saint-Pierre de Saint-Pierre-la-Roche romane rénovée.

    Personnalités liées à la commune

    • Jacques Croze, ancien maire dont un monument à sa mémoire est érigé au cimetière.
    • Julien Charbonnier, inventeur de l'extracteur à châtaignes[réf. nécessaire].

    Notes et références

    Voir aussi

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