Grand-Mère (Québec)

ancienne ville au Québec (Canada), fusionnée à Shawinigan From Wikipedia, the free encyclopedia

Grand-Mère est une ancienne ville du Québec, au Canada, fusionnée à la ville de Shawinigan en 2002[1]. L'ancienne ville est située dans le secteur nord de la nouvelle ville, de part et d'autre de la rivière Saint-Maurice, et à 45 km au nord de Trois-Rivières. Peu avant sa dissolution, la population de Grand-Mère est de 13 179 habitants en 2001. La superficie de Grand-Mère est de 63 km2.

Faits en bref Administration, Pays ...
Grand-Mère
Grand-Mère (Québec)
L'église Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Municipalité Shawinigan
Statut Quartier
Date de fondation 1898
Démographie
Gentilé Grand-Mérois, oise
Population 13 179 hab. (2001)
Densité 197 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 00″ nord, 72° 00′ 00″ ouest
Superficie 6 700 ha = 67 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Québec
Voir sur la carte administrative du Québec
Grand-Mère
    Fermer

    Toponymie

    Grand-Mère est ainsi dénommée à cause d'une légende amérindienne née de la forme d'un rocher qui se situait dans le Saint-Maurice. En effet, un énorme rocher ressemblant à la silhouette d'une vieille dame séparait les chutes de Grand'Mère en deux. Les Algonquins l'appelaient kokomis, les Abénaquis kokemesna, tous les deux ayant le sens de grand-mère. Ce rocher a été transporté en 1912 (une autre source dit 1916) lors de la construction des écluses ; il a été déplacé roche par roche, hors de l'eau jusqu'aux terres, et est maintenant le symbole de la ville. Il a une telle importance pour Grand'Mère qu'on appelle cet endroit la Ville du Rocher[2]. En bref, le village Grand-Mère doit son nom à ce rocher en forme de vieille femme[3]. Les deux graphies du nom de la ville, autant celle avec le trait d'union que celle avec l'apostrophe, sont usitées[2].

    Histoire

    Rue Sainte-Catherine, Grand-Mère, vers 1920-1930
    Rue Sainte-Catherine, aujourd'hui le 6e avenue, Grand-Mère, vers 1920-1930.

    Vers le milieu du XIXe siècle, un mouvement pour bloquer l'émigration des Canadiens français vers le sud (États-Unis) prend forme et on développe des territoires vierges comme en Mauricie[2]. C'est dans cette lancée que Grand'Mère voit le jour. Installée sur la rive gauche de la rivière Saint-Maurice, Grand'Mère se développe au nord de Shawinigan. « C'est la construction de vastes usines pour la fabrication du papier aux chutes de Grand-Mère, situées à environ 8 km du noyau central de la ville, notamment par John Foreman en 1890, qui lui a donné naissance.»[2]. Grand'Mère est fondée officiellement en 1898 et est donc reconnue comme municipalité de village. La plupart de ses maisons datent de cette époque.

    La paroisse Saint-Paul-de-Grand'Mère prend naissance en 1900 au moment de son élection canonique et civile. Dans le Trifluvien de Trois-Rivières, on annonce que Grand-Mère aura une succursale de la Ottawa Bank[4]. En 1901, Grand-Mère obtient le statut de ville.

    Un barrage hydroélectrique construit sur la rivière en 1916 est l'un des plus vieux barrage appartenant à Hydro-Québec. Ce barrage sera remplacé par un autre plus grand en 2004. En 1928, un pont reliant la rive droite à la rive gauche de la rivière Saint-Maurice est construit à Grand-Mère. Il est inauguré en 1929. Il s'agit du Pont de Grand-Mère. Grand-Mère annexe le village de Sainte-Flore en 1970[2].

    Comme certaines des villes voisines, Grand-Mère a tiré de la rivière Saint-Maurice son origine économique et son essor. Le centre-ville de Grand-Mère est situé à 120 km au sud du centre-ville de La Tuque et 50 km au nord du centre-ville de Trois-Rivières.

    La légende de la grand-mère

    Le rocher de Grand-Mère, dont la forme a inspiré le nom de la ville.

    Voici le résumé de la légende telle que citée par Isabel C. Armstrong : « La fille unique d'un chef s'était éprise d'un guerrier. Le père accepta le mariage à la condition que le prétendant rapportât une grande quantité de peaux de bisons et de caribous comme preuve de son courage et de son amour. La jeune fille et le trappeur se jurèrent fidélité au-dessus d'un grand rocher dans la rivière. Le trappeur partit et la jeune fille l'attendit, pendant des années.Le trappeur ne revint jamais. La jeune fille ne trahit jamais sa promesse. Il y a deux dénouements attribués à cette légende : le premier, au moment où la femme mourut, un éclair traversa le ciel et le roc se fendit pour laisser la figure d'une vieille tournée vers le Nord. Le deuxième dénouement : la fiancée s'est métamorphosée en rocher comme symbole de sa fidélité »[2].

    Démographie

    La population de Grand-Mère, du moment où elle constituait une municipalité est détaillée dans le tableau ci-dessous. Lors de sa dissolution en 2002, sa population est de 13 179 personnes.

    Évolution démographique
    1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001
    17 13715 99915 44214 58214 29014 22513 179
    (Source : [5],[6],[7],[8],[9],[10],[11])

    Éducation

    Il existe à Grand'Mère cinq écoles publiques, toutes administrées par le Centre de services scolaire de l'Énergie (anciennement la Commission scolaire de l'Énergie)[12].

    École Niveau Localisation Élèves (2025)
    École Saint-Paul Préscolaire 461, 16e Avenue 72[13]
    École du Phénix Primaire 1001, 8e Rue 245[14]
    École Laflèche Primaire 1321, 5e Avenue 201[15]
    École de Sainte-Flore Primaire 3351, 33e Rue 192[16]
    École secondaire du Rocher Secondaire 300, 7e Rue 768[17]

    Maires

    De 1898 à 2001, Grand'Mère a élu ses propres maires, notamment :

    Une plaque commémorant le 50e anniversaire de Grand-Mère, fixée sur le rocher de la « vieille dame ».
    # Maire Premier mandat Dernier mandat
    1 François Normandin 1898 1898
    2 T. Desaulniers 1898 1900
    3 A. Turcotte 1900 1901
    4 F.-X. Gingras 1901 1902
    5 A. Roy 1902 1903
    6 A. Tremblay 1903 1905
    7 J. Desaulniers 1905 1908
    8 J.-A. Robert 1908 1910
    9 Pierre-Calixte Neault 1910 1916
    10 Dr G.-A. Ferron 1916 1919
    9 Pierre-Calixte Neault 1919 1920
    11 J.-P. Lalonde 1920 1923
    12 Dr J.-Edmond Guibord 1923 1930
    13 L. Trépanier 1931 1931
    14 J.-Alfred Gagnon 1931 1935
    15 Dr Joseph Onésime Honorius Ricard 1935 1939
    14 J.-Alfred Gagnon 1939 1943
    16 Elzéar Dallaire 1943 1951
    17 A. Thibeault 1951 1953
    18 J.-E.-A. Matteau 1953 1957
    19 Joseph-Alfred Therrien 1957 1965
    20 H. Prud’Homme 1965 1970
    21 Jean-Marie Lafontaine 1970 1982
    22 Jacques Marchand 1982 1994
    23 Gérald Bastarache 1994 1998
    24 Linda Lafrenière 1998 2001

    Sport

    Grand-Mère a connu de grandes années en hockey. En 1913-1914, elle a remporté le championnat de l'Union interprovinciale de hockey amateur mais s'est inclinée en grande finale de la coupe Allen devant Regina. Ses deux défenseurs, Dave Ritchie et Phil Stephens (Stevens), sont devenus joueurs professionnels, l'un chez les Bulldogs de Québec et l'autre, chez les Wanderers de Montréal. Ils ont évolué plusieurs saisons dans la Ligne nationale de hockey.

    Personnalités liées à Grand-Mère

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

    Wikiwand AI