Sallaumines

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Sallaumines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Elle porte le nom officiel de Sallau dès 1801 et prend le nom officiel actuel de Sallaumines en 1897. Ses habitants sont appelés les Sallauminois. La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.

Faits en bref Administration, Pays ...
Sallaumines
Sallaumines
La mairie.
Blason de Sallaumines
Blason
Image illustrative de l’article Sallaumines
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Christian Pedowski
2020-2026
Code postal 62430
Code commune 62771
Démographie
Gentilé Sallauminois
Population
municipale
9 414 hab. (2023 en évolution de −3,1 % par rapport à 2017)
Densité 2 464 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 13″ nord, 2° 51′ 47″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 54 m
Superficie 3,82 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Avion
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sallaumines
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Sallaumines
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Sallaumines
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Sallaumines
Liens
Site web ville-de-sallaumines.jimdosite.com
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La commune de Sallaumines, située au sud-est du département du Pas-de-Calais et limitrophe de la commune de Lens, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C’est une commune de type grand centre urbain, appartenant à l’unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 9 414 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1962 avec 15 335 habitants.

La commune a été, de la fin du XIXe siècle jusqu'à la fin des années 1980, un grand centre minier, puisque la Compagnie des mines de Courrières y a ouvert ses fosses nos 4 - 11, 5 - 12 et 13 - 18. Une avaleresse no 5 a même été tentée sans succès. Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier, un site inscrit se trouve dans la commune.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le cimetière militaire allemand de Lens-Sallaumines de la Première Guerre mondiale.

Géographie

Localisation

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Sallaumines est une commune limitrophe, au nord-ouest, de la commune de Lens (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes. Les communes limitrophes sont Avion, Fouquières-lès-Lens, Lens, Loison-sous-Lens, Méricourt et Noyelles-sous-Lens.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 3,82 km2 ; son altitude varie de 27 à 54 mètres[2].

Hydrographie

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie[3], est, selon le Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre), drainée par deux cours d'eau :

  • le canal de Lens, d'une longueur de 9,41 km, qui prend sa source dans la commune de Lens et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Courrières[4] ;
  • le Billy-Montigny, canal d'une longueur de km qui prend sa source dans la commune et termine sa course au niveau de la commune de Billy-Montigny[5] ;
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Sallaumines[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 718 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 16 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[15]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[16].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[16].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[16].

Urbanisme

Typologie

Au , Sallaumines est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (92,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (91,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (89,3 %), prairies (5,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %), terres arables (2,1 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 4 258, alors qu'il était de 4 351 en 2015 et de 4 172 en 2010[Insee 1] , soit une progression du nombre total de logements de 2,1 % depuis 2010.

Parmi ces 4 258 logements, 91,6 % étaient des résidences principales, (soit 3 903 logements), 0,1 % des résidences secondaires et 8,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 83,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 16,3 % des appartements[Insee 2].

Sur les 3 903 résidences principales, 27,1 % sont occupées par des propriétaires, 70,0 % par des locataires et 2,9 % par des personnes logées gratuitement[Insee 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Sallaumines en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,1 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (8,3 %) supérieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).

Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
Le logement à Sallaumines en 2021
Typologie Sallaumines[Insee 2] Pas-de-Calais[Insee 4] France entière[Insee 5]
Résidences principales (en %) 91,6 86,1 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,1 6,5 9,7
Logements vacants (en %) 8,3 7,3 8,1
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Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Salleia en 972 ; Salau en 1070 ; Saleu en 1310 ; Sallaut en 1518[23] ; Sallau en 1793 ; Salan, Sallau en 1801 et Sallaumines depuis 1897[2].

L'histoire minière transparait dans la toponymie communale dès 1897[2].

Histoire

Le monument aux morts de la catastrophe de Courrières, après l'attaque de la ville par l'armée allemande en 1914.

Sallau était un petit village agricole de l'Artois, sur les bords de la Souchez, avant la découverte du charbon, qui a provoqué une industrialisation et une poussée démographique subites.

Le 22 septembre 1616, sont données au château de Terbureren, des lettres de chevalerie pour Charles de Coupigny, seigneur de Sallau, et Loccon, qui a servi depuis sa jeunesse à ses frais et dépens dans les dernières guerres de France, encore en service en qualité de lieutenant. Il est fils de feu Jean de Coupigny, seigneur du lieu, lieutenant-gouverneur des ville et château de Béthune, et de Jacqueline de Héricourt. Plusieurs de ses ancêtres ont été honorés du titre de chevalier[24].[pertinence contestée]

L'histoire de la région reste marquée par la catastrophe minière dite catastrophe de Courrières qui fit 1 099 morts le sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines, puis par la Première Guerre mondiale qui a ravagé une grande partie de la région (classée zone rouge lors de la reconstruction).

Exploitation minière

La ville de Sallaumines se situe entièrement sur la concession des mines de Courrières. Cette compagnie y a exploité trois fosses, Fosse 4, Fosse 5 et Fosse 13.

Les travaux du puits no 4 ont commencé en à Sallaumines. La fosse est terminée à la fin de 1867. Le diamètre du puits est de quatre mètres. La houille contient 34 à 40 % de matières volatiles. Le puits no 11 est ajouté à partir de 1898, et est fonctionnel en 1901. La fosse est touchée en 1906 par la Catastrophe de Courrières, dont le souvenir est encore marqué aujourd'hui, notamment par plusieurs odonymes dans les communes concernées (cf. Dix-Mars Ce lien renvoie vers une page d'homonymie).

Une seconde catastrophe se produit le lundi , une explosion a lieu dans le puits 11. Les installations du jour sont endommagées à cause de l'effet de souffle, la cage est coincée dans le chevalement. Cette catastrophe provoque la mort de seize personnes, et en blesse grièvement 33.

Après que l'exploitation du gisement a été concentrée sur la fosse n°3/15 en 1954, la fosse cesse son activité, le puits no 11, profond de 531 mètres, est remblayé et sa machine d'extraction installée au puits no 24 à Estevelles. Les chevalements ont été abattus en 1962, date à laquelle le puits n°4 est remblayé. Le carreau a ensuite servi de parc à bois central pour le Groupe d'Hénin-Liétard jusqu'à l'arrêt du dernier siège du Groupe, en 1990/91, date à laquelle les derniers bâtiments de la fosse sont détruits. Une voie rapide a été aménagée et coupe la fosse en deux parties. En 2011, l'ancien carreau de mine est réhabilité avec la construction de nouveaux logements.

Un premier puits, dit avaleresse no 5, est tout d'abord creusé sur le site, à Sallaumines, mais il est abandonné à la profondeur de 24 mètres. Un second puits, dit fosse no 5, a été ouvert à cinquante mètres du premier, à l'aide d'une tour en tôle que l'on a descendu jusqu'à 35 mètres du sol. On épuise jusqu'à 1 300 mètres cubes d'eau à l'heure, au moyen de trois pompes, dont deux de 55 centimètres et une d'un mètre de diamètre, marchant avec une course de trois mètres. Le diamètre du puits est de 4,50 mètres. Le siège est ouvert à partir du . Il porte le nom de Constant Mathieu, directeur de la Compagnie. Le puits no 12 est ajouté en 1905.

Les puits no 5 et 12, respectivement profonds de 676 et 823 mètres, ont été remblayés en . Les principales installations ont été démolies en 1990. Subsistent encore de nos jours, les bains douches et la lampisterie, occupés par les services techniques de la ville de Sallaumines, les magasins de stockage, la salle de paye et le logement de concierge sont encore visibles mais abandonnés et vandalisés. L'ancien site minier est en cours de réhabilitation. Il est intégré à la Zone Industrielle de la Galance.

Première Guerre mondiale

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[25].

Immigration polonaise

Sallaumines a accueilli, comme de nombreux autres communes du reste du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale

C'est un enfant de Sallaumines qui fut un des chefs de file de la Résistance et de la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941, Julien Lhommet, évadé en 1940 de la prison de Cuincy (Nord)[26], avec Auguste Lecœur, aussi épaulé par Nestor Calonne et Gustave Lecointe.

C'est dans la commune proche de Montigny-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[27]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[28], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la bataille du charbon (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et de celles de 1948.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et totalise 242 591 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

La commune faisait partie de 1793 à 1904 du canton de Lens, année où il est scindé et elle intègrée au canton de Lens-Est[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton d'Avion.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la troisième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

Élections municipales 2020

  • Maire sortant : Christian Pedowski (PCF)
  • 29 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2017 : 9 715 habitants)
  • 3 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CA de Lens-Liévin)
Davantage d’informations Tête de liste, Liste ...
Résultats des municipales de 2020 à Sallaumines
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Christian Pedowski[29] PCF 1 693 69,22 25 3
Éric Guisgand RN 557 22,77 3 0
Jean-Michel Humez[30] 196 8,01 1 0
Inscrits 6 624 100,00
Abstentions 4 092 61,78
Votants 2 532 38,22
Blancs et nuls 86 1,29
Exprimés 2 446 36,93
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Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[31][réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1912 mai 1925 Constant Delplanque[32] SFIO
puis PC-SFIC
Houilleur
mai 1925 mai 1935 Jacques Louart[33],[34] SFIO Ouvrier mineur, ancien adjoint
Député du Pas-de-Calais (2e circ. de Béthune) (1928 → 1936)
Conseiller d'arrondissement (1920 → 1928)
mai 1935 octobre 1939 Francis Jiolat[35] PC-SFIC Ouvrier mineur
Conseil municipal suspendu par le gouvernement Daladier à la suite
de la signature du Pacte germano-soviétique[36]
octobre 1939 mai 1941 M. Ruyters[37]   Directeur d'école honoraire, président de la délégation spéciale
Nommé président de la délégation spéciale par le gouvernement
Daladier
[36]
mai 1941 décembre 1942 Gaston Bailleul[37]   Ingénieur divisionnaire aux mines de Courrières
Nommé maire par arrêté en date du 20 mai 1941[38]
Démissionnaire
décembre 1942   Léon Desailly[37]   Employé
Les données manquantes sont à compléter.
1944 octobre 1949 Francis Jiolat[35] PCF Ouvrier mineur
Conseiller général de Lens-Est (1945 → 1949)
Décédé en fonction
octobre 1949 mai 1953 Henri Fache[39] PCF  
mai 1953 1986 Jules Tell[40] PCF Conducteur de travaux, ancien résistant FTPF
Conseiller général de Lens-Est (1966 → 1988)
Démissionnaire
1986 mai 2010[41] Gilbert Rolos[42],[43]
(1941-2021)
PCF Instituteur et directeur d'école, maire honoraire
Conseiller régional (1999 → 2010)
Vice-président de la CA de Lens-Liévin[Quand ?]
Démissionnaire
mai 2010 en cours
(au 5 avril 2022)
Christian Pedowski PCF Formateur dans l'enseignement professionnel
Vice-président de la CA de Lens-Liévin
Réélu pour le mandat 2014-2020[44],[45],[46]
Réélu pour le mandat 2020-2026[47],[48]
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Autres élections

Lors de l'élection présidentielle de 2022, les électeurs de la commune se sont exprimés à 65,06 % pour Marine Le Pen et à 34,94 % pour Emmanuel Macron[49], puis aux élections européennes du 9 juin 2024 à 52,34 % pour la liste du Rassemblement national[50].

Jumelages

La commune est jumelée avec :

Jumelages et partenariats de Sallaumines.Voir et modifier les données sur Wikidata
Davantage d’informations Ville, Pays ...
Jumelages et partenariats de Sallaumines.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Lugau/Erzgeb.[51]Allemagnedepuis
Tchystiakove[51]Ukrainedepuis
Trbovlje[51]Slovéniedepuis
Wodzisław Śląski[51]Polognedepuis
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Équipements et services publics

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de neuf établissements scolaires.

La commune administre trois écoles maternelles, Gisèle Foucart, Epinette et Jeanne Lhommet, deux écoles élémentaires, Émile Zola et Jean Jaurès, et deux écoles primaires, Barbusse - Epinette et Émile Basly, le département gère le collège Joséphine Baker et la région gère le Lycée professionnel La Peupleraie[52].

Justice, sécurité, secours et défense

Sécurité

Une zone de sécurité prioritaire a été classée le à Lens-Sallaumines et dans le quartier la Grande Résidence, posant la question de la délinquance, de l'économie souterraine et de la hausse des cambriolages[53], réclamée par les syndicats de police.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[54],[Note 7].

En 2023, la commune comptait 9 414 habitants[Note 8], en évolution de −3,1 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
125132148183191182186173190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1893434955407651 3391 6502 0572 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 4974 9948 2153 56514 04914 74912 48813 10214 541
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
15 33514 76812 97112 08111 03610 67710 4139 6499 799
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
9 6509 414-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[55].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 39,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 4 620 hommes pour 5 034 femmes, soit un taux de 52,14 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[56]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
1,5 
4,5 
75-89 ans
9,1 
15,7 
60-74 ans
16,9 
17,6 
45-59 ans
17,6 
19,8 
30-44 ans
17,3 
18,9 
15-29 ans
17,9 
23,4 
0-14 ans
19,7 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[57]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 
Fermer

Cultes

Les catholiques de Sallaumines dépendent de la paroisse Bienheureux Marcel-Callo-en-Mines du doyenné de Lens-Liévin du diocèse d'Arras[58] qui regroupe également les clochers de Saint-Vaast de Loison-sous-Lens, Saint-Martin de Méricourt, Sainte-Barbe de Méricourt, et Saint-Amand de Noyelles-sous-Lens.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021, la commune compte 3 596 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 8 517 personnes[Insee 6].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 16 370 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 35 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 9],[Insee 10],[Insee 11] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 26 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

Entreprises et commerces

Activités hors agriculture

355 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Sallaumines[Note 10],[Insee 12],[Insee 13].

Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble355100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
257,0 %(6,8 %)
Construction5816,3 %(10,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
13838,9 %(29,3 %)
Information et communication102,8 %(1,9 %)
Activités financières et d'assurance61,7 %(5,0 %)
Activités immobilières00,0 %(4,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
3710,4 %(14,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
5114,4 %(16,8 %)
Autres activités de services308,5 %(10,5 %)
Fermer

Deux secteurs sont prépondérants sur la commune : celui du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration et celui de la construction puisqu'ils représentent respectivement 38,9 % et 16,3 % du nombre total d'établissements de la commune, contre respectivement 29,3 % et 10.6 % au niveau département[Insee 13].

Sallaumines est le siège et le principal établissement de la Société Durisotti, fondée le à Sallaumines par les frères, Bruno et Louis Durisotti. Le constructeur-carrossier est spécialisé dans la transformation de véhicules. Elle est reprise en 2019 par le groupe britannique GFG Alliance puis, en , par l’industriel GTE-Automotive, dont le siège est à Lesquin (Nord)[59].

Agriculture

La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[60]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la culture de légumes ou champignons[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations3221
SAU[Note 12] (ha)2232

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est très faible, 3 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 2 en 2000 puis à 2 en 2010[62] et enfin à 1 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 67 %. La surface agricole utilisée sur la commune est restée stable, 2 ha en 1988 et 2 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 1 à 2 ha[62],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine mondial

Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 56 de Sallaumines est constitué de la cité pavillonnaire Deblock et de maisons d'ingénieurs dans cette même cité, construites pour la fosse nos 5 - 12 des mines de Courrières[63],[64].

Autres lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur au terril de sable, au puits de mine de gueules, ajouré d'argent, senestré d’une cheminée d'usine du même, le tout brochant sur le terril, surmonté d'une colombe essorante d'argent tenant en son bec un rameau du même.

Pour approfondir

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Bibliographie

Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[65] :

  • Sallaumines 1935. 10 années de réalisations socialistes. Compte-rendu sommaire des travaux du conseil municipal 1925-1935, Lens, Imprimerie ouvrière, 1935.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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