Salomon Maimon

philosophe allemand From Wikipedia, the free encyclopedia

Salomon ben Josua Maimon (né en 1753 à Zhukaw Barok près de Mir, à l'époque en Lituanie polonaise, et mort le à 47 ans à Sigersdorf en Silésie prussienne) est un philosophe juif.

Naissance

Žukaŭ Barok (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
république des Deux Nations (jusqu'en )
russe (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Faits en bref Naissance, Décès ...
Salomon Maimon
Naissance

Žukaŭ Barok (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalités
république des Deux Nations (jusqu'en )
russe (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
École/tradition
Influencé par
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Très critique de Kant, qui reconnaît la valeur de ses critiques, et distant par rapport à la Haskala, quoiqu'il ait longtemps vécu à Berlin et a Moses Mendelssohn pour ami, il a pu être considéré comme « l'un des rares philosophes modernes authentiquement juif »[1].

Bibliographie

De confession juive, Maimon naît dans un village pauvre de Lituanie en 1753 et est bientôt reconnu comme un illui, un prodige talmudique[2]. Destiné à devenir rabbin, il se rebelle jeune homme contre la vie juive et s'installe seul à Berlin, capitale des Lumières, étudie au milieu des vicissitudes d’une vie aventureuse, la philosophie cabalistique et adopte le scepticisme[2]. Il considère et montre « comment une tradition religieuse, autrefois capable de nourrir les plus grands esprits – comme celle de Maïmonide, dont il tire son nom de plume – en est venue à paraître terriblement arriérée, un obstacle à la vérité plutôt qu'un chemin vers celle-ci »[2].

Il se lie d'amitié avec Moïse Mendelssohn et devient un critique influent de la métaphysique d'Emmanuel Kant.

Au XIXe siècle, son Autobiographie acquiert un statut de classique – Goethe et George Eliot l'ont lue ; elle est traduite, annotée et rééditée par Princeton University Press, en 2019[2].

On cite de lui, notamment : Versuch über die Transzentalphilosophie (Essai de philosophie transcendantale ; Berlin, 1790, in-8°) ; Fortschritte der Philosophie seit Leibniz (Progrès de la philosophie depuis Leibniz ; Ibid., 1793, in-8°) ; Kritische Untersuchungen über den menschlichen Geist (Recherches critiques sur l’esprit humain ; Ibid., 1797, in-8°) ; une édition avec commentaire du More Nevoukhim de Moïse Maïmonide qui marqua sa rupture avec ses coreligionnaires (Ibid., 1791, in-4°), et d’intéressants Mémoires sur sa vie (Ibid., 1792-93, 3 vol. in-8°).

Source

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1090

Traductions et bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Salomon Maimon, Essai sur la philosophie transcendantale traduction, présentation et notes par Jean-Baptiste Scherrer, avant-propos de Reinhard Lauth, Paris: Vrin, 1989
  • Salomon Maimon, Histoire de ma vie traduit, présenté et annoté par Maurice-Ruben Hayoun, Paris: Berg International, 1984
  • (en)Solomon Maimon, The Autobiography of Solomon Maimon: The Complete Translation Hardcover – Princeton University Press, Yitzhak Y. Melamed (éd.), Abraham Socher (éd.), Paul Reitter (trad.), Gideon Freudenthal (postface), 2019, (ISBN 978-0691163857)
  • Arvède Barine, Un Juif polonais in Revue des deux Mondes, , pp 771–802, publié chez Hachette (4e édition en 1910), sous le titre : Bourgeois et gens de peu.
  • Meir Buzaglo, Solomon Maimon : monism, skepticism, and mathematics, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 2002.
  • Martial Gueroult, La Philosophie transcendantale de Salomon Maimon, Paris, Alcan, 1929.

Notes et références

Liens externes

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