Sam Bourcier

sociologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Sam Bourcier, né le à Berlin (Allemagne), est sociologue, professeur des universités à l'université de Lille (ex Lille-III) et membre de l'Institut Universitaire de France, il est une figure du militantisme transféministe et queer.

Naissance

30 octobre 1963

...
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Hélène BourcierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Nom de naissance ...
Sam Bourcier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance

30 octobre 1963

...
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Hélène BourcierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse
Fermer

Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le BDSM), le féminisme, le transféminisme, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger.

Biographie

Sam Bourcier naît Marie-Hélène Bourcier à Berlin (Allemagne) le . Son père est colonel d'infanterie et sa mère est au foyer[1]. Lorsqu'il a trois ans, la famille emménage en Lorraine, puis il fait ses études secondaires à la Maison d'éducation de la Légion d'honneur à Saint-Germain-en-Laye[1].

Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (promotion 1982)[1] en lettres modernes, Sam Bourcier, qui se définit comme « un bébé du post-structuralisme français »[2], soutient une thèse de doctorat en 1998 à l'École des hautes études en sciences sociales sous la direction de Dominique Wolton[3] et Alain Touraine[4], dont le titre est Le Discours narratif télévisuel durant la guerre du Golfe.

Il devient ensuite maître de conférences en sciences de la communication et de l'information à l'université Lille-III avec comme thèmes les études féministes et queer, les performance studies et les porn studies[1]. Son approche est déconstructiviste vis-à-vis de la deuxième vague du féminisme trop hétérocentrée[1].

Fondateur[1] puis animateur des séminaires du Zoo entre 1996 et 1998, traducteur de Monique Wittig et Teresa de Lauretis, auteur d'une trilogie sur la théorie queer[5] (Queer Zones 1, Queer Zones 2 - Sexpolitiques, Queer Zones 3 - Identité, culture, politique), il a participé à l'introduction des Queer Studies en France et l'un des initiateurs de l'association trans Sans Contrefaçon [6].

Sam Bourcier traduit Le manifeste contrasexuel chez Balland en 2000[7].

De à , Sam Bourcier est invité à l'université de New York dans le cadre d'une bourse Fulbright[8] post-doctorale avec pour sujet de post-doctorat Queer Theory and French Philosophy: The Politics of Inverted Translation[9].

Travaux et apports théoriques

Introduction des études queer

Sam Bourcier est considéré comme l'une des figures centrales de l'introduction des théories queer en France. Dès les années 1990, notamment à travers sa trilogie Queer Zones, il travaille à l'importation et à la traduction des concepts développés outre-Atlantique par des auteurs comme Teresa de Lauretis ou Judith Butler[10].

Néo-libéralisme et politique des corps

Dans ses travaux ultérieurs, notamment Homo inc.orporated, le sociologue développe une critique de l'intégration des luttes LGBT au sein du capitalisme néolibéral. Il forge le concept de « management de la diversité » pour décrire comment les entreprises et les institutions s'approprient les identités sexuelles à des fins marchandes, vidant ces identités de leur charge subversive politique. Parallèlement, il théorise les pratiques culturelles marginales, comme le post-porn ou le BDSM, non pas comme de simples déviances, mais comme des espaces de productions de nouvelles subjectivités politique et de résistance aux normes de genre [11],[12],[13].

Militantisme

À Londres en 1992, Sam Bourcier découvre la littérature de Judith Butler[1].

Après s'être identifié comme une femme lesbienne, il s'identifie désormais[Depuis quand ?] comme une personne transgenre non binaire[14]. Figure du militantisme queer[15], il est à l'origine de nombreux ouvrages et articles sur les cultures, théories et politiques queer, les subcultures sexuelles (comme le SM), les féminismes, les transféminismes, les minorités et les politiques identitaires en France et à l'étranger[5].

De 1995 à 1997, dans le cadre du festival parisien Quand les lesbiennes se font du cinéma, il organise des séances de films porno et SM lesbiens[1].

Sam Bourcier fonde en 2002, le groupe Archilesb qui revendique avec Vigitrans (groupe de Tom Reucher) au sein d'ArchiQ l'inclusion des lesbiennes dans le projet du centre de documentation et d'archives homosexuelles de Paris[1].

Accusé de diffamation pour avoir affirmé que Judith Silberfeld, journaliste de Têtu était la lesbienne-alibi de la rédaction, il est relaxé en à la suite du procès qui lui etait intenté[16].

Apparitions médiatiques

À la télévision, Sam Bourcier co-anime les débats sur Pink TV de 2004 à 2006 avec Alex Taylor et tient les chroniques dans l'émission Le Set. Il intervient régulièrement dans d'autres médias[17] et émissions télévisées comme Ce soir (ou jamais !) sur France 3[réf. nécessaire]. Il s'oppose au psychiatre vice-président de la SoFECT Jean Chambry sur le plateau de LCP le [18].

À la radio, Sam Bourcier anime depuis 2006 une rubrique dans l'émission Bang Bang sur la radio Pure FM, diffusée chaque vendredi soir. Il est l'invité d'Adèle Van Reeth sur France Culture en [19].

Performances artistiques

En France, il se produit au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et au Centre d'art contemporain Witte de With à Rotterdam[20]. De 2007 à 2010, il programme une série d'interventions associant performeurs militants et théoriciens au Palais de Tokyo qui est le volet complémentaire du séminaire qu'il tient à l'EHESS[21].

Publications

Livres

Articles

  • Bourcier, Marie-Hélène/Sam, « Le nouveau conflit des facultés : biopouvoir, sociologie et queer studies dans l’université néo-libérale française », SociologieS, (ISSN 1992-2655, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « Bildungs-post-porn : notes sur la provenance du post-porn, un des futurs du Féminisme de la désobéissance sexuelle », Rue Descartes, no 79, , p. 42–60 (ISSN 1144-0821, DOI 10.3917/rdes.079.0042, lire en ligne, consulté le )
  • « Post-gay, la politique queer débarque : Entretien avec la sociologue Marie-Hélène Bourcier - Le site du journal », Le site du journal, (lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « L'homosexus normaticus entre mariage unidimensionnel et droits sexuels », Mouvements, vol. 49, no 1, , p. 8–15 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.049.0008, lire en ligne, consulté le )
  • La démocratie performative... de mes couilles en plastoc
  • Marie-Hélène Bourcier, « Cultural studies et politiques de la discipline : talk dirty to me! », Multitudes, no 12, (lire en ligne) (document de travail)
  • Marie-Hélène Bourcier, « La fin de la domination (masculine) », Multitudes, vol. 12, no 2, , p. 69–80 (ISSN 0292-0107, DOI 10.3917/mult.012.0069, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « Queer Move/ments », Mouvements, vol. 20, no 2, , p. 37–43 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.020.0037, lire en ligne, consulté le )
  • « À propos du genre », Mouvements, vol. 17, no 4, , p. 160–164 (ISSN 1291-6412, DOI 10.3917/mouv.017.0160, lire en ligne, consulté le )
  • Marie-Hélène Bourcier, « Des « femmes travesties » aux pratiques transgenres: repenser et queeriser le travestissement », Clio, no 10, , p. 117–136 (lire en ligne, consulté le )

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI