Sandrine Runel
femme politique française
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Sandrine Runel, née le à Nîmes, est une femme politique française.
| Sandrine Runel | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (1 an, 8 mois et 19 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 4e du Rhône |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Anne Brugnera |
| Conseillère métropolitaine de Lyon | |
| En fonction depuis le (5 ans, 8 mois et 25 jours) |
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| Élection | 28 juin 2020 |
| Réélection | 22 mars 2026 |
| Circonscription | Lyon-Sud-Est (2020-2026) Lyon-Ouest (depuis 2026) |
| Président | Bruno Bernard Véronique Sarselli |
| Conseillère municipale de Lyon | |
| – (1 an et 6 mois) |
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| Élection | 28 juin 2020 |
| Maire | Grégory Doucet |
| – (6 ans, 2 mois et 29 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Maire | Gérard Collomb |
| Adjointe au maire de Lyon chargée des Solidarités et de l'Inclusion sociale | |
| – (4 ans, 2 mois et 22 jours) |
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| Élection | 4 juillet 2020 |
| Successeur | Sophia Popoff (Hébergement d'urgence) Marie Alcover (Solidarités, Inclusion sociale et Accès aux droits fondamentaux) |
| Conseillère générale du Rhône | |
| – (7 ans et 13 jours) |
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| Élection | 16 mars 2008 |
| Circonscription | Canton de Lyon-IX |
| Président | Michel Mercier Danielle Chuzeville |
| Prédécesseur | Mireille de Coster |
| Successeur | Canton supprimé |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nîmes (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| modifier |
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Membre du Parti socialiste, elle est élue au conseil général du Rhône dans le canton de Lyon-IX de 2008 à 2014. Conseillère municipale de Lyon depuis 2014, elle devient la 9e adjointe au maire Grégory Doucet en 2020, en charge des solidarités.
En 2024, elle est élue députée dans la quatrième circonscription du Rhône sous la bannière du Nouveau Front populaire.
Biographie
Jeunesse et carrière professionnelle
Après avoir obtenu son bac au lycée Alphonse-Daudet à Nîmes, elle suit des études d'urbanisme et science politique à Montpellier, où elle s'engage au Parti socialiste (PS)[1].
En 2005, elle s'implante à Lyon où elle travaille pour la Fédération nationale des associations d'accueil et de réadaptation sociale et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides[1].
Élue lyonnaise
En 2008, âgée de 28 ans, Sandrine Runel est candidate socialiste aux élections municipales dans le 7e arrondissement, sur la liste du maire sortant, ainsi qu'aux élections cantonales[2]. Elle est élue conseillère générale du canton de Lyon-IX, qui comprend notamment le quartier de la Guillotière[2], avec près de 60 % des voix face à Alexandre Targe (UMP)[3].
En 2014, elle est élue conseillère municipale du 8e arrondissement et conseillère métroplitaine[1].
En 2017, elle accorde son parrainage d'élue au candidat et futur président de la République Emmanuel Macron, ce qui lui sera reproché par une partie de la gauche lyonnaise, par la suite[4].
En 2020, Sandrine Runel est candidate aux élections municipales à Lyon, à la tête d'une liste regroupant — outre le PS — Génération.s, Nouvelle Donne, le PCF et Place publique. Alors que les socialistes ont remporté les trois dernières élections municipales, elle est largement distancée dans les sondages[5]. Contrairement à de nombreux des élus socialistes lyonnais dont Gérard Collomb, elle n'avait pas quitté le PS pour La République en marche en 2016[1]. Au premier tour, les listes socialistes terminent en sixième position à l'échelle de la ville[6]. Entre les deux tours, les listes PS (7 %) et LFI (10 %) fusionnent avec les listes EELV (28 %)[6],[7]. La gauche remporte les élections au second tour[6] et Sandrine Runel prend la tête du groupe socialiste au conseil municipal[8].
À la suite de l'élection de Grégory Doucet à la mairie de Lyon, Sandrine Runel est désignée 9e adjointe en charge des solidarités et de l'inclusion sociale[9]. À ce titre, elle prend la présidence du Centre communal d'action sociale[8]. Elle est également élue à la métropole de Lyon, où elle préside la commission « Développement solidaire et action sociale »[8].
En , la presse locale révèle des irrégularités dans le bail d'un appartement — prétendument en mauvais état — dont elle est propriétaire. Elle reconnaît des erreurs, par la suite régularisées[8],[10]. Alors que l'opposition municipale de droite appelle à sa démission[11], elle est soutenue par le maire de Lyon et conserve ses fonctions[12].
Elle quitte ses fonctions d'adjointe après son élection à l'Assemblée nationale en [13], en septembre suivant[14].
Députée
Lors des élections législatives de 2024, Sandrine Runel est investie par le Nouveau Front populaire dans la 4e circonscription du Rhône, traditionnellement acquise à la droite et ayant basculé au centre en 2017[15],[16]. Elle arrive en tête du premier tour avec 38 % des suffrages, devant la députée sortante Renaissance (et ancienne socialiste) Anne Brugnera (31,03 %)[15],[16]. Au second tour, elle est élue députée avec 42,48 % des voix, dans le cadre d'un triangulaire avec Anne Brugnera (39,67 %) et Yannick Chaumont du Rassemblement national (17,86 %)[17]. La circonscription passe à gauche pour la première fois sous la Cinquième République.
Elle fait partie du groupe socialiste et siège à la commission des Affaires sociales.
Elle est mobilisée contre la réforme de la loi PLM, estimant qu'il s'agit d'une « une manœuvre politique en vue des élections municipales de 2026 » de la part du camp présidentiel[18]. Elle dénonce notamment une méconnaissance de la réalité politique de Lyon, indiquant que les lyonnais devront désormais voter trois fois le même jour, pour trois scrutins différents (avec les élections métropolitaines)[19]. Néanmoins, elle se prononce en faveur d'une réforme qui « prend en compte le rôle des arrondissements et du statut de l’élu local »[20].
Pour les élections métropolitaines de 2026, elle fait partie de la liste « Avançons Ensemble », menée par Bruno Bernard, dans la circonscription Lyon Nord[21], une circonscription jugée ingagnable par la gauche mais dans laquelle est dit se présenter « en responsabilité »[22]. Elle ne remporte pas la circonscription mais récupère deux sièges pour la gauche, lui permettant de conserver son mandat de conseillère métropolitaine. Elle perd néanmoins celui de conseillère municipale[23].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2024 | PS | 4e du Rhône | 22 959 | 38,00 | 1re | 24 852 | 42,48 | 1re | Élue | |
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | ||||
| 2020 | PS-PCF-G.s-PP-ND | Lyon 8e | 1 354 | 11,18 | 4e | Fusion avec la liste de Sonia Zdorovtzoff | |||
| Ville de Lyon | 7 412 | 7,01 | 5e | Fusion avec la liste de Grégory Doucet | |||||
Élections métropolitaines
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
Élections cantonales
Détail des fonctions et mandats
Mandats électifs nationaux
- Depuis le : députée de la 4e circonscription du Rhône