Secondigny
commune française du département des Deux-Sèvres
From Wikipedia, the free encyclopedia
Secondigny est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine.
| Secondigny | |||||
L'église Sainte-Eulalie. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Deux-Sèvres | ||||
| Arrondissement | Parthenay | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Parthenay-Gâtine | ||||
| Maire Mandat |
Jany Péronnet 2020-2026 |
||||
| Code postal | 79130 | ||||
| Code commune | 79311 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Secondignois, Secondignoises | ||||
| Population municipale |
1 765 hab. (2023 |
||||
| Densité | 47 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 36′ 39″ nord, 0° 25′ 05″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 157 m Max. 249 m |
||||
| Superficie | 37,34 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Gâtine (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | Site de la mairie | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
La commune est située au centre du département des Deux-Sèvres au croisement de deux axes routiers importants : Bressuire-Niort et Poitiers-La Roche-sur-Yon, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Parthenay. Le Thouet prend sa source non loin de Secondigny, dans la commune du Beugnon.
Localisation et communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 942 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097,1 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,1 | 1,5 | 3,3 | 5,1 | 8,5 | 11,4 | 13 | 12,9 | 10,1 | 8,4 | 4,8 | 2,4 | 7 |
| Température moyenne (°C) | 5 | 5,4 | 8,2 | 10,6 | 14,2 | 17,4 | 19,4 | 19,4 | 16,2 | 12,8 | 8,3 | 5,5 | 11,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8 | 9,4 | 13,1 | 16,1 | 19,9 | 23,5 | 25,8 | 25,8 | 22,2 | 17,1 | 11,9 | 8,5 | 16,8 |
| Record de froid (°C) date du record |
−17,1 16.01.1985 |
−18,5 04.02.1963 |
−13,5 01.03.05 |
−6 05.04.1975 |
−3 03.05.1979 |
1 03.06.1975 |
4 02.07.1980 |
2,4 30.08.1986 |
−0,5 21.09.1977 |
−3,2 26.10.10 |
−9,3 22.11.1993 |
−12,5 28.12.1962 |
−18,5 1963 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
16,8 28.01.1966 |
21,2 15.02.1998 |
25,4 20.03.05 |
29 30.04.05 |
32,8 29.05.01 |
39 18.06.22 |
40,7 18.07.22 |
40,2 05.08.03 |
34,7 04.09.23 |
30,7 02.10.11 |
21,5 08.11.15 |
18 15.12.1998 |
40,7 2022 |
| Précipitations (mm) | 127,8 | 95,9 | 86,4 | 78,3 | 74,9 | 61,9 | 60,9 | 56,2 | 76 | 118,1 | 121,6 | 139,1 | 1 097,1 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
81,3 21.01.1995 |
61,8 24.02.1997 |
53 26.03.1980 |
46,4 28.04.12 |
41,8 25.05.1971 |
80,6 20.06.1984 |
46,6 17.07.1973 |
47,8 01.08.1978 |
89,8 30.09.1984 |
56 14.10.1981 |
71,2 03.11.1957 |
70 15.12.11 |
89,8 1984 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme
Typologie
Au , Secondigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10] et hors attraction des villes[11],[12].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,5 %), prairies (30,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), forêts (6,7 %), cultures permanentes (5 %), zones urbanisées (3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Secondigny est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Thouet. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1984, 1992, 1995, 1999 et 2010[16],[14]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vallée du Thouet », approuvé le , dont le périmètre regroupe 22 communes[17].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[18]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[19]. 59,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[20]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[21].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Secondigny est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[22].
Histoire
Secondigny entre dans l'histoire en 1068 lorsque le seigneur de Parthenay et archevêque de Bordeaux, Joscelin II, accorde à Raymond, abbé de Bourgueil, la faveur de faire édifier une église en dehors du château, lequel était déjà pourvu d'une chapelle. La construction de l'église commence dans la dernière décennie du XIe siècle.
A l'orée de la forêt, le prieuré augustinien de Notre-Dame-des-Bois se serait installé au XIIe siècle[23].
Du point de vue féodal[24], la baronnie de Secondigny est donc aux mains des Parthenay, puis de leurs descendants les Orléans-Longueville et les Savoie-Nemours (cf. les articles Louis d'Orléans et Philippe de Savoie). Jacques de Savoie (1531-1585 ; fils de Philippe) la cède un moment aux Cormaillon (Claude de Cormaillon en 1550, puis Bernardin et François — cités en 1564 — et Jean[25]), puis la récupère en 1565/1566 pour la vendre à Artus de Cossé, le maréchal de Cossé.
Au XVIe siècle, le maréchal Artus de Cossé-Brissac (1512-1582) est fait comte de Secondigny en 1566/1567 ; sa fille aînée Renée de Cossé hérite, mais reste sans postérité de son union avec Charles de Montmorency-Damville ; la succession passera au neveu de Renée, Louis Gouffier (1575-1642 ; fils de sa sœur Jeanne de Cossé et de Gilbert Gouffier, duc de Roannais), et à sa nièce Francienne de L'Hôpital de Choisy (fille de Jacques de L'Hospital et de Madeleine de Cossé, la dernière sœur de Renée et Jeanne de Cossé ; cousine au 3° du maréchal de Vitry, et femme de Jacques Le Roy de La Grange de Quincy).
Le maréchal Charles de La Porte (1602-1664), 1er duc de La Meilleraye à Parthenay et Beaulieu, cousin germain de Richelieu, arrière-petit-neveu par alliance d'Artus de Cossé, acquiert la seigneurie (et aussi la baronnie de Parthenay, sur le duc Henri II de Longueville en 1641) et devient aussi comte de Secondigny.
Finalement, la terre de Secondigny passe au domaine royal en 1729, et fait partie de l'apanage du comte d'Artois (aussi comte de Poitou) en 1779.
Plus d'information sur le site Internet de l'association Histoire et Patrimoine : https://histoire-secondigny.fr/
Administration
Population et société
Démographie
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Secondigny, cela correspond à 2004, 2009, 2014[30], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.
Économie
La commune est connue pour ses productions de pommes (reinette Clochard). Voilà quelques exemples des producteurs de pommes: Earl Desnoues[33] sur la route de Champdeniers ou encore Eric Michel. On peut y trouver du jus de pommes mais aussi du cidre et surtout des bonnes pommes de gâtine.
Lieux et monuments
Église Sainte-Eulalie[34],[35] : sans doute édifiée à partir du XIe siècle sur une motte féodale entourée de marais, elle présente de nombreuses analogies avec l'église Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux, située à 15 km de là, mais son clocher, construit au-dessus du bras droit du transept, sans doute au milieu du XIIIe siècle, l'en différencie. Dans le chœur, on trouve des traces de fresques d'époques romane, gothique et Renaissance, ainsi qu'une litre funéraire. Le portail Sud (fin XIIe siècle) est protégé par un porche à la mode bretonne, inhabituel en Gâtine. L'église, à l'exception des travées neuves de la nef a été classée au titre des monuments historiques en 1929[36].
Quant à la nef, elle a été rallongée de 3 travées de 1897 à 1900, dans le style roman d'origine.
- Porche de l'église Sainte-Eulalie.
- Nef de l'église Saint-Eulalie.
Personnalités liées à la commune
- Pierre-Artus de La Voyrie (1738-1793), chevalier seigneur dudit nom en cette paroisse fut électeur pour la noblesse convoquée aux états généraux en 1789[37].
- Louis Ganne (1815-1886), homme politique, maire de Parthenay en 1864, député des Deux-Sèvres de 1877 à 1886.
- Louis Merle (1890-1973), né à Secondigny, médecin, historien régionaliste du Poitou, membre fondateur des Sociétés savantes et culturelles du département des Deux-Sèvres[38].
- Roger Thabault (1895-1979), sociologue et pédagogue, a été instituteur à Secondigny en 1914.
- Michel Menu (1916-2015), résistant et figure du scoutisme.
Héraldique
| Blason | De gueules à trois chevrons d'or accompagnés en chef de deux angemmes d'argent[39]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
Bibliographie
- Michel Dillange - Vendée romane, Bas-Poitou roman - p. 30 - Éditions Zodiaque (collection « la nuit des temps » no 44) - La Pierre-qui-Vire - 1976
Articles connexes
Liens externes
- Site de la commune de Secondigny (79130)
- Secondigny sur le site de l'Institut géographique national
- Association Histoire et Patrimoine https://histoire-secondigny.fr/
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

