Siracide
livre de l'Ancien Testament
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Le Siracide, appelé aussi l'Ecclésiastique ou Le Livre de Ben Sira le Sage, en grec Sagesse de Sirakh (Sophia Sirakh), est l'un des livres sapientiaux de l'Ancien Testament écrit vers 200 av. J.-C. Le Siracide tient son nom de son auteur, Yéshoua Ben Sira, ou Ben Sirach.
| Siracide | ||||||||
« Alle Weissheit ist bey Gott dem Herrn… » (Siracide, premier chapitre, traduction allemande), artiste anonyme, 1654 | ||||||||
| Auteur traditionnel | Ben Sira | |||||||
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| Datation traditionnelle | vers 200 av. J.-C. | |||||||
| Nombre de chapitres | 51 | |||||||
| Canon biblique | Littérature sapientiale | |||||||
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Textes conservés
Le Siracide est un texte écrit à l'origine en hébreu mais pendant des siècles cet original est considéré comme perdu et seule la traduction grecque existe. Cependant, entre 1896 et 1900 quatre fragments en hébreu sont retrouvés dans la Guéniza de la synagogue du Caire. D'autres fragments sont retrouvés à Qumrân puis dans les ruines de la forteresse de Massada[1].
Canonicité
Les juifs et les protestants considèrent ce livre comme apocryphe, et par conséquent non canonique ; les juifs alexandrins, les chrétiens orthodoxes et les catholiques le considèrent comme un livre saint. L'Ecclésiaste a été conservé et l'Ecclésiastique rejeté par les juifs et les protestants : on peut y voir deux visions opposées de la sagesse, élaborées à une époque où de grandes controverses allaient aboutir à la formation des « sectes » juives.
Analyse
L'ouvrage est un mélange de deux genres littéraires : tantôt des « proverbes », tantôt des développements structurés qui proposent des réflexions sur un sujet. Il s'agit toujours de la « Sagesse », représentée comme une personnification de la Sagesse divine. Généralement, est proposée une division du livre en deux grandes parties : des chapitres 1 à 23 et des chapitres 24 à 50. Ces deux parties sont précédées d'un prologue, présent seulement dans le texte grec, et débouchent sur une conclusion qui occupe les trois derniers versets du chapitre 50 et le chapitre 51[2].
La fin de l'ouvrage exalte des personnages historiques, comme le font les Livres des Maccabées. Vers la fin du Ier siècle, il est exclu du canon biblique par les rabbins pharisiens. Il est cependant populaire parmi les Juifs et il est cité dans le Talmud et dans la littérature rabbinique qui en approuve certains passages[3].
