Site classé ou inscrit en France

site protégé français pour son caractère historique, artistique, scientifique, légendaire ou pittoresque From Wikipedia, the free encyclopedia

La politique des sites en France, regroupant les sites classés et inscrits, vise à la préservation d'espaces dont le caractère justifie une protection nationale. Cette protection, établie par les lois de 1906 et 1930, s'applique aux "monuments naturels et aux sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque". Initialement centrée sur les "monuments naturels" ponctuels (arbres, cascades…), la politique des sites a évolué pour inclure des ensembles paysagers plus vastes (vallées, massifs montagneux, villes, parcs de châteaux, etc.)

Faits en bref Situation, Création ...
Sites inscrits et classés
Image illustrative de l’article Site classé ou inscrit en France
Logotype des sites naturels français représentant le diaphragme d'un objectif d'appareil photographique au centre duquel on retrouve l'hexagone de la France[1].
Situation
Création Loi du 21 avril 1906,
Loi du 2 mai 1930
Type Label officiel français
Domaine Patrimoine naturel et culturel
Organisation
Organisations affiliées Ministère de la Culture et Ministère de l'Écologie
Dépend de DREAL et UDAP

Site web https://site.din.developpement-durable.gouv.fr/

https://www.ecologie.gouv.fr/politique-des-sites

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Plaque commémorant Bréhat comme premier site classé en France.

Le classement s'applique à des espaces naturels ou bâtis, quelle que soit leur étendue, dont la conservation est nécessaire car ils présentent des qualités indéniables et ne peuvent être modifiés sous peine de les voir dépréciés ou disparaître irrémédiablement. Ce classement justifie un suivi qualitatif, notamment effectué via une autorisation préalable pour tous travaux susceptibles de modifier l'état ou l'apparence du territoire protégé[2]. Est ainsi permise la conservation en l'état de l'espace (entretien, restauration, mise en valeur...) ainsi que sa préservation de toutes atteintes graves (destruction, altération, banalisation...).

La France compte en 2025 près de 2 700 sites classés, soit 1 026 342 hectares, et environ 4 500 sites inscrits, soit 1 587 000 hectares. Au total, un peu plus de 4 % du territoire est protégé au titre des sites (respectivement 1,8 % pour les sites classés et 2,6 % pour les sites inscrits)[3]. Par ailleurs, 22 de ces sites sont labellisés Grand Site de France.

Histoire

Une prise de conscience de la valeur patrimoniale des paysages et des sites

En 1861, un espace naturel d'un millier d'hectares en forêt de Fontainebleau fut protégé, pour la première fois en France, au nom de sa valeur paysagère et à la demande des peintres de l'école de Barbizon.

La préservation des sites et monuments naturels a ensuite été établie de manière plus pérenne par la loi du 21 avril 1906, motivée par une sensibilisation croissante au sein du milieu associatif, des artistes, et des intellectuels sur la valeur patrimoniale des paysages. Les premières luttes en faveur de la sauvegarde des monuments naturels menacés, telles que celle de la source du Lison dans le Doubs contre un projet d'aménagement hydraulique[4], à l’origine de la première loi pour la protection de l’environnement , ou celle pour la préservation des rochers de la côte de granit rose en Bretagne contre leur exploitation, ont joué un rôle déterminant dans l'émergence de cette loi[5].

La loi de 1906 a formalisé la notion de patrimoine naturel. De la même manière qu'on l'avait fait avec la loi de 1887 sur les monuments historiques, on reconnaissait que le droit de propriété pouvait être limité dans le but de préserver la beauté de la nature et de conserver des paysages remarquables au bénéfice de tous.

Charles Beauquier, député du Doubs et vice-président de la Société pour la protection des paysages de France, a joué un rôle majeur dans l'élaboration de cette loi. Le département des Côtes du Nord (Côtes d'Armor) a également été parmi les précurseurs en matière de protection du patrimoine naturel. Dès 1900, une commission a été mise en place par le préfet pour inventorier les sites pittoresques, en particulier les rochers de granit rose menacés par l'extraction de matériaux. Lors du vote de la loi, le conseil municipal de Bréhat a sollicité la protection de son île, soulignant son caractère pittoresque et la demande croissante de la classer exprimée par les visiteurs.

Le rôle des associations de protection et des personnalités qualifiées, présentes dans les commissions départementales aux côtés des élus et des administrations, a été crucial dans l'émergence de ce droit, avec des acteurs tels que le Touring club de France, le Club Alpin Français ou encore la Société pour la protection des paysages de France.

La loi du 21 avril 1906 a ensuite été remplacée par la loi du 2 mai 1930 consacrée à la la protection des "monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire, ou pittoresque"[6]. En 2000, la loi de 1930 a été codifiée dans les articles L. 341-1 à 22 du code de l'environnement français lors de sa création par l'ordonnance du 18 septembre 2000. La loi prévoit deux niveaux de protection, l'inscription et le classement, sur le modèle de la loi de 1923 sur les monuments historiques[7].

Après 1930, l'administration centrale des sites était composée d'un seul inspecteur général, à ce moment Gustave-Henri Lestel. En l'absence d'une administration entièrement dédiée, les commissions départementales des sites avaient le quasi-monopole des propositions de protection. Les listes de protection révèlent des contrastes saisissants entre les départements. Par exemple en 1939, l'Eure comprenait 156 sites protégés, la Manche seulement 12[8]. La doctrine était mal fixée. Les sites pouvaient être utilisés pour des espaces naturels ou paysagers comme l'île de Bréhat, qui avait été en 1907 le premier site classé en vertu de la loi de 1906 ou les cascades de Gimel (Corrèze), classées à leur tour en 1912 au titre des sites après l'avoir été en 1898 au titre des Monuments historiques. Les parcs et jardins étaient aussi assez largement représentés. Mais les sites n'étaient pas uniquement naturels : il servaient aussi bien à protéger des monuments naturels (chênes de Condé-sur-Risle) châteaux avec leur parc (château de Conches-en-Ouche) des ensembles urbains (la rue du Gros Horloge à Rouen) que des éléments "folkloriques", c'est-à-dire des petits ensembles ruraux tels que petites églises, cimetières, mares, calvaires, etc.

Chantier intellectuel 1424 (de 1941 à 1947)

Un rapport de l'IGEDD présente également un travail de recherche sur le chantier intellectuel 1424. Ce chantier, lancé en 1941, avait pour mission le recensement et la délimitation des sites urbains et ruraux présentant un intérêt général en France. Il a été initié dans le cadre du plan de lutte contre le chômage mis en place par le régime de Vichy alors que la France comptait un million de chômeurs sur 40 millions d'habitants. Ce travail de recensement a permis de classer et d'inscrire de très nombreux espaces. Le contexte de l'Occupation était propice car les propriétaires privés pouvaient espérer échapper de cette manière aux réquisitions. De nombreux parcs furent en effet protégés pour éviter les coupes de bois de chauffage imposées par le gouvernement[9]. Par ailleurs une mesure nouvelle fit son apparition, à titre expérimental : les "périmètres surveillés"[8]. Elle permettait d'imaginer des protections de taille gigantesque, sur plusieurs dizaines de kilomètres, car la recherche des propriétaires imposée par le classement ou l'inscription n'était plus nécessaire : seule comptait la délimitation du périmètre.

Gustave-Henri Lestel, inspecteur général, dirigeait le chantier avec une structuration plutôt déconcentrée comportant un échelon régional (une dizaine d'inspecteurs) et départemental (entre 20 et 40 délégués). Les délégués départementaux parcouraient leurs territoires pour recenser les sites, proposant des périmètres de protection, et les inspecteurs régionaux supervisaient le processus. Malgré les défis liés à la division de la France pendant la guerre, le chantier 1424 contribua à accélérer la connaissance des éléments esthétiques du pays[10].

Le chantier perdura après la Libération. Une mission spéciale fut notamment mise en place pour étudier la protection des plages du Débarquement de Normandie dans le Calvados et la Manche, sous la responsabilité de l'inspecteur régional Louis Bourdil[11]. Le chantier fut supprimé en 1947 par mesure d'économie et l'ensemble des délégués furent licenciés. Mal surveillés, mal connus, les sites protégés passèrent alors sous la responsabilité des architectes des Bâtiments de France. Nombre d'entre eux furent oubliés ou détruits dans les années suivantes[8]. Le système des "périmètres surveillés" ne fut jamais institué, et il n'en reste aujourd'hui que les centaines de dossiers conservés aux Archives nationales. Une mesure similaire fut envisagée dans les années 1960, à l'initiative de Max Querrien, sous-directeur des Monuments historiques, mais de nouveau abandonnée[12].

Critères

Les critères définis par la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque conduisent à protéger des espaces d'une très grande diversité :

  • Espaces naturels qui méritent d'être préservés de toute urbanisation et de tout aménagement
  • Paysages marqués tant par leurs caractéristiques naturelles que par l'empreinte de l'homme
  • Parcs et jardins
  • Écrins paysagers des monuments historiques et des ensembles monumentaux, en particulier avant 1943, date de la modification de la loi de 1913 sur les monuments historiques instaurant une zone de protection de 500 m. autour des monuments historiques.
  • éléments folkloriques tels que calvaires, petites églises, moulins, etc.
  • ensembles urbains : quartiers anciens, rues, villages.

La loi de 1930 ne concerne pas que les espaces naturels. Elle s'applique aussi aux places publiques ou aux rues, avec les façades et toitures des bâtiments donnant sur ces places ou rues, même si les arbres et plantes sont complètement absents de ces lieux[n. 1]. Elle peut aussi concerner des infrastructures comme le vieux bassin de Honfleur. Peuvent également être protégés des bâtiments isolés avec leurs abords, qu'il s'agisse de parcs ou simplement de pelouses, et que ces bâtiments soient inscrits ou classés au titre des Monuments historiques ou pas[13].

Dans les années 1970, de nombreux centres urbains furent protégés au titre des sites, la mesure étant destinée aux ensembles urbains d'une certaine qualité, mais qui n'avaient pas la taille ou le niveau suffisant pour prétendre à la loi de 1962 sur les secteurs sauvegardés. Par exemple en Haute Saône, les villages de Charriez, Fondremand, Chateau-lambert, le bourg de Pesme, les ensembles anciens de Marnay, Luxeuil-les-Bains, Gray, Vesoul, furent protégés entre 1968 et 1977. L'instauration des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en 1983 a ensuite pris le relais de ce type de protection.

Procédure

Procédure d'inscription

L'initiative appartient à la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. La commission peut décider d'elle-même de proposer l'inscription d'un site. Elle peut le faire aussi sur la proposition de l'administration, d'un particulier, d'une association ou d'une collectivité. L'inscription est prononcée par arrêté du ministre chargé des sites. Le consentement du ou des propriétaires n'est pas requis. Celui qui conteste l'inscription peut exercer un recours contre l'arrêté d'inscription devant les juridictions administratives qui exercent un contrôle sur la légalité de la mesure.

L'arrêté portant l'inscription est notifié directement aux propriétaires du monument naturel ou du site.

Procédure de classement

La commission départementale de la nature, des paysages et des sites se prononce sur le principe de protection d'un site sur la base d'une proposition émanant de ses membres ou de l'administration. Une enquête est ouverte par le préfet pour permettre à tout intéressé, et non pas seulement aux propriétaires de présenter ses observations. La commission départementale de la nature, des paysages et des sites émet son avis sur le projet de classement au vu du résultat de l'enquête. La décision de classement est prise

  • par arrêté du ministre chargé de l'environnement après avis de la commission supérieure des sites, en cas d'accord du propriétaire
  • par décret en Conseil d'État, après avis de la commission supérieure des sites en cas de désaccord du ou des propriétaires du site.

Conséquences de la protection

L'inscription ou le classement d'un site lui donnent un statut de protection, garantie par l'État (Chauleur en 1978 évoque des sites naturels d'État[15]). Il peut aussi changer son image et sa notoriété (reconnaissance d'une qualité paysagère remarquable voire exceptionnelle), ce qui peut parfois augmenter la pression humaine sur le site (parkings sauvages, apparition anarchique et/ou saisonnière d'aménagements d'accueil, de restauration…).

Ni l'inscription ni le classement n'impliquent un programme automatique de restauration écologique ou paysagère. Cependant, s'il y a accord des collectivités concernées, un site qui s'est avec le temps dégradé (à la suite d'une surfréquentation par exemple) peut bénéficier d'une intégration dans le Réseau des grands sites de France, qui implique alors un programme de restauration[16]. S'il fait partie d'une réserve naturelle ou est concerné par un programme de renaturation (faisant par exemple suite au Schéma régional de cohérence écologique SRCE), il peut aussi faire l'objet d'un plan de gestion restauratoire ou d'une dynamique de réhabilitation écopaysagère.

En « site inscrit »

En « site inscrit », comme en site « en instance de classement », seules les “opérations d'exploitation courante des fonds ruraux” sont exemptées de déclaration ou d'autorisation (ce qui n'est pas le cas en site classé)[17]. Tout projet d'aménagement ou de modification du site est soumis à un avis simple de l'ABF, à l'exception des démolitions qui sont soumises à son avis conforme.

Lorsqu'un site est inscrit, l'État intervient par une procédure de concertation en tant que conseil dans la gestion du site, par l'intermédiaire de l'Architecte des bâtiments de France qui doit être consulté sur tous les projets de modification du site. Les effets d'un site inscrit sont suspendus par l'institution d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), dispositif remplacé par les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP)[18], puis les sites patrimoniaux remarquables.

En « site classé »

Dans un site classé, toute modification de l'état ou l'aspect du site est soumise à autorisation spéciale (art. L. 341-10), délivrée, en fonction de la nature des travaux, soit par le ministre chargé des sites après avis de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites (CDNPS) voire de la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages, soit par le préfet du département qui peut saisir la CDNPS mais doit recueillir l'avis de l'Architecte des bâtiments de France.

La loi n'autorise pas d'exception au régime d'autorisation[n. 2].

  • Les sites classés sont inconstructibles, sauf exception. Les travaux y sont alors encadrés par l'article L. 341-10 du Code de l'Environnement qui prévoit que : « Les monuments naturels ou les sites classés ne peuvent être ni détruits ni modifiés dans leur état ou leur aspect sauf autorisation spéciale » (ne pouvant être délivrée que par le ministre de l'environnement) ; Toute déclaration préalable de travaux y relève du préfet, après avis de l'architecte des bâtiments de France (ABF).
  • Les permis de construire, permis d'aménager, ou permis de démolir sont soumis à l'autorisation préalable expresse du ministre chargé de l'Environnement, après qu'ils ont été soumis pour avis à la CDNPS.
  • Certains aménagements peuvent être autorisés s'ils ne vont pas à l'encontre des motifs de classement du site.
  • L'existence d'un secteur sauvegardé n'a aucun effet juridique sur les sites classés ou inscrits, ceux-ci conservant leur propre régime d'autorisation de travaux parallèlement à celui du secteur sauvegardé. La protection au titre des sites est sans incidence réelle sur l'application du Plan de sauvegarde et de mise en valeur si le site n'est qu'inscrit, mais il n'en est pas de même si le site est classé. Dans tous les cas cependant il va de soi que l'étude du Plan de sauvegarde et de mise en valeur doit avoir prévu le régime des espaces remarquables afin d'éviter les conflits quant à leur protection ou leur évolution. Pour les immeubles ou ensembles urbains protégés au titre de la loi du 2 mai 1930, la Commission nationale des secteurs sauvegardés se substitue aux Commissions départementale et supérieure des sites.
  • Les projets de travaux en sites classés sont instruits par les inspecteurs des sites des Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) et/ou les ABF, et sont soumis à autorisation spéciale relevant, comme vu ci-dessus, soit du préfet soit du ministre chargé des sites.
    Les dossiers sont présentés devant la Commission départementale des sites (CDNPS) présidée par le préfet de département avec l'avis de l'architecte des bâtiments de France, pour les prescriptions architecturales. Le rapporteur du dossier est soit l'inspecteur des sites, soit l'ABF, selon que le projet relève de l'aménagement paysager ou de l'architecture. Exceptionnellement, certains dossiers peuvent passer devant la « commission supérieure des sites, perspectives et paysages ».
  • La publicité est interdite de manière absolue, quelle qu'en soit la forme.
  • L'exploitation courante des fonds ruraux et l'entretien des constructions ne sont pas concernés par le régime d'autorisation. Comme toute activité humaine (circulation, chasse, pêche, activité de loisirs…) dès lors qu'elle ne donne pas lieu à des travaux ou installations et n'a pas d'impact sur l'aspect des lieux.

Grands sites de France

Certains sites classés sont victimes de leur succès et subissent une surfréquentation pouvant conduire à leur détérioration. Les collectivités du territoire peuvent se saisir du problème et entamer une démarche Grand Site de France[19].

La gestion de ces « sites bénéficiant d'une grande renommée cherche à combiner la protection (interdiction générale de modifier l'aspect des lieux) et la valorisation, essentielle à l'économie touristique, dans un contexte souvent contraint (pressions locales pour urbaniser ou équiper le site, contestation de la protection de la part de certains acteurs, recul de l'agriculture et progression spontanée de la végétation modifiant substantiellement l'aspect des lieux, etc.)[20] ». Dans le cadre du tourisme durable, et notamment de l'écotourisme, visant à répondre aux défis de la transition touristique, la gestion des sites naturels classés ou inscrits devient une préoccupation majeure à tous les niveaux de responsabilité publique qui cherchent à favoriser la coopération entre les professionnels du tourisme, les spécialistes de l'environnement et les propriétaires ou gestionnaires de ces sites qui doivent être porteurs de développement régional, de cohésion sociale et de protection du patrimoine naturel[21].

En janvier 2025, on comptait 24 Grands Sites de France labellisés.

Rôles de l'ABF et de l'inspecteur des sites

L'Architecte des bâtiments de France et l'inspecteur des sites sont les garants administratifs de la qualité du paysage. Ils veillent sur les espaces inscrits ou classés au titre des sites. L'ABF, du fait de ses compétences dans le domaine du patrimoine bâti, s'intéresse plus aux aspects construits du site et à la conservation des traces de l'empreinte humaine inscrites dans le paysage (ex. : murets, murs de soutènement, haies, talus, terrasses, ruines, canaux, etc.). L'inspecteur des sites de la DREAL veille au maintien de la qualité paysagère du site, au respect des motifs qui ont présidé à son classement. Il intègre aussi les autres dimensions environnementales dans les projets qui sont soumis à son examen, notamment la protection des milieux naturels, écosystèmes, habitats naturels, espèces végétales, composantes de la « naturalité » des sites dont dépend en grande partie leur qualité paysagère.

Ils donnent leurs avis sur les travaux à exécuter dans les sites.

C'est l'inspecteur des sites qui est chargé de réaliser les dossiers de classement ou d'inscription au sein de la DREAL, soit en régie soit avec l'aide d'un bureau d'études.

Cadre législatif

La loi du 2 mai 1930 a été plusieurs fois modifiée (notamment par la loi n° 57-740 du 1er juillet 1957) et a finalement été codifiée dans le code de l'environnement, notamment les articles L. 341-1 à L. 341-22.

Articulation avec les autres protections du patrimoine

Depuis 1906, les sites classés cohabitent avec d'autres régimes de protection, et leurs objectifs se recoupent en partie : les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) instaurés en 1993 (remplacés en 2010 par les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP ou AMVAP), et en 2016 par les sites patrimoniaux remarquables) et qui incluent « des paysages plus ordinaires et des espaces urbains, que le zonage permet de reconnaître et de valoriser dans des politiques intégrées de développement local[22] », Natura 2000 qui désigne des sites d'importance communautaire au niveau européen.

Notes et références

Annexes

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