Slackline
sport d'équilibre
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Le slackline[note 1] (de l'anglais « ligne molle ») ou slack est une pratique sportive s'apparentant au funambulisme, mais utilisant une sangle élastique en polyester non stabilisée et n'ayant pas recours à des accessoires de type balancier. La sangle utilisée, appelée « slack », est tendue entre deux ancrages (tels qu'arbres, poteaux, points d'ancrage d'escalade…) à l'aide d'un système facilitant sa mise en tension (cliquet, mouflage sur corde avec poulies ou mouflage autobloquant sur la sangle elle-même). Cette facilitation permet la pratique en milieu naturel ou urbain, voire en intérieur. Cette pratique a joué un rôle significatif dans l'essor de la slackline, encourageant le « slackeur »[note 2] à adapter la discipline selon ses préférences et l'environnement disponible (highline, waterline, rodeoline…).
La nature élastique et dynamique de la slackline invite à y progresser en équilibre, mais aussi à y réaliser des figures utilisant parfois le rebond, ce qui la rapproche d'un trampoline long et étroit. Ce sport est lié aux pratiques de l'escalade, des sports de glisse, du funambulisme au cirque, ou de certains agrès de gymnastique comme le trampoline ou la poutre. Il peut aussi être utilisé comme moyen de concentration.
Histoire
La pratique aurait été initiée dans un contexte de rassemblement et de ludisme : des grimpeurs du Camp 4 de Yosemite[4], qui ont l'habitude de se retrouver sous la forme de « campings populaires » dans les années 1960-1970[5], transforment leur jeu d'équilibre en traversée entre deux points d'ancrage, utilisant des restes de cordes et sangles qu'ils fixent entre deux arbres à proximité du sol[4]. La pratique devient ensuite un objet spécifique à partir des années 1980 lorsque les grimpeurs Adam Grosowsky et Jeff Ellington remplacent les cordes utilisées par des sangles tubulaires, « alliant ainsi élasticité et confort d’appui »[4]. Si l'équilibre sur sangle est une pratique récente, elle s'insère néanmoins dans une très longue histoire d'équilibre sur corde, existant au moins depuis l'antiquité romaine[6].
La pratique ne semble avoir que faiblement essaimé au cours des années 1980 et 1990, essentiellement dans les pays anglo-saxons (Yosémite, Royaume-Uni) et les milieux proches de l'escalade. En 2007, elle connaît un essor, grâce notamment aux progrès techniques et au développement de fabricants et de distributeurs spécialisés dans les slacklines et le matériel associé[7]. En effet, la même année, Robert et Jan Kaeding développent le premier kit simplifié de slackline en Allemagne et fondent la première entreprise spécialisée, Gibbon Slacklines. La marque s'est concentré sur le développement d'une communauté de pratiquants à travers l'organisation d'évènements et de compétitions[8].
Le développement d'internet a également joué dans la popularisation du slackline à travers la publication de vidéos sur YouTube, l'échange de conseils sur des forums ou sur les réseaux sociaux. Entre 2008 et 2013, le nombre de pratiquants a plus que triplé aux États-Unis[9]. Sa pratique connaît par ailleurs une forte expansion en France à partir de 2014, comme en témoignent les ventes de kits de slackline[note 3],[1].
Pratique et vocabulaire
La diversification de la pratique, ainsi que les progrès technologiques, conduisent certains à distinguer plusieurs sports au sein de la discipline tant les hauteurs, longueurs et tensions de slacklines sont variables[10].
Le terme de shortline (« short » pour « court » en anglais) est parfois utilisé pour définir la pratique la plus accessible et la plus connue du grand public : évoluer en équilibre sur une sangle de longueur limitée (jusqu'à 15 mètres environ), souvent près du sol (de 30 à 60 cm environ), ce qui est idéal pour les débutants. Elle se pratique généralement sur une sangle plate de cinq centimètres de large[11].
Le terme blindline (de blind qui signifie « aveugle » en anglais) désigne parfois la pratique du slackline en aveugle. Ce n'est pas une discipline à part entière telle que le highline ou le waterline mais plutôt un défi qui peut être pratiqué sur tout type de ligne, et qui demande beaucoup de maîtrise, la vision étant importante dans la gestion de l'équilibre. Il s'agit d'un bon entraînement au waterline et au highline, car ces disciplines nécessitent de se fier à des repères visuels mouvants, absents ou différents des repères visuels habituels que sont le sol ou l'horizon.[réf. nécessaire]
Plusieurs autres termes existent pour désigner par exemple le fait de faire du yoga sur une slackline (Yoga Slackline)[note 4] ou le fait de faire du slackline avec du mobilier urbain (Urbanline)[13].
Jumpline / trickline / freestyle

Le jumpline (de l'anglais jump, qui signifie « saut »), ou trickline, est une discipline dans laquelle on utilise une sangle courte à fort pouvoir de renvoi et proche du sol, afin de réaliser des figures acrobatiques[14],[15]. Ces figures ne sont pas impossibles sur des lignes plus hautes ou plus longues, mais elles sont beaucoup plus dangereuses en hauteur[14]. Les pratiquants utilisent des sangles élastiques afin de réaliser des sauts plus puissants et des réceptions en douceur[14].
Les figures se divisent en deux types :
- les figures statiques comme le dropknee, le grand écart ou le simple fait de rester assis, qui sont des figures lentes ou immobiles[14] ;
- les figures dynamiques dans lesquelles le pratiquant saute, pivote, rebondit sur les fesses et peut même effectuer des saltos[14].
Le premier athlète qui réalise une figure peut l'annoncer comme « world first » à la commission du Sport de l'Association Internationale de Slackline, qui vérifie que cette figure n'a pas déjà été réalisée et la valide[16].
Longline

Cette pratique s'intéresse à la traversée de distances plus longues, souvent de slackline de plus de 30 mètres de long[17]. Il est pour cela nécessaire de trouver un terrain en cuvette afin d'accompagner la déformation de la slackline.[réf. nécessaire]
L'installation de longlines exigent beaucoup plus de temps, de connaissances et d'investissement qu'une slackline classique, et nécessite notamment du matériel spécifique : poulies, mousquetons en acier solide et une grande quantité de sangles[17].
Le premier record officiel de longline est établi en 2005 par Heinz Zak par la traversée d'une longline de 100 mètres de long[17]. Les progrès technologie sur les sangles ont progressivement permis de tendre des slacklines de plusieurs centaines de mètres[17]. Ainsi, le record est détenu à partir de 2021 par Lucas Giovanni Moreira, avec une longueur de 713 mètres de long[18].
Certaines longlines peuvent être ancrées à plus de deux mètres de hauteur. Certaines lignes sont alors appelées midlines, à mi-chemin entre highline et slackline au sol, nécessitant parfois un assurage similaire à la highline.[réf. nécessaire]
Highline

Cette pratique s'intéresse à la traversée de sangles tendues en hauteur (jusqu'à plusieurs centaines de mètres)[17]. On parle de highline à partir de l'instant où une chute entraînerait des blessures ou la mort[17]. Les pratiquants portent un harnais d'escalade pour leur protection, relié à une corde de sécurité appelée leash[17]. Cette pratique est réservée aux experts du slackline, en effet, la mise en place des ancrages est particulièrement complexe[17].
Deux sangles sont utilisées afin de garantir la sécurité du marcheur, une sur laquelle évolue le marcheur, la mainline, et une sangle de secours, suspendue sous la première en cas de rupture de celle-ci. La pratique de la highline fait un lien direct avec celles de l'escalade et de l'alpinisme, par la recherche de lieux adaptés, situés la plupart du temps en montagne, souvent à proximité des lieux d'escalade[19].
Le record mondial est partagé par 8 athlètes en août 2022 en Auvergne (2 700 mètres de long) : Augustin Moinat, Arthur Lefèbvre, Tania Monier, Benoit Brume, Mia Noblet, Mattis Reisner, Joseph Premoselli et Julien Roux[20].
Waterline

La pratique du waterline (de l'anglais water qui signifie « eau ») s'effectue en tendant une slackline au-dessus d'un cours ou d'une étendue d'eau. La profondeur de l'eau traversée doit être suffisante en tout point et sans obstacle dangereux (rochers, racines, branches d'arbre). Cette pratique est très appréciée en été et permet de combiner baignade et slackline.[réf. nécessaire]

Elle est aussi un bon entraînement à la highline car des contraintes supplémentaires apparaissent : les repères visuels sont en effet mouvants et il est impossible de prendre appui au sol pour les départs. Ainsi, il est préférable pour le pratiquant de s'être entraîné au départ assis, souvent appelé Chongo start (du nom de son inventeur[21]) avant de commencer la waterline. Il existe d'autres manières d'effectuer le départ assis (sit start).[réf. nécessaire]
Si les chutes dans l'eau semblent moins dangereuses que celles sur la terre ferme, il faut prendre toutefois en compte le risque de blessure si l'oreille frappe l'eau de manière perpendiculaire, ce qui entraîne une surpression contre le tympan[22].
Spaceline

Une spaceline résulte de la connexion d'au-moins trois slacklines entre elles, allant jusqu'à former un réseau pouvant dépasser dix slacklines[23].
Rodéoline

La pratique du rodéoline, ou rodéo, est inspirée de la pratique du funambulisme sur corde molle. Il s'agit de marcher sur une slackline détendue, dont la flèche peut varier de un à plusieurs mètres, et dont la longueur ne dépasse généralement pas 20 m. L'élasticité de la sangle n'est alors plus mise à l'épreuve, et c'est la mollesse de la sangle qui détermine la difficulté à y tenir en équilibre. Aucun système de tension n'est alors requis.[réf. nécessaire]
Entraînement à l'équilibre avec une slackline
Initialement, la slackline était utilisée pour entraîner son équilibre à l'escalade mais elle peut également être utilisée pour améliorer ses performances dans d'autres sports : le swing d'un golfeur ; des snowboarders professionnels ainsi que l'équipe américaine de ski utilisent des slacklines afin d'améliorer leur mémoire musculaire et leur temps de réaction ; pour l'équilibre des patineurs, surfeurs ou des pratiquants d'arts martiaux[24].
Matériel
Le développement de la pratique de la slackline est intimement lié à l'évolution du matériel depuis le début des années 2000. De nombreux systèmes spécifiques ont donc été conçus et fabriqués, inspirés de l'escalade, du sanglage des marchandises, de la manutention… Des fabricants et revendeurs sont apparus, parmi les plus répandus : Gibbon (Allemagne), Line-Spirit (France), balance community (États-Unis), Slack-Mountain (France), Landcruising (Allemagne), Equilibrium (Tchéquie), Slackativity (Suisse), Spider slackline (Italie).[réf. nécessaire]
Sangles
Appelée aussi ligne, ou tout simplement slackline ou slack, la sangle est l'élément principal dans la pratique de la slackline. De nombreux types de sangle existent, faisant varier la masse linéique, l'élasticité, la résistance à la rupture… en fonction des dimensions, des formes, ainsi que de la matière et du type de tressage utilisés dans la fabrication de la sangle.
Deux largeurs de sangles sont fréquemment rencontrées : les sangles de 25 mm et celles de 50 mm. Les sangles de 50 mm sont généralement utilisées pour la pratique débutante et celle de la jumpline par souci de confort d'abord, mais aussi du fait des tensions importantes qu'elles peuvent absorber pour sauter. En outre, les jumplines sont souvent courtes et c'est alors que le cliquet comme système de tension semble le plus adapté (faible allongement de la sangle donc faible enroulement sur le cliquet), encourageant l'utilisation de sangles de 50 mm. Les sangles de 25 mm de large sont préférées pour leur élasticité et leur souplesse dans les autres pratiques telles que la longline / waterline / highline. L'élasticité est souvent prônée pour obtenir la sensation de surf et de balancement obtenue sur la ligne lors de la pratique.[réf. nécessaire]
La masse linéique des slacklines peut être très variable, allant de 30 g/m à 150 g/m environ[25]. Une sangle légère sera jugée plus facile à slacker, surtout en longline. Une sangle lourde sera plus difficile à maîtriser sur les grandes longueurs, sa masse jouant un rôle important pour le pratiquant, car la ligne aura plus d'inertie. La grande majorité des sangles sont fabriquées en polyester.[réf. nécessaire]
Deux types de sangles semblent se démarquer : les sangles plates appréciées pour leur élasticité moyenne et leur résistance à l'abrasion, et les sangles tubulaires appréciées pour leur élasticité importante (qui les rend difficiles à utiliser en longline) et leur confort.[réf. nécessaire]

Pour éviter de réduire la résistance à la rupture de la sangle, il est déconseillé de la bloquer par un système de nœuds. Différents mécanismes de blocage de sangle ont été conçus pour la pratique de la slackline. Le linelock est un maillon métallique qui, associé à un nœud simple de la sangle la bloque pour pouvoir la fixer au système de tension. Le banana, qui tire son nom de sa forme incurvée, bloque la sangle dans un sens mais pas dans l'autre, ce qui permet à l'utilisateur d'ajuster la longueur de la sangle utilisable (voir schéma ci-contre)[source secondaire souhaitée]. Enfin, le line-grip est un système mécanique plus complexe composé de mâchoires et destiné à bloquer la sangle lors de la tension, avant d'être relayé par un mécanisme de blocage autre tel qu'un banana[source secondaire souhaitée]. Le linegrip a également l'avantage d'éviter l'oscillation de la sangle sous le poids du système de tension car il permet le retrait du mouflage après la tension.[réf. nécessaire]
Systèmes de tension
La tension soumise à une slackline peut devenir très importante en fonction de la pratique exercée, et c'est ainsi que les systèmes de tension se sont adaptés aux pratiques de plus en plus extrêmes (en longline et jumpline notamment). Ainsi, une longline de 100 m avec une flèche de 2 m pour un slackeur d'une masse de 70 kg au milieu de la sangle, est tendue de sorte que la force de traction à chaque ancrage s'élève à environ 8 600 N, soit 875 kgf. Cependant, ce calcul considère une situation complètement statique, et ne prend en compte ni les mouvements du slackeur, ni même des sauts ou une chute en highline (ce qui est appelé leashfall). La masse et les frottements du système sont également négligés.[réf. nécessaire]
Une vigilance doit être également apportée sur la fatigue du matériel, notamment sur les installations réservées à la jumpline, car cette pratique très dynamique soumet au matériel des pics de tension répétés qui conclut à un vieillissement prématuré de l'installation.[réf. nécessaire]
Cliquet

Le système de cliquet, adapté initialement au sanglage des marchandises, est surtout adapté aux jumplines de 50 mm. Certaines adaptations ont été réalisées (utilisant des entretoises en plastique) par des fabricants tels que Slack.fr, permettant l'utilisation du cliquet avec des sangles de 25 mm, mais le système de cliquet reste restreint par sa faible capacité à réduire la longueur de sangle lors de la tension. Il reste néanmoins un système adapté à la pratique débutante car peu onéreux et facilement transportable[source secondaire souhaitée].
Mouflage
Le mouflage autobloquant sur sangle (appelé aussi primitiv) est un système de tension nécessitant très peu de matériel (deux mousquetons et un bloqueur), adapté à des longueurs de ligne allant jusqu'à 40 mètres maximum : l'importance des frottements dans le montage implique un rendement moindre limitant les possibilités de fortes tensions et accélérant l'usure de la sangle.
Mouflage de corde


Le mouflage de corde (ou palan) permet quant à lui des tensions importantes et une flexibilité dans le montage (tension et relâche facilitées). Il consiste en un système de poulies et de cordes démultipliant l'effort de traction[source secondaire souhaitée]. Bien plus puissant qu'un système primitiv, il peut aussi être utilisé pour les jumplines nécessitant de fortes tensions.[réf. nécessaire]
Ancrages
Matériel spécifique à la highline

En cas de chute depuis une slackline tendue en hauteur, le slackeur est retenu par un système d'assurage multiple, constitué d'un baudrier d'escalade, d'une corde de sécurité appelée leash, d'un ou deux anneaux d'assurage et d'une ligne de vie appelée backup. Il est souvent jugé préférable de doubler les dispositifs de sécurité en mettant deux anneaux autour de la sangle et du back-up, ainsi qu'en doublant le leash.[réf. nécessaire]
Ainsi, le matériel utilisé pour équiper des highlines s'inspire du matériel utilisé dans la pratique de l'escalade : goujons et plaquettes ou spit pour les ancrages, baudrier et cordes semi-statiques ou dynamiques pour l'assurage, bloqueurs, poulies, etc. Certains éléments matériels utilisés en highline et nécessitant une haute résistance mécanique sont issus quant à eux du matériel de levage : élingues, manilles…[réf. nécessaire]
Précautions et restrictions
Précautions environnementales et sociales

L'ancrage d'une slackline sur un arbre peut en altérer sa santé par l'arrachement de son écorce ou de petites branches, ou par l'écrasement de l'aubier, notamment lors des périodes des montées de sève au printemps (de mars à mai)[26]. Augmenter la largeur des élingues établissant l'ancrage et placer des protections en mousse entre l'élingue et l'écorce participe à sauvegarder la santé des arbres. La force de traction importante d'une longline ou d'une jumpline peut aussi engendrer l'arrachement total de l'arbre si celui-ci est trop jeune ou malade. Il convient donc de choisir des arbres dont le diamètre est suffisant pour supporter plusieurs centaines de kgf, et d'y fixer la slackline le plus bas possible afin de réduire le moment de force induit à son pied.[réf. nécessaire]
La pratique de la slackline dans un lieu public peut aussi gêner les autres utilisateurs du lieu. Il convient donc aux slackliners d'éviter de tendre leurs sangles au travers de chemins ou à proximité directe de jeux ou d'installations sportives. La visibilité de la slackline peut être augmentée en y accrochant des fanions ou des rubans de tissu de couleur vive.[réf. nécessaire]
Enfin, comme tout sport de nature, la pratique de la slackline peut occasionner un dérangement d'espèces protégées, notamment les oiseaux en période de nidification. La pratique de la highline est particulièrement concernée, les milieux montagneux étant à la fois propices à des spots de highline spectaculaires et à la nidification de grands rapaces dont les effectifs et les seuils de dérangement sont particulièrement bas (gypaète barbu, vautour percnoptère, vautour moine, aigle royal, aigle de Bonelli, Grand-duc d'Europe). Un seul dérangement peut provoquer l'abandon d'un nid et l'échec d'une saison de reproduction, alors que les effectifs de certaines espèces en France sont inférieurs à 100 individus (aigle de Bonelli, gypaète barbu, vautour moine).[réf. nécessaire]
Législation
La pratique de la slackline, notamment dans les parcs et espaces verts, peut engendrer des nuisances pour l'environnement et pour les autres utilisateurs, amenant parfois les autorités à en restreindre la pratique.[réf. nécessaire] En outre, le slackline sur du mobilier urbain n'est pas illégal même s'il est souvent mal vu[27].
France
Aucune législation nationale n'existe en France concernant la pratique de la slackline (). Cependant, la gestion des espaces verts incombant aux municipalités, certaines réglementations fixées par arrêté municipal interdisent d'utiliser les arbres comme support à l'escalade ou toute autre pratique sportive, incluant la slackline.[réf. nécessaire] Il existe aussi des communes qui autorisent la pratique de la slackline[28].[Passage à internationaliser] Une affaire judiciaire à ce sujet, jugée entre 2023 et 2025, a par ailleurs considéré qu'un accident survenu en faisant du slackline sur le mobilier urbain ne pouvait être imputable qu'à la seule personne qui a cette pratique, le pratiquant n'ayant pas « fait un usage normal de l'ouvrage public »[29].
Suisse
La ville de Lausanne a mis en place une Charte du slackliner vantant les mérites de la pratique, mais ne l'autorisant dans les parcs de la ville que sous certaines conditions (protection des arbres, exigences matérielles et de montage, respect des autres activités...)[26].
Canada
La ville de Calgary (province d'Alberta) interdit par arrêté l'accrochage de quelque objet que ce soit à un arbre dans le domaine public, ce qui interdit par conséquent l'accrochage de slackline. En , une vidéo de promotion du tourisme à Calgary montre pourtant un pratiquant de slackline dans un parc public de la ville, les producteurs eux-mêmes ignorant les restrictions sur la discipline[30].
Santé et dangerosité
La pratique de la slackline mobilise l'ensemble de système neuromécanique[31]. Elle est utilisée dans le domaine de la kinésithérapie pour le travail de la proprioception et de l'équilibre du patient, ainsi que pour le renforcement musculaire[32]. Le dynamisme à la fois vertical et horizontal de la slackline oblige le pratiquant à réaliser un effort cognitif important pour l'analyse et la gestion de l'équilibre du corps[33].
Sa pratique est sans danger lorsque les précautions de sécurité sont respectées. Les pratiques de la longline, de la jumpline ou de la highline, plus extrêmes, peuvent cependant comporter des risques, notamment de brûlures dues aux frottements avec la ligne ou de traumatismes dus à de mauvaises chutes.[réf. nécessaire]
Quelques accidents ont été relatés, souvent liés à des ruptures mécaniques de pièces mal installées ou non verrouillées (mousquetons ouverts, rupture de banana à la fatigue), suivies de défauts d'installation (back-up absent ou défaillant), entraînant pour certains des décès[34]. L'ISA tient une base de données contenant les rapports d'accidents afin qu'ils soient accessibles et ainsi améliorer les retours d'expériences[35],[36].
Organisation
La slackline se pratique seul ou en association locale, des fédérations nationales regroupent les associations locales. En 2015, les associations nationales suisse, autrichienne, allemande et américaine ont créé l'International Slackline Association (ISA), qui fonctionne en commissions, chacune répondant à des besoins différents (pratique sportive, sécurité, protection de l'environnement...)[37].
Records
L'International Slackline Association possède une commission qui examine et reconnaît les différents records de la discipline[38]. Un classement annuel cumule les points remportés par les sportifs lors de compétitions nationales et internationales[39],[40].
