Spycker

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Spycker [spikɛʁ] est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Spycker
Spycker
La mairie.
Blason de Spycker
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque
Maire
Mandat
Jean-Luc Goetbloet
2020-2026
Code postal 59380
Code commune 59576
Démographie
Gentilé Spyckerois
Population
municipale
1 718 hab. (2023 en évolution de −4,93 % par rapport à 2017)
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 58′ 12″ nord, 2° 19′ 27″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 5 m
Superficie 9,19 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Spycker
(ville-centre)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Coudekerque-Branche
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Spycker
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Spycker
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Spycker
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Spycker
Liens
Site web http://mairie-spycker.fr/
    Fermer

    Géographie

    Localisation

    Géologie et relief

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de Bourbourg, le Langhegracht, la Duyckerdyck[1], la Meulen Dyck[2], le Bailleux Dyk[3], le Sparre Waerdyck[4], le Weemaers Dyck[5] et un autre petit cours d'eau[6],[Carte 1].

    Le canal de Bourbourg relie l'Aa à l'ouest de Bourbourg aux ports intérieurs de Dunkerque[7].

    La Langhegracht, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Looberghe et se jette dans le Canal de Bergues à Téteghem-Coudekerque-Village, après avoir traversé sept communes[8].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Spycker.

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Delta de l'Aa ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 208 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Aa. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'Institution intercommunale des Wateringues[9].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 730 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dunkerque à 9 km à vol d'oiseau[16], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].

    Voie de communication et transport

    Spycker est desservie par la ligne 15 du réseau DK'BUS.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Spycker est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Spycker[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,7 %), zones urbanisées (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[24]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    On fait allusion en 1067 à Spicris, qui viendrait de spicarium = grenier à blé.

    La commune porte le nom de Spijker en néerlandais[25].

    Histoire

    Le village était situé sur une voie romaine venant de Cassel et menant à Mardyck à travers la Flandre maritime[26].

    Vers 800, sur une carte de Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le village Grunberga (Bergues) est indiqué, entouré de Burgus in broco (Bourbourg), Ecclesia in broco (Brouckerque), Saint-Wilbrordi (Gravelines), Koudekerke (Coudekerque-Village), Spikere (Spycker) ou Loo berga (Looberghe)[27].

    En 1186, le comte de Flandre confirme la donation d'un domaine situé près de Milham (Millam), à l'abbaye de Watten par Eustache, fils de Remold de Spicre[28]. En 1187, Mathilde, femme de Guillaume de Lille, en son château de Ruhout, a déclaré devant le comte de Flandre Philippe d'Alsace, qu'elle renonce en faveur de la même abbaye à ses droits sur un bien qu'elle avait reçu en don de son premier mari Guillaume, fils de Remold de Spicre[29].

    En 1227, Guillaume, seigneur de Spycker, et Isabeau sa femme, fondent sous le vocable de sainte Élisabeth, un hôpital desservi par des religieuses appartenant aux béguines, et lui fait de nombreux dons[30]. En 1248, la comtesse de Flandre Marguerite de Constantinople transfère la maison à Bergues et elle devient en 1252, l'abbaye de Saint-Victor ou nouveau cloître[31].

    Avant 1789, Spycker dépendait de la châtellenie de Bergues. La paroisse était incluse dans le diocèse de Thérouanne, puis à la disparition de celui-ci dans le diocèse de Saint-Omer[32].

    En 1793, les terres de Spycker, Coudekerque-Branche et Armbouts-Cappel, ont subi des dégâts liés à l'envahissement d'eau salée dans les fossés et watergangs de ces communes. Cela résultait d'une expérience malheureuse visant à faire monter le niveau du canal de Bergues pour permettre à Bergues d'être atteinte par des vaisseaux venant de la mer (vieille revendication berguoise, abandonnée ensuite face à la réalité de Dunkerque mieux placée à cette fin). La solution vint d'une décision prise par les administrateurs du district d'interrompre la navigation sur le canal de Bergues, de le tirer à sec pour faire écouler les eaux salées[33].

    En 1903, Spycker était sur la ligne de chemin de fer reliant Bourbourg à Dunkerque et disposait d'une gare ou à tout le moins d'un arrêt[34].

    Première Guerre mondiale

    Pendant la Première Guerre mondiale, Spycker est à l'arrière du front qui part de Nieuport, suit le cours de l'Yser vers les monts des Flandres.

    La commune dépend en 1916 du commandement d'étapes, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front, de Grand-Millebrugghe

    De janvier à septembre 1917, Spycker est elle-même le siège d'un commandement d'étapes, dit de Spycker-Steene, car transféré à Steene en juillet, puis transféré à Armbouts-Cappel pendant quelque temps, avant de revenir à Spycker. Les communes faisant partie du commandement d'étapes sont Steene, Looberghe, Mardyck, Armbouts-Cappel, Pitgam, Capelle, Brouckerque, Eringhem, Crochte, Bierne, Saint-Pierre-Brouck, Drincham, Grande-Synthe (à partir de ), Coudekerque, Hoymille[35]. De ce fait stationnent sur Spycker le capitaine responsable du commandement d'étapes, ainsi que quatre gendarmes. Des troupes y passent ou y sont cantonnées, comme en , deux compagnies d'un régiment de zouaves au pont de Spycker[36].

    Le 24 mai 1916, sont signalées sur le territoire de la commune, une bombe d'avion non éclatée, et à différents endroits trois traces d'obus de 75 dont au moins un pouvait ne pas avoir éclaté. Des moyens sont demandés pour les faire exploser ou les rendre inoffensifs[37].

    Le 2 avril 1917, est retrouvé dans un fossé, sur le territoire de la commune, un obus non éclaté[38].

    Au début mai 1917, les troupes anglaises comptent un poste d'artillerie contre avions à Spycker, un autre à Looberghe-Lynck, un poste de projecteurs photo-électriques à Brouckerque et un autre à Pitgam, ainsi qu'un poste de guet à Pitgam[39].

    Le , une voiture d'un régiment d'artillerie cantonné à Brouckerque a heurté une habitante de Spycker, Madame veuve Spriet âgée de 87 ans, laquelle est décédée. La gendarmerie a ouvert une enquête[40].

    Le , un avion anglais de l'escadrille 57 de Cassel a atterri sur la commune à 18 h 00. Il est reparti le lendemain à 7 h 00 du matin[41].

    Le , une femme et trois enfants ont été blessés par les éclats d'une grenade avec laquelle jouait un 4e enfant. celui-ci a dit avoir trouvé l'objet dans une grange qu'un régiment d'artilleurs venait d'évacuer. Un médecin, envoyé par un autre régiment d'artilleurs, cantonné à Steene, a examiné les victimes et a demandé leur hospitalisation[42].

    À la mi-septembre 1917, l'aviation maritime britannique a loué à Spycker, près du château de l'Afgand, une pâture où elle compte faire construire des baraquements pour officiers[43].

    Le jeudi , à trois heures du matin, un incendie s"est déclaré à Spycker chez Mme veuve Depoers, dans un local abritant chaque soir la voirure d'un mercier en gros de Dunkerque et des produits inflammables. La présence de soldats, des artilleurs cantonnés dans le bâtiment voisin, et des Anglais, ainsi que l'aide de la pompe de Dunkerque appelée par téléphone a permis de limiter les conséquences à des dégâts matériels[44].

    De mai à juillet 1916, Spycker dépend encore du commandement d'étapes de Grand-Millebrugghe et en 1917-1918, du commandement d'étapes de Téteghem[35].

    Seconde Guerre mondiale

    Combat de Spycker, du au , durant la bataille de France, ou le 1er bataillon du 225e régiment d'infanterie bloque l'avancée allemande permettant le rembarquement lors de l'opération Dynamo[45],[46].

    Politique et administration

    Le village est membre de la communauté urbaine de Dunkerque (Dunkerque grand littoral).

    Situation administrative

    Spycker dans son canton et son arrondissement.

    Tendance politique

    Administration municipale

    Liste des maires

    Maire de 1802 à 1807 : Jacques Vereecke[47],[48].

    Maire en 1881 : Vandevelde[49].

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
      1854 Mr Wemaere[50]    
      1883 J. Depoers[51]    
    1887 1913 J. Depoers[51]    
    1913 1925 Eugène Delabaere[52]    
    1925 1935 Albert Depoers[53]    
    1935 1939 Joseph Dannoot[54]    
             
    1951 1954 M. Coevoet[55]    
    1954 1965 Roger Baes[56],[57]    
    1965 1978 au moins Étienne Dekeister[58],[59]    
    en cours Jean-Luc Goetbloet
    Réélu pour le mandat 2020-2026[60]
    PS  
    Les données manquantes sont à compléter.
    Fermer

    Instances judiciaires et administratives

    Politique environnementale

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[62].

    En 2023, la commune comptait 1 718 habitants[Note 5], en évolution de −4,93 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    385485563541558648665701631
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    659660672694676670676670660
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    657668632625583602584360499
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    6216791 6431 4851 4021 3141 5081 6411 807
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    1 7521 718-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 19,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 888 hommes pour 916 femmes, soit un taux de 50,78 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[65]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,1 
    90 ou +
    0,4 
    5,1 
    75-89 ans
    7,2 
    12,8 
    60-74 ans
    14,2 
    21,6 
    45-59 ans
    20,8 
    23,5 
    30-44 ans
    21,5 
    12,3 
    15-29 ans
    13,8 
    24,5 
    0-14 ans
    22,1 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[66]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,5 
    5,5 
    75-89 ans
    8,2 
    14,9 
    60-74 ans
    16,4 
    19 
    45-59 ans
    18,4 
    19,5 
    30-44 ans
    18,7 
    20,7 
    15-29 ans
    19,1 
    19,9 
    0-14 ans
    17,7 
    Fermer

    Santé

    Enseignement

    Spycker fait partie de l'académie de Lille.

    Sports

    Le ministère des sports a décompté 16 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[67].

    Média

    Cultes

    Économie

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Les armes de Spycker se blasonnent ainsi :

    « D'argent semé de billettes de sable, et un lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout. » (identique à l'ancien blason de Loon-Plage)

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI