Staurolite

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La staurolite ou staurotide est une espèce minérale du groupe des silicates et du sous-groupe des nésosubsilicates, de formule (Fe,Mg,Zn,Co)1,5-2Al9(SiO4)4O6(O,OH)2 avec des traces de Ti, Cr, Mn, Co et Li. Elle cristallise dans le système cristallin monoclinique. Les cristaux peuvent atteindre jusqu'à 12 cm[3].

Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule chimiqueH2.3Al8.7Fe1.4LiMgO24Si3.9 (Fe,Mg,Zn,Co)1,5-2Al9(SiO4)4O6(O,OH)2
Masse formulaire[2]811,884 ± 0,012 uma
H 0,29 %, Al 28,91 %, Fe 9,63 %, Li 0,09 %, Mg 0,3 %, O 47,3 %, Si 13,49 %,
Faits en bref Général, Classe de Strunz ...
Staurolite
Catégorie IX : silicates[1]
Image illustrative de l’article Staurolite
Staurolite Russie
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule chimique H2.3Al8.7Fe1.4LiMgO24Si3.9 (Fe,Mg,Zn,Co)1,5-2Al9(SiO4)4O6(O,OH)2
Identification
Masse formulaire[2] 811,884 ± 0,012 uma
H 0,29 %, Al 28,91 %, Fe 9,63 %, Li 0,09 %, Mg 0,3 %, O 47,3 %, Si 13,49 %,
Couleur brun, brun rougeâtre, brun jaunâtre, noir brunâtre, brun jaune, jaune pâle, jaune brun, bleu
Système cristallin monoclinique
Réseau de Bravais centré C
Classe cristalline et groupe d'espace prismatique,
C2/m
Macle cruciformes communes, par rotation autour de [013] : « croix grecque », de [313] : « croix de St André » ; ces macles peuvent être associées ou répétées : macles triples, macles cycliques.
Clivage distinct sur {010}
Cassure irrégulière, conchoïdale, esquilleuse
Habitus cristaux, grenus, massif
Faciès prismatique (combinaisons du prisme et de pinacoïdes)
Échelle de Mohs 7 - 7,5
Trait gris
Éclat vitreux à résineux
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=1,736-1,747,
b=1,74-1,754,
g=1,745-1,762
Biréfringence Biaxe (+) ; bire = 0,0090-0,0150
Angle 2V 84-88° (calculé)
88° (mesuré)
Pléochroïsme x = incolore, jaune pâle, orangé ; y = incolore, jaune pâle, orangé
Fluorescence ultraviolet aucune
Transparence transparent, translucide, opaque
Propriétés chimiques
Densité 3,7
Fusibilité ne fond pas
Solubilité partiellement soluble dans H2SO4
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
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Historique de la description et appellations

Inventeur et étymologie

Elle a été décrite en 1792 par le minéralogiste français Jean-Claude Delamétherie, qui lui a donné le nom de staurolite, du grec σταυρός / staurós, « pieu pour une palissade », « pieu pour le supplice », d'où « croix », issu de la racine indoeuropéenne sta, « être debout ». René Just Haüy a tenté de la rebaptiser staurotide, mais l'antériorité de Delamétherie a été reconnue[4].

Topotype

Il n’existe pas de topotype reconnu pour cette espèce.

Synonymie

Caractéristiques physico-chimiques

Variétés et mélanges

  • Lusakite : variété de staurolite riche en cobalt de formule (Fe,Mg,Co)2Al9Si4O23OH. Le nom est inspiré du topotype de la variété : Lusaka, Zambie[9].
  • Zincian staurolite : variété de staurolite riche en zinc[10].

Cristallographie

La staurolite cristallise dans le système cristallin monoclinique, de groupe d'espace C2/m, avec Z=1 unité formulaire par maille conventionnelle. Ses paramètres de maille sont = 7,88 Å, = 16,63 Å, = 5,66 Å et β = 90,06°[11], conduisant à un volume de la maille V de 741,71 Å3 et une masse volumique calculée de 3,73 g/cm3.

Propriétés physiques

Les macles de la staurolite

Les macles cruciformes de la staurolite sont des macles d'interpénétration de cristaux produites par rotation autour de l'un des axes binaires du réseau rhombique[12],[13] :

  • la macle à « croix de saint André » a l'indice de macle 12 et est obtenue par rotation de 180° autour de l'axe [313] ou de 120° autour de l'axe [102] ;
  • la macle à « croix grecque » a l'indice de macle 6 et est obtenue par rotation de 90° autour de l'axe [100] ou de 180° autour de l'axe [013].

La macle à croix de saint André est plus fréquente à cause d'une sous-structure commune aux cristaux maclés plus importante que dans la macle à croix grecque[14].

En 2019 une nouvelle macle par réflexion sur le plan (202) a été découverte et appelée Macle de Coray, du nom de la commune du Finistère où elle a été trouvée[15].

Gîtes et gisements

Les « pierres de Coadry », dont celle en croix de Saint-André (à gauche, appelée « croisette de Bretagne ») qui est associée à de nombreuses légendes.

Deux filons traversent l'intérieur de la Cornouaille ; l'un va de Plogonnec à Guiscriff, les affleurements étant abondants près de Coadry dans la commune de Scaër ; le second gisement se trouve dans le triangle Baud - Locminé - Saint-Allouestre, aussi en Bretagne.

Gîtologie et minéraux associés

Gîtologie
Dans les roches alumineuses du métamorphisme de contact, micaschistes et gneiss
Minéraux associés
cyanite, les grenats, andalousite, sillimanite, les tourmalines.

Exploitation des gisements

Utilisations
Les pierres gemmes peuvent être taillées.

Gisements producteurs de spécimens remarquables

Musée de l'Amiral à Penhors : staurotide
Micaschiste à staurotides trouvé à Coray (Maison des minéraux de Crozon)

Drapeau du Brésil Brésil

Drapeau des États-Unis États-Unis

Drapeau de la France France

Drapeau de la Russie Russie

Drapeau de la Suisse Suisse

  • Alpe Sponda - Pizzo Forno, Val Chironico, Leventina, Tessin[20]

Notes et références

Voir aussi

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