Stonne
commune française du département des Ardennes
From Wikipedia, the free encyclopedia
Stonne est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
| Stonne | |
Char B1 bis « Toulal » (numéroté n°382), Ex-« Merry-Belloy » conservé à Stonne. Appartenant à la 3e compagnie, 49e BCC de la 3e division cuirassée, il fut détruit le . | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Sedan |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Portes du Luxembourg |
| Maire Mandat |
William Rebisz 2020-2026 |
| Code postal | 08390 |
| Code commune | 08430 |
| Démographie | |
| Population municipale |
40 hab. (2023 |
| Densité | 5,6 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 33′ 03″ nord, 4° 55′ 38″ est |
| Altitude | Min. 189 m Max. 340 m |
| Superficie | 7,18 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vouziers |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie

Le massif de Stonne sépare la forêt de Dieulet (et l'Argonne ardennaise) de la forêt de Mont-Dieu (et les crêtes ardennaises). Le point le plus haut est à 338 mètres[1].
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau des Armoises, le ruisseau de Terron et le ruisseau du Petit Moulin[2],[Carte 1].
Le ruisseau des Armoises, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Bar à Tannay, après avoir traversé six communes[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 051 mm, avec 14,5 jours de précipitations en janvier et 10 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Buzancy à 14 km à vol d'oiseau[10], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Stonne est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,3 %), forêts (37,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), terres arables (9,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Histoire
Du au , le village est le théâtre d'une bataille de chars entre Français et Allemands[19], qui voit finalement la victoire de ces derniers. Pris et repris dix-sept fois en quatre jours, le village a été entièrement détruit[20]. Un Régiment d'élite allemand est engagé, le régiment Grossdeutschland. Les soldats ont comparé ces combats très durs à l'enfer de la bataille de Verdun en 1916[21]. Le village en lui-même changera de camp dix-sept fois en seulement trois jours[22].
Aux élections présidentielles de 2012, lors du premier tour, cette commune a réalisé le troisième score le plus élevé de France en faveur de Nicolas Dupont-Aignan avec 19,35 % des voix exprimées[23].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2023, la commune comptait 40 habitants[Note 2], en évolution de −2,44 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- La butte de Stonne, appelée « Pain de Sucre », ancien tumulus gallo-romain situé sur la voie romaine de Reims à Trèves. Cette butte naturelle a été rehaussée et aménagée en poste d'observation au IIe siècle. Elle offre aujourd'hui un très beau point de vue.
- Un mémorial à la mémoire des unités ayant combattu dans la région,
- Un char B1 bis,
- Une table d'orientation définissant les différentes lignes de résistance,
- Un char moderne AMX 13, rendant hommage à toute l'armée blindée,
- Notre-Dame de Stonne, une église reconstruite après la Seconde Guerre mondiale, vitraux de Robert Savary et fresque de Maurice Calka.
- Les Huttes d’Ogny : château privé
Personnalités liées à la commune
- Pierre Billotte (1906-1992), capitaine français en (futur général et futur député), il commande une compagnie de chars de la 3e DCR. C'est cette compagnie qui contre-attaque à Stonne, sur la demande expresse du général Alphonse Georges au général Charles Huntziger. Le général Huntziger privilégiait essentiellement les actions défensives.
- Léopold Gasc, capitaine français en mai 1940, (futur général), commande un compagnie de chars de la 3e DCR.
- Helmut Beck-Broichsitter et Hans Hindeland, officiers de la 14e compagnie anti-char, au sein de la Grossdeutschland Division. Leur action a permis aux Allemands de rester vainqueurs[31].
- Maurice Calka (1921-1999), auteur d'une fresque dans l'église de Stonne.
Héraldique
Les armes de Stonne se blasonnent ainsi : |
