Sunday World

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Le Sunday World est un hebdomadaire irlandais publié par Independent News & Media et paraissant le dimanche. Il s'agit du deuxième journal « populaire » le plus vendu en République d'Irlande, et se vend également en Irlande du Nord où une édition modifiée avec davantage d'articles en rapport avec cette région est réalisée[1]. Le premier numéro de Sunday World paraît le 25 mars 1973[2]. Jusqu'au 25 décembre 1988, toutes les éditions sont imprimées à Dublin, or, depuis le 1er janvier 1989, une édition nord-irlandaise est publiée et une édition anglaise est imprimée à Londres depuis mars 1992.

PaysDrapeau de l'Irlande Irlande
LangueAnglais
PériodicitéHebdomadaire
FormatTabloïd
Faits en bref Pays, Langue ...
Irish Independent
Pays Drapeau de l'Irlande Irlande
Langue Anglais
Périodicité Hebdomadaire
Format Tabloïd
Genre Généraliste
Diffusion 75000 ex.
Date de fondation 1973
Ville d’édition Dublin

Propriétaire Independent News & Media
Rédacteur en chef Brian Farrell
Site web www.sundayworld.com
Fermer

Origines

Le Sunday World est le premier tabloïd irlandais. Hugh McLaughlin et Gerry McGuinness le lance le 25 mars 1973. Il innove en matière de mise en page, de contenu, d'ordre du jour, de chroniqueurs et d'utilisation d'images à caractère sexuel.

En 1976 ainsi qu'en 1982, il s'agit du seul journal du pays à paraître le jour de la Saint-Étienne.

Le titre publie aussi une édition distincte du journal pour l'Irlande du Nord.

Independent News & Media, une filiale de Mediahuis, est le propriétaire du journal.

Développements

En 2012, un programme de départs volontaires est mis en place, qui est inscrit en surnombre. Début 2013, il est annoncé que l'Irish Daily Star ainsi que le Sunday World commenceront à partager certaines fonctions.

En 2014, un autre programme de départs est annoncé. Le plan de licenciement est dû au partage de fonctions avec l'Evening Herald[3].

En mars 2017, il est annoncé qu'INM fusionne les rédactions du Sunday World et du Herald[4]. Plus tard en 2017, INM annonce qu'ils ferment le site web du Sunday World[5].

Les numéros du 14 juin 1987 à 2006 sont disponibles en ligne sur le site British Newspaper Archive, Newspaper.com propose des numéros (de 2002 à aujourd'hui) et ceux de 2018 à ce jour sur le site Irish News Archives.

Journalisme d'investigation

En 2001, un journaliste travaillant pour le journal en Irlande du Nord, Martin O'Hagan, est assassiné par des paramilitaires loyalistes à Lurgan. O'Hagan est le premier journaliste à attirer l'attention sur les activités de Billy Wright. Wright ne réside qu'à quelques kilomètres d'O'Hagan au nord d'Armagh et a déjà essayé de tuer le journaliste en 1992. La menace suffit à contraindre O'Hagan à se déplacer temporairement au bureau du Sunday World à Dublin, puis à Cork. Il continue de travailler pour le journal, retournant auprès de sa famille à Lurgan à la fin des années 1990. Lorsqu'il est assassiné, O'Hagan devient le premier reporter couvrant le conflit nord-irlandais à être tué par des paramilitaires[6],[7].

En 2005, le journal est poursuivi en justice par une figure criminelle bien connue de Dublin, Martin Foley, après avoir rapporté qu'il est une figure de proue du crime organisé et entretient des liens avec des éléments de l'Armée républicaine irlandaise. Foley affirme que le rapport met sa vie en danger et cherche à faire taire le journal. La tentative échoue car la Haute Cour rejette ses allégations et refuse d'empêcher la diffusion d'autres informations[8].

En 2010, le journal remporte une victoire juridique historique lorsque le président de la Haute Cour, le juge Nicholas Kearns, rejette la plainte pour atteinte à la vie privée et diffamation déposée par Ruth Hickey. La décision scelle l'importance de la liberté d'expression dans la loi irlandaise et affirme que ce droit ne peut être supplanté par le droit à la vie privée que dans des circonstances limitées. Le juge Kearns défend également le droit du journal de publier des informations qui sont clairement dans le domaine public sur internet (Dans ce cas précis, il s'agit du fameux message vocal incendiaire de Twink, « ferme ta gueule », dont le mari l'a quittée pour Mme Hickey).

Le 19 mars 2006, le journaliste du Sunday World, Hugh Jordan, retrouve Denis Donaldson, ancien responsable du Sinn Féin et informateur du MI5 et du PSNI, dans un chalet isolé et rustique du comté de Donegal[9]. Une quinzaine de jours plus tard, Donaldson y est assassiné, et le journal est vivement critiqué pour avoir identifié et présenté une photographie de l'endroit. En 2009, l'Armée républicaine irlandaise véritable revendique la responsabilité du meurtre.

Le 1er novembre 2009, Jim McDowell, rédacteur en chef de la section Nord, fait l'objet de plaintes auprès du Press Complaints Commission après que le journal ait publié à la une la photographie d'un homme pendu à un pont, s'étant suicidé, avec comme gros titre « Horreur d'Halloween »[10]. McDowell affirme, lors de l'émission de Stephen Nolan sur BBC Radio Ulster le 2 novembre, que cela est censé dissuader les individus de penser au suicide, cependant, la décision de publier est condamnée par des groupes de sensibilisation et de soutien au suicide.

Prix

En 2008, le journal remporte le prix du Journal de l'Année (dimanche) lors de la remise de prix annuelle de presse et de radiodiffusion du Chartered Institute of Public Relations pour l'Irlande du Nord. Nicola Tallant, rédactrice en chef des enquêtes du Sunday World, a été nommée journaliste d'investigation de l'année par la National Newspapers of Ireland à trois reprises, en 2012, en 2016, ainsi qu'en 2019.

En 2016, le Sunday World remporte le prix de « Scoop de l'année » lors de la remise de prix Newsbrands Ireland du journaliste de l'année pour sa couverture exclusive du meurtre lié au crime organisé à l'hôtel Regency[11].

Liens externes

Notes et Références

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