Sîq
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Description
La largeur du Sîq ne dépassant pas une dizaine de mètres[1] (et moins de 3 m par endroits), avec des parois de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, cela en faisait un endroit facile à défendre[1].
C'est le cours d'eau Wadi Moussa qui a creusé le canyon dans les grès du Paléozoïque, il y coulait jusqu’au village de Wadi Moussa, bordé par des lauriers-roses[1]. Comme il était sujet à des crues épisodiques, les Nabatéens avaient détourné le Wadi Moussa par un barrage et un tunnel.
C'est ce tunnel situé juste avant l'entrée du Sîq qui a été restauré pour éviter les crues saisonnières meurtrières comme celle de 1963 qui fit 24 victimes, dont l'abbé Jean Steinmann[2]. Le Sîq avait aussi une fonction irrigatrice grâce aux deux aqueducs creusés dans ses parois qui assuraient l'apport essentiel de l'eau à la cité de Pétra[3].
C'est un peu avant l'entrée du Sîq que se trouvent quelques-unes des plus anciennes tombes monolithiques taillées dans des grès blancs[4].
L'entrée du Sîq était surmontée d'une grande arche dont il ne reste aujourd'hui que des traces sur un côté du canyon, à cause des ravages de l'érosion, des tremblements de terre et des crues[5]. Tout le long des murs se trouvent des petites niches votives contenant des sculptures de dieux[6].
Juste avant la sortie vers la ville sur la paroi de gauche, on devine les vestiges d'une sculpture très abîmée qui représentait un dromadaire et des chameliers arrivant à leur destination : la grande ville caravanière et capitale des Nabatéens.
La pénombre et l'étrangeté du lieu donnent l'impression d'une voie processionnaire importante.
À l'extrémité de la gorge, après une demi-heure de marche[1], se trouve la Khazneh, l'un des plus beaux monuments de Pétra, à la façade taillée directement dans la roche.
Ce passage est protégé, car depuis le , le site de Pétra est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
À noter au début du défilé (30° 19′ 19″ N, 35° 27′ 40″ E), un accès après passage du tunnel construit par les Nabatéens à un autre canyon, plus étroit et difficile d'accès, parfois surnommé le « petit Sîq », débouchant au nord de Petra à proximité des tombes chrétiennes (30° 20′ 10″ N, 35° 27′ 33″ E). Le site peut être dangereux à certaines saisons et non recommandé pour des personnes peu sportives[7].
- L'entrée du Sîq.
- Un peu de végétation.
- Le Sîq vu du Khazneh.
- Le Sîq avec à droite l'un des aqueducs.
- Le tunnel de dérivation construit par les Nabatéens, entrée amont du « petit Sîq ».
Bibliographie
- Christian Augé et Jean-Marie Dentzer, Pétra, la cité des caravanes, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Archéologie » (no 372), (réimpr. 2001, 2004, 2006), 96 p. (ISBN 2-07-053428-6)
