Tache mongoloïde

melanocytose dermique congénitale From Wikipedia, the free encyclopedia

La tache mongoloïde également appelée tache mongolique, tache bleue mongolique ou tache pigmentaire congénitale (TPC)[1],[2], est une melanocytose dermique (ou mélanose dermique) congénitale. Elle est constituée d'une tache de taille variable, de couleur gris-bleu ou gris-marron qui apparaît chez le nourrisson à la naissance ou plus tard, et disparaît dans le courant de l'enfance. Elle se situe le plus souvent au sommet du pli interfessier, au niveau de la région sacro-lombaire ou sacro-coccygienne[2]. Elle est liée à un trouble de la migration de mélanoblastes pendant la vie fœtale[3]. Ce sont les cellules de Baelz qui la provoquent[4].

CIM-10 D22.5 (ILDS D22.505)
CIM-9 757.33 (CDC/BPA 757.386)
DiseasesDB 8342
Faits en bref Spécialité, CIM-10 ...
Tache mongoloïde
Description de cette image, également commentée ci-après
Tache mongolique sur un nourrisson taïwanais.
Traitement
Spécialité PédiatrieVoir et modifier les données sur Wikidata
Classification et ressources externes
CIM-10 D22.5 (ILDS D22.505)
CIM-9 757.33 (CDC/BPA 757.386)
DiseasesDB 8342
MedlinePlus 001472
eMedicine derm/271
MeSH D049328

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Répartition

Elle apparaît notamment chez l'ensemble de la population mongole ce qui a fait longtemps croire qu'elle était spécifique à celle-ci et lui a donné son nom[2]. Elle apparaît également systématiquement chez leurs voisins coréens[5], japonais[4], chinois (98 %)[6], vietnamiens (80 %)[6] et inuits (ensemble de peuples que l'on retrouve en Amérique du Nord, au Groenland et en Sibérie) d'Angmassalik (Groenland)[1]. Une étude de 1910 a également démontré qu'elle est également systématiquement présente chez les Mérinas, un peuple malgache d'origine austronésienne, lorsqu'ils ne sont pas métissés[2]. On en trouve également chez 15 % de la population en Turquie[6] (Les peuples turcs viennent d'Asie centrale et Mongolie. Les Seldjoukides, un de ces peuples, ont envahi l'Anatolie au XIe siècle). Elle apparaît également sporadiquement chez les enfants à peau claire en Europe de l'Est, plus particulièrement chez les Slaves de Russie ainsi qu'en Scandinavie.

Elle se situe sur le dos ou les fesses (région lombo-sacrée) et concerne particulièrement les asiatiques, d'où sa dénomination[7]. Cette lésion est bénigne et correspond à un nævus pigmentaire (hypermélanose). On a attribué autrefois sa diffusion à l'expansion des Huns sous Attila, venus d'Asie centrale. On retrouve cette idée dans l'expression « tache d'Attila » utilisée encore aujourd'hui en Champagne[8]. Elle est effectivement très présente chez les populations asiatiques actuelles.

Notes et références

Bibliographie

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