Tanabata

fête japonaise des étoiles From Wikipedia, the free encyclopedia

Tanabata (七夕節?, « La septième nuit [du septième mois] »), ou Hoshi matsuri (星祭/星祭り/星まつり?, « fête des Étoiles ») est une fête japonaise provenant des traditions O-Bon et de la fête des étoiles chinoise, Qīxī. Elle a généralement lieu le ou le .

Tanzaku accrochés à des bambous pour Tanabata.

La fête célèbre la rencontre dans le ciel d'Orihime (織姫/織女?, Véga ou Alpha Lyrae) et Hikoboshi (彦星?, Altaïr ou Alpha Aquilae). La Voie lactée, qui représente une rivière d'étoiles traversant le ciel, sépare les deux amants célestes, mais il leur est tout de même permis de se rencontrer une fois l'an, le septième jour du septième mois lunaire du calendrier luni-solaire.

La légende

La fête de Tanabata est tirée de la légende Le Bouvier et la Tisserande. Il existe de nombreuses variantes de cette légende chinoise, dont la trame est commune. Il s'agit d'une histoire d'amour entre une déesse tisserande et un bouvier (mortel).

Pour lui, la déesse quitte le monde céleste, l'épouse et lui donne deux enfants (une fille et un garçon). La mère de la déesse (ou son père) finit par retrouver sa fille et la fait revenir dans le monde des dieux.

Pour empêcher le bouvier, bien décidé à retrouver sa femme, d'arriver jusqu'au royaume céleste, les dieux séparent les deux mondes par une rivière infranchissable, la Voie lactée. Devant les pleurs incessants de la princesse d'un côté et du bouvier et de ses enfants de l'autre, les dieux leur accordent de pouvoir se retrouver une fois par an, la septième nuit du septième mois.

Histoire

Cette légende serait apparue en Chine sous les dynasties du Sud et du Nord (439-589), puis aurait été introduite au Japon à l'époque de Nara (710-794), par l'impératrice Kōken en 755[1]. Elle aurait pour origine le Kikkōden (乞巧奠?), un nom alternatif du Qixi[2], qui est célébré en Chine et qui a été également adopté au palais impérial de Kyoto à l'époque de Heian. Elle se serait par la suite mélangée avec la légende de Tanabata-tsume, la déesse du tissage, et aurait pris le nom de Tanabata[3].

Au début de l'époque d'Edo, Tanabata a gagnée en popularité auprès du grand public[2] quand elle s'est mélangée avec différents Obon et autres traditions Bon (Bon prenait place au 15e jour du 7e mois de l'année à l'époque) et est devenue l'une des « cinq fêtes » (go-sekku) institutionnalisées par le shogunat Tokugawa. Elle s'est ensuite développée pour devenir la fête de Tanabata moderne. Les coutumes populaires liés à ce festival variaient selon les régions du pays[2], mais en général, les filles formulaient des vœux pour améliorer leur couture et leur artisanat, tandis que les garçons souhaitaient perfectionner leur écriture en inscrivant leurs vœux sur des bandes de papier. À cette époque, la coutume voulait que l’on utilise la rosée déposée sur les feuilles de taro pour fabriquer l’encre servant à écrire les vœux.

La fête de Bon est désormais célébrée le 15 août selon le calendrier solaire, une date proche de celle qu’elle occupait à l’origine dans le calendrier lunaire, ce qui fait de Tanabata et de Bon deux événements distincts.

À cette époque[Quand ?], on[Qui ?] a commencé à ériger des bambous ornés de feuillage appelés hachiku auxquels on accrochait des vœux écrits sur des rubans de papier coloré. Les habitants rivalisaient pour avoir le mât de bambou le plus grand, utilisant des tuteurs et des perches à linge pour gagner en hauteur[3].

Le nom Tanabata est vaguement lié à la lecture japonaise des caractères chinois 七夕, qui se lisaient autrefois Shichiseki (voir Kanji#Lectures). On pense qu’à la même époque existait une cérémonie de purification shinto, au cours de laquelle une miko tissait un tissu spécial sur un métier à tisser appelé tanabata (棚機?) et l’offrait à une divinité afin de prier pour la protection des rizières contre la pluie ou les tempêtes, ainsi que pour une bonne récolte à l’automne. Peu à peu, cette cérémonie a fusionné avec le Kikkōden, pour donner naissance à Tanabata. Les caractères chinois 七夕 et la lecture japonaise Tanabata en sont ainsi venus à désigner le même festival, bien qu’à l’origine ils étaient distincts, formant un exemple de jukujikun.

Célébration

Tanabata matsuri de Sendai (2005).
Japonaises portant le yukata pour Tanabata matsuri à Tokyo.

De nos jours, les Japonais célèbrent cette fête en décorant un arbre avec des feuilles de bambou. Ils utilisent désormais des bambous nains de type sasa, plus petits, pour pouvoir décorer l'intérieur des maisons[3].

Les Japonais écrivent leurs souhaits, parfois sous forme de poèmes, sur un tanzaku et les accrochent sur les feuilles. On dit qu'Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant l'arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

Des festivals sont également organisés pour l'occasion, comme le Tanabata matsuri de Sendai. Tout le centre-ville est alors paré de décorations multicolores. Ce matsuri attire tous les ans deux millions de touristes[4].

Références

Voir aussi

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