Tasmanie
État d'Australie
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La Tasmanie (en anglais : Tasmania /tæzˈmeɪniə/ (TAS en abrégé), en palawa kani : Lutruwita) est un État australien situé à 199 km de la côte sud-est de l'Australie continentale, dont il est séparé par le détroit de Bass depuis 12 000 ans.
| Tasmanie Tasmania (anglais) Lutruwita (palawa kani) | |
Armoiries |
Drapeau |
Localisation de la Tasmanie (en rouge) au sud-est de l’Australie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Statut politique | État |
| Capitale | Hobart |
| Gouverneur | Barbara Baker |
| Premier ministre | Jeremy Rockliff (LP) |
| Chambre | 5 |
| Sénat | 12 |
| Démographie | |
| Population | 557 571 hab. (2021) |
| Densité | 8,2 hab./km2 |
| Géographie | |
| Altitude | Max. 1 617 m (Mont Ossa) |
| Superficie | 68 401 km2 |
| Économie | |
| PIB (2025) | 42 821 M$ |
| PIB/hab. | 76 799 $ |
| modifier |
|
D'une géologie complexe, l'État de Tasmanie comprend l'île de Tasmanie et 334 autres petites îles, ainsi que l'île Macquarie. L'île principale s'étend sur 364 km du nord au sud et 306 km d'ouest en est. Sa superficie est de 68 401 km2, dont 40 % classés parcs nationaux. L'État compte 557 571 habitants en 2021[1], dont 60 % résident dans une des deux villes principales, Hobart et Launceston. Le climat est océanique, humide, doux et pluvieux, avec de grandes différences hygrométriques selon les régions. Malgré la disparition du tigre de Tasmanie, la faune et la flore sont extrêmement riches, avec de nombreuses espèces endémiques.
Des Aborigènes nomades sont présents en Tasmanie depuis environ 40 000 ans. Une colonie pénale anglaise est établie en 1803, et des colons libres introduisent l'élevage et l'agriculture, ce qui conduit à de violents conflits avec les Aborigènes. Ceux-ci, après la Black War, sont quasiment exterminés et les quelques survivants déportés sur l'île Flinders. Une communauté métisse survit néanmoins jusqu'à nos jours.
La Tasmanie, qui devient une colonie indépendante en 1856, bénéficie d'un important boom minier dans les années 1870 et entre dans la Fédération australienne en 1901. La première guerre mondiale et la crise de 1929 conduisent à une longue période de dépression et de chômage. Entre les deux guerres, une politique volontariste d'hydro-électricité est menée, qui se termine au début des années 1980 après de grandes manifestations contre les projets de barrages sur les rivières Franklin et Gordon. Le gouvernement de l'État, parfois minoritaire, est alternativement travailliste ou libéral.
L'économie repose principalement sur l'agriculture, la pêche, l'exploitation minière, la sylviculture, le traitement des minéraux et le tourisme. Le PIB par habitant est le plus faible de toute l'Australie.
Toponymie
L'État est nommé d'après l'explorateur néerlandais Abel Tasman, qui fut le premier Européen à apercevoir l'île le . Il la nomma la Anthony van Diemensland d'après son mécène Antonio van Diemen, le gouverneur des Indes orientales néerlandaises. Le nom fut plus tard raccourci en Terre de Van Diemen par les Britanniques. Elle fut finalement renommée en l'honneur de son premier explorateur colonial européen, le [2].
Le nom aborigène de l'île est Lutruwita[3].
Géographie
L'État de Tasmanie est constitué d'une île principale de 64 519 km2 avec 2 236 km de côtes, de 334 petites îles réparties en plusieurs archipels, et de l'île Macquarie, à près de 1 500 km au Sud-Est, qui lui est rattachée administrativement depuis 1880.
Île principale

L'île de Tasmanie est entourée par les océans Indien et Pacifique. Son point le plus méridional se situe à 43° 38′ 37″ S, 146° 49′ 38″ E au cap Sud-Est, et son point le plus septentrional à 40° 38′ 27″ S, 144° 43′ 34″ E au cap Grim près de Stanley. Elle se situe ainsi sur la trajectoire des Quarantièmes Rugissants.
L'île de Tasmanie est principalement montagneuse. À l'ouest, où culmine le mont Ossa à 1 617 mètres, se succèdent plusieurs chaînes parallèles orientées nord-ouest/sud-est. À l'est s'étendent des plateaux de différentes altitudes dont le point culminant est le Ben Lomond, d'une altitude de 1 572 mètres. Entre les deux se situe le plateau central, parsemé de lacs et de vallées glaciaires, bordé au nord et à l'est par des escarpements en pente douce. La majeure partie de l'est est constituée d'un plateau bas essentiellement agricole. Les plaines se limitent à l'extrême nord-ouest, à la basse vallée de la rivière South Esk et au nord-est. Les côtes sont découpées et la géologie est complexe, avec le plus grand affleurement de dolérite au monde.
La majeure partie de la Tasmanie est densément boisée, avec le parc national Southwest et les régions environnantes qui possèdent l'une des dernières forêts tempérées humides de l'hémisphère sud. Le Tarkine, situé au nord-ouest, est la plus grande forêt humide tempérée d'Australie et une des plus étendues au monde couvrant environ 3 800 km2.
- Cradle Mountain et le lac Dove
- Colonnes de dolérite
Avec sa topographie accidentée, la Tasmanie a un grand nombre de rivières, qui sont presque toutes coupées par des barrages afin de fournir de l'électricité pour les besoins de l'État. La plupart des rivières prennent leur source dans le Massif central et s'écoulent vers les côtes. Les estuaires de Tasmanie sont les lieux de regroupement de population. La Derwent River s'écoule vers le sud-est et atteint la côte à Hobart, la Tamar s'écoule vers le nord à partir de Launceston, la Mersey River s'écoule vers le nord et le nord-ouest à Devonport et les rivières Franklin et Gordon s'écoulent vers l'ouest et arrivent sur la côte à Strahan.

Archipels
L'ensemble des 334[4] îles et îlots se trouvant autour de l'île principale représente une surface[5] de 3 882 km2, pour une longueur de côtes de 4 237 km[6]. De nombreuses îles sont inhabitées et leur population totale en 2021 est de 2 533 habitants[7].
La plupart des îles de Tasmanie sont regroupées en archipels comme Breaksea (en), Furneaux, Hogan (en), Hunter, Kent, Maatsuyker, Mutton Bird (en), Nouvel-An, Swainson (en), Schouten, Trumpeter (en) et Waterhouse (en).
Île Macquarie
L'île Macquarie se situe à près de 1 500 km au Sud-Est de l'île principale. Elle mesure environ 34 km de long et 5 km de large, pour une superficie de 128 km2.
Elle se compose de plateaux à ses extrémités nord et sud, culminant chacun entre 150 et 200 m d'altitude, reliés par un isthme bas et étroit. Parmi les points culminants, on trouve le mont Elder sur la crête côtière nord-est (385 m) et les monts Hamilton et Fletcher au sud (410 m).
L'île est inhabitée, et fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997[8].
Histoire
Aborigènes

Les Aborigènes étaient présents en Tasmanie depuis 40 000 ans. Leur système social était organisé autour de groupes familiaux regroupés en clans, eux-mêmes constitués en nations. Au moment de l'arrivée des Européens en 1803, leur population est estimée à environ 5 000 personnes.
Un violent conflit entre Européens éleveurs et Aborigènes nomades conduit à leur quasi-disparition. Les 200 survivants sont déportés dans un établissement spécial en 1832 puis à l'ancien bagne d'Oyster Cove. La dernière Aborigène de plein sang, Truganini, décède en 1876.
Cependant une communauté métisse s'est développée dans les îles du détroit de Bass, mais ne se voit reconnue comme telle qu'en 1973. C'est aussi à cette date qu'est créé le Tasmanian Aboriginal Centre (en), qui souhaite agir en faveur des droits fonciers, de la définition d'une identité aborigène et du retour des artefacts se trouvant dans les musées. Des droits de propriété sont reconnus en 1995, des critères de définitions de l'aboriginalité inscrits dans la loi, et des compensations attribuées en 2006. En 2021, 30 000 personnes, soit 5% de la population de Tasmanie, se déclarent Aborigènes.
La culture des Aborigènes de Tasmanie est difficile à appréhender par manque de sources, mais des éléments liés à leur habitat, leur alimentation, leurs croyances et leurs rites funéraires ont pu être reconstitués. Ce n'est pas le cas de leurs langues originelles, qui sont remplacées par une langue construite, le palawa kani.
Colonisation européenne
Le premier Européen à apercevoir cette île est le Néerlandais Abel Tasman en 1642, qui la baptise Terre de Van Diemen. Il est suivi par les expéditions de Marion du Fresne, Furneaux, d'Entrecasteaux et Baudin.
Une colonie pénale britannique est établie en 1803 près de l'emplacement où se situe l'actuelle capitale, Hobart. Cinquante ans plus tard, au moment de l'arrêt du transport de bagnards, 72 000 d'entre eux y auront été déportés, soit trois fois le nombre de colons libres qui se sont installés en Tasmanie.
Après de grandes difficultés les premières années, la colonie se développe en pratiquant la pêche à la baleine, l'exploitation du pin Huon, la construction navale et surtout l'élevage de bovins et de moutons mérinos. Cette utilisation des terres vient percuter les habitudes nomades des Aborigènes et amène, de 1825 à 1832, à la Black War, conflit qui conduit à leur quasi disparition.
La colonie est dirigée par des gouverneurs nommés par Londres jusqu'en 1850, quand la reine Victoria institue des chambres élues dans chacune des colonies australiennes. En 1856, la colonie de la Terre de Van Diemen devient autonome et change son nom en Tasmanie. S'ensuit une longue période d'instabilité politique et de crise économique, jusqu'à la découverte à partir de 1870 d'importantes mines d'or, d'étain, de cuivre et d'argent.
La Tasmanie entre dans la Fédération australienne le 1er janvier 1901 et institue en 1909 un système électoral particulier : la proportionnelle par vote unique transférable. La Première Guerre mondiale a d'importantes conséquences démographiques et économiques, avec la perte des marchés allemands, grands acheteurs de minerais. La crise de 1929, à laquelle s'ajoutent de grandes inondations, accentue la dépression économique et le chômage, généralisant la pauvreté. Les gouvernements travaillistes tentent d'y remédier en lançant des programmes de grands travaux, en développant la production hydro-électrique et des papeteries adossées à des concessions forestières.
La Seconde Guerre mondiale et les années qui suivent sont à l'inverse une période de forte expansion, assise sur l'hydro-électricité, la production d'aluminium et de manganèse. Le solde migratoire devient positif, l'île se modernise et sort de son isolement avec la création de lignes maritimes et aériennes.
La société tasmanienne se divise au début des années 1980 face à d'importants projets de barrages dans la zone des rivières Franklin et Gordon, finalement arrêtés par la Cour suprême fédérale.
Le XXIe siècle voit la poursuite de l'alternance politique avec des gouvernements travaillistes jusqu'en 2014, libéraux ensuite, mais minoritaires, le parlement n'ayant pas de majorité. En 2011, le Musée d'Art ancien et nouveau (MONA), créé par le collectionneur David Walsh, s'ouvre avec grand succès à Hobart. En décembre 2025, après trois ans de débats passionnés, le Parlement tasmanien vote la construction d'un stade devant être terminé en 2028 à Hobart, le Macquarie Point Stadium (en).
- Flagellation d'un bagnard
- Mine de Mont Lyell, construction d'un chemin d'extraction, 1895.
- Le Parlement décoré pour l'entrée de la Tasmanie dans la Fédération australienne en 1901.
- Exploitation forestière, 1910.
- Centrale hydro-électrique de Waddamana, 1923.
Population
Au recensement de 2021, la Tasmanie compte 557 571 habitants, d'un âge moyen de 42 ans. 5,4% d'entre eux se déclarent Aborigènes. Les couples sans enfants représentent 44,5% de la population (la moyenne australienne est de 38,8% ), les couples avec enfants 36,8% (contre 43,7%), les familles monoparentales 17,3% (contre 15,9%)[9]. 60% de la population réside dans une des deux villes principales, Hobart et Launceston[9].
Le taux de fertilité en 2024 est de 1,485 enfant par femme (moyenne australienne 1,481). Il était de 1,963 en 2014. (moyenne australienne 1,795)[10].
Quatre années de croissance démographique supérieure à la normale ont pris fin en 2022. Cette évolution est davantage due à l'absence de nouveaux arrivants d'autres États qu'à des départs de Tasmanie. Le solde migratoire interne est devenu négatif pour l'ensemble de l'État, en raison de flux migratoires nets négatifs dans les régions du Nord et du Sud[11].
Gouvernement
Niveau fédéral
Depuis 1901, la Tasmanie est un État de la Fédération australienne. La Constitution de l'Australie régule ses relations avec le gouvernement et le parlement fédéral.
Comme les autres États[12], la Tasmanie est représentée à la Chambre haute fédérale par 12 sénateurs sur 76. À la Chambre des représentants d'Australie, où le nombre de sièges est déterminé proportionnellement à la population, la Tasmanie dispose de 5 sièges sur 150, le minimum garanti par la Constitution.
Niveau de l'État
La Tasmanie est régie par les principes du système de Westminster. Le pouvoir législatif appartient au Parlement, qui est composé du gouverneur de Tasmanie, représentant de la Couronne, et de deux Chambres, l'Assemblée — chambre basse — et le Conseil législatif, chambre haute.
L'Assemblée compte 35 députés, sept pour chacune des 5 circonscriptions de Bass, Braddon, Denison, Franklin et Lyons. Les députés sont élus pour 4 ans selon la méthode du scrutin à vote unique transférable. Les circonscriptions sont identiques pour les élections fédérales.

En 2025, l'Assemblée est constituée de :
- 14 députés du Parti libéral
- 10 députés du Partit travailliste
- 6 députés indépendants
- 4 députés Verts
- 1 député du Parti des chasseurs, pêcheurs et agriculteurs
Le Conseil législatif est doté de 15 sièges pourvus pour six ans au vote à second tour instantané dans autant de circonscriptions électorales. Le renouvellement est échelonné sur la durée d'un mandat. Des élections sont organisées chaque année le premier samedi du mois de mai, pour lesquelles le nombre de circonscriptions en jeu alterne entre deux et trois, de telle sorte qu'à l'issue d'une période de six ans, l'ensemble des quinze circonscriptions aient vu leur conseiller renouvelé.

En 2025, le Conseil législatif est composé de :
- 8 conseillers indépendants
- 3 conseillers du Parti libéral
- 3 conseillers du Partit travailliste
- 1 conseiller Vert
Le pouvoir exécutif est exercé par le Premier Ministre et le Cabinet, qui sont nommés par le gouverneur, mais qui occupent leur fonction en vertu de leur capacité à obtenir l'appui de la majorité des membres de la Chambre des députés.
En 2025, la gouverneure est Barbara Baker. Le premier ministre est le libéral Jeremy Rockliff.
Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour suprême de Tasmanie et un système de tribunaux inférieurs, mais la Haute Cour d'Australie et d'autres tribunaux fédéraux sont prédominants pour les questions qui relèvent du champ d'application de la Constitution australienne.
Le pouvoir local s'exerce dans 29 zones d'administration locales. Les élections du maire, du maire adjoint et de la moitié des conseillers municipaux ont lieu en septembre et octobre des années impaires, selon le système du vote unique transférable.
Économie
Depuis la colonisation européenne, l'économie est axée sur l'exportation et repose fortement sur quelques secteurs clés. Parmi les plus importants figurent l'agriculture, la pêche, l'exploitation minière, la sylviculture, le traitement des minéraux et, plus récemment, l'exportation de produits de la mer — notamment de saumon atlantique — et le tourisme.
Pour l'année fiscale 2024-2925, le PIB de la Tasmanie est de 42 821 millions de dollars australiens, avec un PIB par habitant de 74 374 dollars australiens, le plus faible de toute la Fédération, dont la moyenne est de 99 150[13]. La faible diversification du tissu industriel explique que le revenu moyen des ménages soit inférieur à la moyenne nationale[14] : le revenu hebdomadaire moyen par personne est de 701 dollars australiens (contre 805 en moyenne)[9].
La Tasmanie dispose d'un nombre relativement faible de travailleurs qualifiés, notamment de professionnels, par rapport à la demande, et importe régulièrement de la main-d'œuvre qualifiée. Le taux de diplômés universitaires est inférieur à la moyenne nationale[11].
La Tasmanie dépend des transferts du gouvernement fédéral pour financer ses services publics et ses infrastructures essentiels. La volonté de développer les ressources de l'État pour créer des emplois a engendré de nombreux conflits environnementaux liés aux barrages et aux centrales hydroélectriques, ainsi qu'à l'exploitation des forêts indigènes[14].

L'essor du tourisme suscite des conflits concernant l'emplacement et l'envergure des infrastructures touristiques qui empiètent sur les zones sauvages. L'ampleur et l'intensité de l'élevage du saumon atlantique dans les cours d'eau sont devenues un sujet de discorde récurrent. Le projet de parc éolien à Robbins Island (en), provoque une vive opposition entre la population locale et les défenseurs de l'environnement qui dénoncent son impact sur la biodiversité d'une part, et partisans des énergies renouvelables, considérées comme essentielles à la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'autre part[14].
L'un des héritages durables de la période de construction des barrages est que la Tasmanie affiche aujourd'hui la plus forte part d'énergie renouvelable d'Australie et un bilan carbone négatif. Au cours des années 1990, le marketing touristique et l'accès aérien et maritime ont entrainé une forte augmentation du nombre de visiteurs et faisant du tourisme et de l'hôtellerie des moteurs essentiels de la croissance économique. En 2026, 1,36 million de personnes ont visité la Tasmanie, contribuant directement à 5,4 % du PIB[15]
Le tourisme, conjugué à la réputation croissante de la Tasmanie pour ses produits naturels « propres et écologiques », a également conduit à un fort développement des industries agroalimentaires, tant pour la consommation locale que pour l'exportation[14].
Transports

Le moyen de transport principal est la route. Le réseau de bus urbains et interurbains est géré par le compagnie publique Metro Tasmania (en).
Des liaisons aériennes sont assurées vers le continent australien depuis l'aéroport international de Hobart, et ceux de Launceston, Burnie et Devonport. Air New Zealand exploite une ligne entre Auckland et Hobart.
Une liaison maritime entre Devonport et Melbourne à travers le détroit de Bass est effectuée par la compagnie publique Spirit of Tasmania.
Le transport ferroviaire de passagers est arrêté depuis 1978. Les voies étroites de 1 067 mm du réseau sont utilisées pour le transport de marchandises par la compagnie publique TasRail (en).
Hobart est le port d'attache du navire polaire australien Nuyina et du français L'Astrolabe qui ravitaille les Terres australes et antarctiques françaises. Dans la même ville est installée l'entreprise International Catamarans qui construit des bateaux grande vitesse en aluminium.
Culture
Patrimoine architectural
De nombreux bâtiments du début de la période de colonisation, de style géorgien, victorien ou Regency sont bien conservés à Hobart et Launceston.
- General Post Office, Hobart
- Cascade Brewery, Hobart
- Town Hall, Launceston
- National Theatre, Launceston
- Journal The Examiner, Launceston
Musées

La Tasmanie compte trois musées importants :
- Le Tasmanian Museum and Art Gallery, ouvert en 1848 à Hobart, est consacré principalement au patrimoine des Aborigènes de Tasmanie, et à l'art colonial tasmanien.
- Le Queen Victoria Museum & Art Gallery (en) (QVMAG), ouvre en 1891 à Launceston. Sa collection comprend des œuvres d'art colonial, d'artisanat et de design contemporains, d'histoire de la Tasmanie et de zoologie.
- Le Musée d'Art ancien et nouveau (MONA), ouvert à Hobart en 2011 par le collectionneur David Walsh. Labyrinthique, sans fenêtres et à l'atmosphère intentionnellement sinistre, il présente 400 œuvres volontairement sans cartels.
Littérature
La Tasmanie compte des écrivains notables et une vie littéraire riche, comme en témoignent plusieurs prix[16], l'Association des écrivains tasmaniens[17] et la revue littéraire Island[18].
- Flammes, de Robbie Arnott, décrit un périple féérique aux quatre coins de la Tasmanie.
- Désirer, de Richard Flanagan, mêle les vies du Gouverneur Franklin, de l'Aborigène Mathinna et de Charles Dickens. Son Livre de Gould est une tentative de reconstruction de la vie et de l’œuvre du peintre bagnard William Buelow Gould.
- Dans L'Octopus et moi, d'Erin Hortle, qui se déroule autour d'Eaglehawk Neck, une pieuvre cherchant à rejoindre l'océan pour y pondre ses œufs croise le chemin d'une femme.
- La Mémoire des embruns, de Karen Viggers, met en scène une femme qui a décidé de passer ses derniers jours sur l'île Bruny. Il est suivi du Bruissement des feuilles, qui se déroule dans le sud-ouest de l'île.
Plus anciens, Les Frères Kip, de Jules Verne, est situé en partie à Hobart et à Port Arthur. Le roman épistolaire Les Passagers anglais, de Matthew Kneale, évoque l'histoire de la Tasmanie au XIXe siècle et le sort réservé aux Aborigènes.
Musique
Le Tasmanian Symphony Orchestra (en), créé en 1948, dispose à Hobart depuis 2000 d'une salle de concert ovale d'une capacité de 1 100 places, le Federation Concert Hall (en).
Le groupe de death metal Psycroptic est originaire de Hobart.
Festivals et événements
Du 27 décembre au 6 janvier se déroule à Hobart le festival Taste of Summer (en), qui coïncide avec l'arrivée de la course à la voile Sydney-Hobart. Le festival de musique Dark Mofo (en), en juin, célèbre le solstice d'hiver de l'hémisphère sud. Le festival de musique Mona Foma (en) s'y est déroulé en février-mars de 2009 à 2024.
Tous les deux ans, l'Australian Wooden Boat Festival (en), rassemblement de bateaux en bois de toutes tailles, se tient en février, en même temps que les Régates royales (en), annuelles depuis 1838[19]. En octobre a lieu le Royal Hobart Show (en), grand festival agricole depuis 1822. Tous les samedis matin se tient le Salamanca Market (en), qui attire un million de visiteurs par an[20].
Le Junction Arts Festival[21] se tient pendant 5 jours de septembre à Launceston. Le festival artistique et musical Mona Foma (en) y a eu lieu de 2019 à 2024. Un festival de Street Art est programmé pour mars 2026.
Le rallye automobile Targa Tasmania (en), inauguré en 1992, s'est arrêté en 2022, après deux accidents mortels en 2021 et 2022[22].
Environnement
Climat

Le climat de la Tasmanie est océanique, le temps y est humide, doux et pluvieux. On y distingue quatre saisons : l'été va de décembre à février, période durant laquelle la température maximale est de 21 °C (24 °C à l'intérieur des terres). Des régions situées à l'intérieur de l'île, comme Liawenee (située sur le Plateau central), comptent parmi les régions les plus froides d'Australie avec des températures allant de 4 °C à 17 °C en février. L'automne dure de mars à mai et connaît un temps variable où le climat de l'été change progressivement en un climat hivernal[23].
Les mois d'hiver que sont juin et juillet sont généralement les mois les plus humides et les plus froids de l'année, avec des chutes de neige considérables. Les températures maximales en hiver sont de 12 °C le long de la côte et de 3 °C sur le plateau central, étant donné une série de fronts froids provenant de l'océan Austral[24]. Le printemps est une saison de transition. Les chutes de neige sont fréquentes jusqu'en octobre. Le printemps est l'une des saisons les plus sujettes aux vents avec une brise provenant de la mer tous les après-midis.
Les précipitations en Tasmanie suivent un schéma complexe, à l'instar de ce qu'on observe sur les grands continents de même latitude dans l'hémisphère nord. Les précipitations à l'ouest vont de 1 458 mm à Strahan sur la côte jusqu'à 2 690 mm à Cradle Valley dans les Hautes-Terres (Highlands)[25].
Les chutes de pluie atteignent leur maximum en hiver ; les mois de janvier et février ne représentant que 30 à 40 % des précipitations de juillet-août. Plus loin vers l'est, les précipitations annuelles chutent à environ 900 mm, tandis qu'à l'intérieur des terres (Midlands), les précipitations peuvent diminuer jusqu'à 450 mm.
La côte nord densément peuplée est plus sèche que l'ouest, avec des précipitations annuelles allant de 666 mm à Launceston à 955 mm à Burnie au nord-ouest et 993 mm à Scottsdale plus à l'est[26],[27]. La pluie tombe davantage durant l'hiver, tandis qu'en été la moyenne des précipitations peut descendre jusqu'à 31 mm par mois à Launceston. La côte est nettement plus humide que l'intérieur des terres, avec des précipitations moyennes annuelles comprises entre 775 mm à St. Helens et 640 mm à Swansea[28],[29].
Géologie
La géologie de la Tasmanie est complexe, avec le plus grand affleurement de dolérite au monde. Les couches géologiques contiennent des roches datant de chaque période des ères néoprotérozoïque, paléozoïque, mésozoïque et cénozoïque. C'est l'une des rares régions de l'hémisphère sud à avoir été englacée durant le Pléistocène, avec des formes de reliefs glaciaires encore visibles dans les zones les plus élevées. La côte ouest recèle d'importantes minéralisations.

En dépit de la présence de glaciations lors de la période du quaternaire, les sols de Tasmanie ne sont pas plus fertiles que ceux de l'Australie continentale. La plupart des sols des îles du détroit de Bass, de la côte ouest et de l'Est de la Tasmanie sont des podzosols ou des entisols infertiles. La plupart de ces terres ne sont donc pas utilisées pour l'agriculture, mais la sylviculture est plus productive – et reste l'une des industries majeures de l'État.
Sur la côte nord, certains sols d'alluvions relativement fertiles sont utilisés pour la culture des fruits, on y trouve aussi des sols rouge foncé appelés krasnozems (« terre rouge »). Ces sols sont très acides et fixent le phosphate très efficacement, mais leurs propriétés physiques favorables à la croissance des fourrages les rendent largement utilisés pour l'élevage bovin (production laitière et bouchère).
Les Terres Intérieures et le Bas Derwent présentent une histoire différente du reste de l'État. À cause du climat relativement sec et des matériaux alcalins (principalement de la dolérite), ces sols sont relativement peu filtrés et contiennent de la chaux dans le sous-sol. Ils sont principalement appelés « sols de prairie » ou « terre marron » et ressemblent aux tchernozioms de Russie et d'Amérique du Nord, bien qu'ils contiennent moins de phosphore et qu'ils soient un peu acides près de la surface. Leur concentration en nutriments plus élevée autorise la pâture productive, et un grand nombre de moutons sont présents dans ces régions. Certaines plantes fourragères sont cultivées dans les régions les plus sèches. Les sols d'alluvions au sud-est de la Tasmanie autorisent la culture de pommes.
Biodiversité
Isolée, la Tasmanie fait figure de sanctuaire pour la faune et la flore. Terrain de recherche privilégié pour les scientifiques, l'île a aussi su faire de cette richesse un atout pour le tourisme. Cependant, une déforestation importante donne lieu à des mouvements d'opposition[34].
En 2014, les autorités de Tasmanie ont demandé le retrait de la liste du patrimoine mondial de l'humanité de 74 000 hectares de forêt primaire afin de pouvoir les exploiter[35].
Parcs nationaux
Le Tasmania Parks and Wildlife Service gère 800 réserves sur 2 862 822 hectares, soit environ 40% du territoire de la Tasmanie, dont 1 515 957 ha pour les 19 parcs nationaux[36].
Sur les 14 sites de référence utilisés à des fins statistiques, la fréquentation est en hausse de 17% depuis 2020 et atteint 1 211 000 visiteurs en 2025[37]
Faune
Tigre de Tasmanie

La Tasmanie était le foyer du loup de Tasmanie ou Thylacine, un marsupial qui ressemblait à un chien sauvage. Aussi appelé « tigre de Tasmanie » à cause des rayures présentes sur son dos, il a disparu rapidement de l'île-continent australien à cause de la compétition avec le dingo, introduit lors de la préhistoire. En Tasmanie même, sa traque systématique par les fermiers-éleveurs, des chasseurs financés par le gouvernement et, les dernières années, des collectionneurs œuvrant pour des musées de l'étranger a mené à son extermination totale en quelques décennies.
Le Thylacine était le plus grand marsupial carnivore connu. Il était l'un des deux seuls marsupiaux à avoir une poche chez les deux sexes (l'autre étant l'opossum aquatique). Le mâle Thylacine avait une poche qui servait de bouclier, protégeant les organes génitaux externes des mâles lorsqu'ils couraient dans l'épais « bush ».
Le dernier Thylacine en captivité s’est éteint le au zoo de Hobart (fermé l'année suivante). Des chercheurs avaient réussi à trouver des échantillons de son ADN et espéraient pouvoir le cloner. Ce projet n'a toutefois pas abouti, l'ADN étant trop fragmenté.
Diable de Tasmanie

Le diable de Tasmanie est un marsupial carnivore aux allures d'ourson, qui pèse jusqu'à 10 kg et peut mesurer 80 cm de long sans la queue. Il a la taille d'un petit chien, mais est plus musculeux, et son pelage est noir tacheté de blanc. Ses proies principales sont les wallabies, les oiseaux, les rongeurs et les insectes. Il possède une puissante mâchoire et, malgré sa mauvaise réputation, il s’apprivoise facilement. Son cri féroce, son mauvais caractère, l'odeur qu'il dégage quand il est stressé, combinés à son efficacité de charognard lui ont valu son surnom de « diable ».
Depuis 2005, la population de diables a été réduite d'environ 80 % dans certaines régions de Tasmanie par la tumeur faciale du diable de Tasmanie, qui se répand peu à peu dans l'île. La majorité des diables meurent probablement de faim lorsque la tumeur atteint leur bouche. Il n'y a pas d'antidote connu à la maladie. Un programme de multiplication des diables captifs a été entrepris par le gouvernement de Tasmanie afin d'établir une population génétiquement diverse et non-malade en dehors de l'île. Cette tentative est jusqu'à présent un succès.
Le diable de Tasmanie a été popularisé par le personnage de Taz des dessins animés de Warner Bros.. Avec sa compagne, il est le seul représentant de son espèce dans cet art.
Wallaby
Le wallaby de Bennett est très commun, peu farouche et se laisse souvent approcher, surtout dans les parcs nationaux.
Wombat
Le wombat commun est un marsupial herbivore nocturne qui sort donc la nuit pour se nourrir ; il peut peser jusqu’à 35 kg et possède des griffes et des pattes très puissantes.
Monotrèmes
L’échidné fait partie de la famille des monotrèmes. Il a le corps couvert de poils (plus particulièrement les individus vivant en Tasmanie à cause du climat plus froid) et d’épines très pointues et il possède une langue de 15 à 20 cm de long. L’échidné australien, quant à lui, peut peser jusqu’à 5 kg et se cache dans le sol, les épines à l’extérieur en cas de danger.
Il est encore possible de trouver ici et là des ornithorynques.
Oiseaux
Beaucoup d'oiseaux de l'île-continent australien et des océans des alentours sont présents en Tasmanie. Toutefois, la Tasmanie possède 12 espèces d'oiseaux endémiques :
- 4 Méliphagidés - le Méliphage à pendeloques et le méliphage à gorge jaune, le méliphage à tête noire et le méliphage à bec fort,
- 3 fauvettes australo-papoues (famille des Acanthizidae) - l'acanthize de Tasmanie, le séricorne de Tasmanie et le séricorne brun,
- 1 Pardalotus - le pardalote de Tasmanie qui est en danger,
- 1 Muscicapidae - le miro de Tasmanie,
- 1 Artamidae - le réveilleur noir,
- 1 Psittacidae - la perruche à ventre jaune,
- 1 Rallidae - le gallinule de Tasmanie, le seul oiseau d'Australie ne pouvant voler en dehors des ratites (émeu d'Australie et le casoar à casque).
L'émeu de Tasmanie (endémique) a été exterminé au milieu du XIXe siècle. L'aigle de Tasmanie est une sous-espèce d'aigle d'Australie qui est aussi menacée.
Anoures
La Tasmanie accueille 11 espèces d'anoures. Trois de ces espèces se trouvent seulement en Tasmanie : Litoria burrowsae, Crinia tasmaniensis et une espèce récemment découverte, Crinia nimbus. La Tasmanie possède la plus grande population de Litoria raniformis, une espèce vulnérable.
Flore
La biodiversité végétale de la Tasmanie est très importante et comprend des milieux allant des prairies des Terres Intérieures (Midlands) aux forêts d'eucalyptus. Beaucoup d'espèces florales sont endémiques à la Tasmanie, et certaines sont affiliées à des espèces d'Amérique du Sud et de Nouvelle-Zélande au travers d'ancêtres communs qui poussaient sur le supercontinent du Gondwana, il y a 50 millions d'années.
On retrouve en Tasmanie certaines formes de fougères comme la Dicksonia antarctica, une fougère arborescente des forêts de Nothofagus cunninghamii, un arbre appelé en anglais Myrtle Beech, (entre autres sur les pentes de Cradle Mountain) et des forêts côtières d’eucalyptus et conifères (à proximité de l'Île Maria). Les parcs et les réserves de Tasmanie constituent une des dernières étendues de forêts pluviales et tempérées dans le monde. Les acacias sont des arbres des pays chauds à croissance rapide, mais à la vie courte qui se sont bien adaptés à la majorité des conditions climatiques, comme aux forêts humides de la Tasmanie. On peut aussi observer un cousin de notre laurier, le laurier de Tasmanie (Anopterus glandulosus), qui est l’arbuste endémique de la Tasmanie.
La végétation est composée à l’ouest de forêts (hêtres à feuilles persistantes), au centre de prairies et d’une forêt d’eucalyptus très dégradée vers l’est. Hobart, la capitale, est principalement entourée de prairies et de forêts de type écossais.
La Tasmanie possède aussi certains des arbres les plus vieux et les plus grands du monde. Tandis que la plupart des pins Huons (Lagarostrobos) ont probablement plus de 2 000 ans, un mâle pin Huon à Mount Read s'est maintenu par multiplication végétative et son âge est estimé à plus de 10 000 ans[38]. Les plus grands arbres d'Australie, les eucalyptus regnans, se trouvent dans la Styx Valley et font plus de 90 m de haut. Comme ils grandissent encore, ils pourraient dépasser le plus grand des arbres jamais mesuré dans le pays, un autre eucalyptus regnans de Thorpdale (Victoria) qui mesurait 112 m avant qu'il ne soit abattu en 1884[39]. Une colonie clonale de l'arbrisseau Lomatia tasmanica, stérile en raison de sa triploïdie, se reproduit par multiplication végétative, et son âge est estimé à au moins 43 600 ans.
- Great Western Tiers
Sports
Les sports dominants en Tasmanie sont le cricket et le football australien. L'équipe de cricket des Tasmanian Tigers, qui joue au stade Bellerive Oval, représente l'État dans les compétitions.
Le tournoi féminin de tennis de Hobart se déroule chaque année depuis 1994.
La ville est le point d'arrivée de la course à la voile Sydney-Hobart, dont le départ est donné tous les 26 décembre.
En décembre 2025, après trois ans de débats, le Parlement tasmanien vote la construction d'un stade devant ouvrir en 2028, le Macquarie Point Stadium (en)[40].
Personnalités
- Marcos Ambrose, pilote automobile
- Robbie Arnott, romancier
- Frederick Matthias Alexander, acteur et pédagogue, à l'origine de la technique Alexander
- Simon Baker, acteur
- David Boon, joueur de cricket
- Mary Donaldson, reine consort du Danemark
- Richard Flanagan, écrivain
- Errol Flynn, acteur
- Hannah Gadsby, humoriste
- Jessica Green, actrice et mannequin
- Dave Haley, musicien
- Joseph Lyons, Premier ministre d'Australie
- Enid Lyons, première femme membre de la Chambre des représentants d'Australie
- Tamara McKinley, autrice
- Ricky Ponting, joueur de cricket
- Richie Porte, cycliste
- Peter Sculthorpe, compositeur
- Jaason Simmons, acteur d'Alerte à Malibu,
- Tarenorerer, cheffe aborigène connue pour ses actes de résistance contre les colons britanniques
- Tunnerminnerwait, aborigène connu pour ses actes de résistance contre l'occupation coloniale
Bibliographie
Ouvrages
- (en) Alison Alexander (dir.), The Companion to Tasmanian History, Hobart, University of Tasmania, (lire en ligne)
- (en) James Fenton, A history of Tasmania from its discovery in 1642 to the present time, London, Macmillan, (lire en ligne)
- (en) Henry Reynolds, A History of Tasmania, Cambridge University Press, (ISBN 978-1107014589)
- (en) Robson, L.L., A history of Tasmania. Volume 1. Van Diemen's Land from the earliest times to 1855, Melbourne, Oxford University Press, (ISBN 0-19-554364-5)
- (en) Robson, L.L., A history of Tasmania. Volume II. Colony and state from 1856 to the 1980s,, Melbourne, Oxford University Press, (ISBN 0-19-553031-4)
- (en) L.L. Robson, A Short History of Tasmania, Melbourne, Oxford University Press, (ISBN 0-19-554651-2)
- (en) Lyndall Ryan, Tasmanian Aborigines: A History Since 1803, Allen & Unwin, (ISBN 978-1742370682)
- (en) John West, The History of Tasmania, Launceston, Henry Dowling, (lire en ligne)
Articles
- (en) Dain Bolwell et al., « Tasmania », dans Australian Politics and Policy, Open Educational Resources Collective, (lire en ligne)
Statistiques
Vidéographie
- Picturesque Tasmania, 1933, 11', National Film and Sound Archive of Australia. Voir en ligne
Articles connexes
Liens externes
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- (en) Premier de Tasmanie
- (en) Parlement de Tasmanie
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- (en) Site officiel
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