Temple du Salin
église située en Haute-Garonne, en France
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Le temple du Salin est un lieu de culte protestant situé place du Salin, à Toulouse. Il est installé dans l'ancienne Trésorerie royale, bâtiment du XIIIe siècle remanié au cours des siècles. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.
| Temple du Salin | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | protestantisme réformé | |||
| Rattachement | Église protestante unie de France | |||
| Début de la construction | XIIIe siècle | |||
| Fin des travaux | 1911 | |||
| Architecte | Léon Daures | |||
| Style dominant | XIIIe, XVe et XXe siècles | |||
| Protection | ||||
| Site web | toulouse.epudf.org | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Haute-Garonne | |||
| Ville | Toulouse | |||
| Coordonnées | 43° 35′ 41,72″ nord, 1° 26′ 40,77″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Toulouse
Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne
Géolocalisation sur la carte : France
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Histoire

Musée du Vieux Toulouse
Un premier bâtiment est construit à la fin du XIIIe siècle pour héberger la Trésorerie royale. Ce premier édifice était constitué d'une haute tour carrée de 20 m de haut flanquée de deux ailes couronnées de mâchicoulis. Ce bâtiment aurait accueilli Louis XI, Charles IX et Louis XIII lors de leurs passages à Toulouse.
Au XVe siècle, la Trésorerie royale est remaniée. Des fenêtres à meneaux sont percées, ainsi que des portes dont une subsiste sur le mur ouest du temple.
La Trésorerie royale est démantelée à la Révolution et le bâtiment devient propriété de l'État. Des religieuses s'installent en 1807, et jusqu'à la dissolution de leur congrégation en 1904. Dans le courant du XIXe siècle, des travaux sont entrepris : la tour perd ses créneaux pour être couverte d'un toit à un seul pan. Une importante façade à galeries est construite, puis détruite en 1905 pour élargir la place. Les travaux, qui durent de 1909 à 1911, sont dirigés par l'architecte Léon Daures.
L’Association cultuelle de l'Église réformée de Toulouse achète la Trésorerie en 1908. L'édifice est alors assez délabré. Des travaux sont faits pour transformer les lieux en temple protestant : pose de vitraux (de Calmels), percement de fenêtres néoclassiques sur la façade, ainsi que d'une grande rose sculptée.
Le monument est classé aux Monuments historiques en [1].
Orgue
Un orgue à tuyaux est installé au temple du Salin dès son attribution au culte en 1911. Le premier instrument est livré par les ateliers Mutin-Cavaillé-Coll et inauguré en février 1912, mais finalement cédé au temple de l'Oratoire de Mazamet huit ans plus tard. Un nouvel instrument, commandé à Jean-Baptiste Puget, est installé en 1922 dans le buffet néo-gothique encore visible aujourd'hui. Les défauts liés à la transmission tubulaire rendront l'instrument muet, ce qui motivera l'Association des Amis de l'Orgue du Temple du Salin à impulser la construction d'un instrument neuf tout en conservant le buffet dessiné par Puget[2].
L'appel d'offres est remporté le 9 juin 2000 par Jean Daldosso. Il conçoit un instrument original par sa composition : trois plans sonores (appelés Fonds, Solo expressif et Grand-Chœur expressif) sont appelables indépendamment les uns des autres sur les deux claviers manuels, ce qui démultiplie les possibilités de mélanges et de disposition claviers pour l'organiste. L'instrument aux deux claviers de 61 notes, inauguré par Frédéric Blanc et Jean-Claude Guidarini en septembre 2005, est encore aujourd'hui le seul au centre de Toulouse à disposer d'un combinateur électronique ; ce qui en fait une référence pour le concert parmi les orgues toulousains - en plus de la qualité de sa partie instrumentale[2].
Depuis l'automne 2025, les organistes en service au temple du Salin sont Etienne Berny, Tamaki Bouchet, Vincent Feuvrier, Fiona Hick et Hugues Planchon.
Composition de l'orgue actuel
| Fonds
(61 notes) |
Solo expressif (61 notes) | Grand-Choeur expressif
(73 notes) |
Pédale
(32 notes) |
|---|---|---|---|
| Bourdon 16 | Diapason 8 | Flûte traversière 8 | Bourdon 32 |
| Montre 8 | Cor de nuit 8 | Voix angélique 8 | Soubasse 16 |
| Bourdon 8 | Viole de gambe 8 | Trompette harmonique 8 | Flûte 8 |
| Flûte harmonique 8 | Voix céleste 8 | Basson-Hautbois 8 | Basse 8 |
| Salicional 8 | Flûte octaviante 4 | Clairon 4 | Corno Dolce 4 |
| Prestant 4 | Nazard 2' 2/3 | ||
| Flûte douce 4 | Octavin 2 | ||
| Fourniture Harmonique I-II | Tierce 1' 3/5 | ||
| Plein-Jeu harmonique III-VI | Voix humaine 8 |
Accessoires : Fonds/I en 16 et en 8, Solo/I en 16 et en 8, Grand-Choeur/I en 16 et en 8, Fonds/II en 8, Solo/II en 8, Grand-Choeur/II en 8, Temblant Solo, Tremblant Grd-Ch, Tirasse Fonds, Tirasse Solo, Tirasse Grand-Choeur en 16 et en 8[3].
Combinateur à 12 000 combinaisons ajustables.
Pédales de crescendo, expression Solo, expression Grand-Choeur.
Console en fenêtre, machine Barker aux deux claviers. Les jeux de la pédale sont empruntés au sommier des Fonds.