Teuthonista

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Teuthonista est un système de transcription phonétique, basé sur l’écriture latine, utilisé en dialectologie allemande, portant le nom de la revue Teuthonista. Ce système de transcription est développé par Philipp Lenz (de) dans le journal Zeitschrift für hochdeutsche Mundarten à partir de 1900. Il est défini par Hermann Teuchert dans le même journal renommé Teuthonista en 1924. Ce système partage beaucoup d’éléments avec les systèmes de transcription développés en 1873 par Graziadio Isaia Ascoli et en 1875 par de Eduard Böhmer.

Utilisation

Dictionnaires :

  • Badisches Wörterbuch
  • Bayerisches Wörterbuch
  • Historische Ortsnamen von Bayern (HOnB)
  • Wörterbuch der bairischen Mundarten in Österreich (de) (WBÖ)

Atlas linguistiques :

  • Deutscher Sprachatlas (de) (DSA)
  • Sprachatlas der deutschen Schweiz (SDS)
  • Südwestdeutscher Sprachatlas (de) (SSA)
  • Atlas der historischen deutschen Mundarten auf dem Gebiet der Tschechischen Republik
  • Sprachatlas von Oberösterreich (SAO)
  • Vorarlberger Sprachatlas (de) (VALTS)
  • Tiroler Dialektarchiv (TDA)
  • Tirolischer Sprachatlas (TSA)
  • Bayerischer Sprachatlas (de) (BSA)
    • Sprachatlas von Bayerisch-Schwaben (de) (SBS)
    • Sprachatlas von Mittelfranken (de) (SMF)
    • Sprachatlas von Unterfranken (de) (SUF)
    • Sprachatlas von Niederbayern (de) (SNiB)
    • Sprachatlas von Nordostbayern (SNOB)
    • Sprachatlas von Oberbayern (SOB)

Symboles

Les différents systèmes de transcription basés sur la transcription Teuthonista utilisent plusieurs symboles en commun et des principes similaires. Certains symboles sont uniquement utilisés dans certaines variantes, par exemple les symboles ɛ ou ɔ ne utilisés que dans quelques variantes, les sont qu’ils représentent étant plutôt notés à l’aide de symboles de base et de signes diacritiques.

Certains signes diacritiques peuvent être doublés pour indiquer le degré de distinction entre le symbole de base et le symbole modifié, par exemple le simple crochet d’ouverture souscrit ou ogonek indiquant l’ouverture d’une voyelle et le double crochet d’ouverture souscrit ou double ogonek indiquant une ouvertue plus importante d’une voyelle. Ses signes diacritiques peuvent aussi être entre parenthèses, indiquant un distinction moins importante.

Les symboles de voyelles ou consonnes peuvent aussi être utillisé comme signe diacritique, prenant la forme de lettre suscrite, pour indiquer une prononciation entre le symbole de base et le symbole suscrit.

Voyelles

Les voyelles sont représentées avec les symboles  i, e, o, u, ö, ü  ; avec le symbole  æ  pour une voyelle plus ouverte que le  e , et le symbole  a  pour la « a typique ». Batz utilise l’epsilon  ɛ  pour représenter une voyelle encore plus ouverte que  æ [1] et le Wörterbuch der bairischen Mundarten in Österreich l’utilise pour représenter une voyelle moyenne non arrondie centralisée.

Les voyelles plus ouvertes sont représentées avec un signe diacritique, initialement l’ogonek  į, ę, ǫ, ų, ǫ̈, ų̈  ; devenu dans certains usages un crochet souscrit  i᪷, e᪷, o᪷, u᪷, ö᪷, ü᪷  ou, pour indiquer une ouverture plus importante, deux crochets souscrits  i᪸, e᪸, o᪸, u᪸, ö᪸, ü᪸ .

Les voyelles avec un degré de fermeture plus important sont souvent représentées avec le point souscrit  ị, ẹ, ạ, ọ, ụ , ou avec un tréma souscrit pour un degré de fermeture encore plus important  i̤, e̤, a̤, o̤, ṳ .

Le degré d’ouverture ou de fermeture de la voyelle peut aussi être légèrement réduit et est indiqué en plaçant le signe diacritique entre parenthèses, par exemple  e᪷᪽  ou  e̤᪽ .

Les voyelles murmurées sont représentées avec des symboles culbutés  ᴉ, ə, ᴂ, ɐ, ᴈ .

Les diphtongues sont représentées à l’aide de lettre en exposant, par exemple  oᵘ .

La nasalisation est représentée avec un n en exposant, par exemple  waiⁿ .

Les voyelles longues sont indiquée avec le macron  ī, ǖ ē, ȫ, ā, ō, ū .

Plusieurs systèmes dérivés du système Teuthonista utilisent les voyelles superposées pour représenter les voyelles intermédiaires, par exemple    représente un  o  plus proche d’un  u .

Le trait de centralisation, ou ses variantes (trait de centralisation fort, double trait de centralisation), est utilisé pour indiquer une prononciation plus centrale de la voyelle auquel il est attaché :  i᪹, e᪹, a᪹, o᪹, u᪹  pour les voyelles centralisées et  i᪹᪹, e᪹᪹, a᪹᪹, o᪹᪹, u᪹᪹  ou  a᪺, i᪺, e᪺, o᪺, u᪺ . Dans le Historische Ortsnamen von Bayern (HOnB) les lettres barrées horizontalement sont utilisées pour les voyelles centrales : ɨ, , a, ɵ ou , ʉ. Le Deutscher Sprachatlas utilise plutôt les symboles supplémentaire  y, ɛ, ɑ, o, ᴜ  pour les voyelles plus centrales[2].

Consonnes

  • p, t, k sont des consonnes occlusives fortes ou sourdes.
  • ph, th, kh sont des consonnes occlusives sourdes aspirées.
  • b, d, ɡ sont des consonnes occlusives adoucies ou voisées.
  • ḇ, ḏ, ḡ sont parfois des consonnes occlusives voisées
  • ƀ, đ, ǥ sont parfois des consonnes adoucies voisées entre occlusives et fricatives.
  • π, τ, κ sont parfois des consonnes occlusives mi-fortes.
  • m, w sont des consonnes bilabiales.
  • f est une consonne fricative labio-dentale sourde et v un consonne labio-dentale voisiée
  • s est sourde et z son équivalente voisée
  • š est la consonne du  sch  sourd et ž son équivalente voisée
  • x est la consonne fricative vélaire du  ach 
  • χ, ꭓ ou c pour la consonne fricative palatale du  ich 
  • φ, σ, σ̌ sont parfois des consonnes fricatives mi-fortes.
  • j, n ont leur valeur de lettre allemande
  • ts est la consonne du  z 
  • ŋ est une consonne vélaire
  • est la consonne vélaire fricative
  • r est une consonne roulée, si la distinction est nécessaire r est alvéolaire et ʀ est uvulaire
  • l est une consonne spirante latérale et ł est un l sombre
  • h est aspirée

Plusieurs signes diacritiques sont utilisés pour modifier la valeur des consonnes :

  • la barre verticale souscrite indique une prononciation plus forte, par exemple , ,
  • le x souscrit indique une prononciation adoucie, par exemple p͓, ,

Comparaison avec l’API

Davantage d’informations IPA, Exemples ...
[3]
IPATeuthonistaExemples
ībiete
ǖGüte
ɪ bitte
ʏų̈Bütte
ū gute
ēbete
øːȫböte
ʊųButte
əəmache
ɛębette
ɛ̃ːę̄ⁿTeint
ɛːę̄bäte
œǫ̈dörren
œ̃ːǫ̈̄ⁿParfum
õːōⁿFond
ōBote
ɔǫBottich
aɑMatte
ãːɑ̄ⁿFranc
ɑ̄baten
ɔyǫüMäuler
aiɑiMeile
auɑuMaul
ʃšAsche
ʒžGenie
çχCharis
ŋŋRang
Tscheche
Gin
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Notes et références

Sources

Voir aussi

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