Tharaux

commune française du département du Gard From Wikipedia, the free encyclopedia

Tharaux est une commune française située dans le nord du département du Gard en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Tharaux
Tharaux
La Cèze et le village de Tharaux vus depuis les hauteurs du plateau de Méjannes-le-Clap.
Blason de Tharaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Denis Guillaume
2020-2026
Code postal 30430
Code commune 30327
Démographie
Population
municipale
43 hab. (2023 en évolution de −23,21 % par rapport à 2017)
Densité 4,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 30″ nord, 4° 18′ 44″ est
Altitude Min. 96 m
Max. 346 m
Superficie 9,52 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Rousson
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Tharaux
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Tharaux
Liens
Site web https://tharaux.fr
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    Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Cèze. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 la Cèze et ses gorges » et les « garrigues de Lussan ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Tharaux est une commune rurale qui compte 43 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 279 habitants en 1872. Ses habitants sont appelés les Tharausiens ou Tharausiennes.

    Géographie

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Méjannes-le-Clap, Rochegude, Saint-Jean-de-Maruéjols-et-Avéjan et Saint-Privat-de-Champclos.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 993 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 3,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méjannes-le-Clap à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 000,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,7 °C, atteinte le [Note 1].

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Site Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[11] :

    • « la Cèze et ses gorges », d'une superficie de 3 550 ha, un territoire dont les principaux habitats naturels sont des formations méditerranéennes (Asplenion, Quercion ilicis) dans les gorges, avec notamment des descentes remarquables d'espèces montagnardes[12]

    et un au titre de la directive oiseaux[11] :

    • les « garrigues de Lussan », d'une superficie de 29 150 ha. Ce site abritait en 1999 un site de nidfication d'un couple de vautour percnoptère. Ce site constitue un lien essentiel dans la petite population méditerranéenne résiduelle du Sud-Est de la France (comprenant une vingtaine de couples seulement), situé entre les noyaux d'Ardèche et Drôme-Isère, au nord, des gorges du Gardon, au sud, du Lubéron et des Alpilles, à l'est, du haut montpelliérais et des Gorges Tarn-Jonte[13].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[14] : les « gorges de la Cèze amont » (486 ha), couvrant 4 communes du département[15], et la « grotte des Fées de la Cèze » (24 ha)[16] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[14] :

    • les « gorges de la Cèze » (2 609 ha), couvrant 7 communes du département[17] ;
    • le « plateau de Lussan et Massifs Boisés » (37 159 ha), couvrant 40 communes du département[18].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Tharaux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Tharaux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[19]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[20].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Cèze. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1994, 1995, 1997, 1998 et 2002[21],[19].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Tharaux.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 24 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 63 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 43 sont en aléa moyen ou fort, soit 68 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 1].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[23].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1983[19].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[24].

    La commune est en outre située en aval du barrage de Sénéchas, un ouvrage de classe A[Note 5] doté d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[26].

    Histoire

    Autrefois, Tharaux était l'un des fiefs de la famille de La Farelle.

    Victor Chalvet, maire de Tharaux en 1900, fut convié par le président de la République au banquet des maires de France, le à Paris[27].

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Tharaux Blason
    D'argent au pal losangé d'or et de sinople.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1981 ? Alain Aribert PCF  
    Danièle Tayolle DVG Retraitée
    en cours Denis Guillaume    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

    En 2023, la commune comptait 43 habitants[Note 6], en évolution de −23,21 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    190180186231260234241245277
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    272277259279208174186179162
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    160130120968675654558
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    313220395055626356
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    564743------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 5]9,3 %9,1 %7,1 %
    Département[I 6]10,6 %12 %12 %
    France entière[I 7]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 28 personnes, parmi lesquelles on compte 71,4 % d'actifs (64,3 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs) et 28,6 % d'inactifs[Note 7],[I 5]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.

    La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 8]. Elle compte emplois en 2018, contre 5 en 2013 et 5 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 19, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 43,8 %[I 9].

    Sur ces 19 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 4 travaillent dans la commune, soit 21 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 68,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 5,3 % les transports en commun, 10,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 15,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

    Activités

    5 établissements[Note 8] sont implantés à Tharaux au [I 12]. Le secteur de l'information et de la communication est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 40 % du nombre total d'établissements de la commune (2 sur les 5 entreprises implantées à Tharaux), contre 2,2 % au niveau départemental[I 13]. Aucune exploitation agricole ayant son siège dans la commune n'est recensée lors du recensement agricole de 2020[Note 9] (quatre en 1988)[34],[Carte 3].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La Cèze et le trou de la Lune, près de la grotte des Fées.
    • Grotte des fées : située immédiatement en rive droite de la Cèze[35]. Décrite par Jules de Malbos en 1842[36], elle est connue depuis le début du XXe siècle par les fouilles d'Ulysse Dumas. J.-L. Roudil et R. Tayolle la fouillent de nouveau dans les années 1980. Ils y trouvent un matériel archéologique abondant : céramique, industrie lithique et osseuse, quelques objets en métal et des éléments de parure - dont deux écarteurs de collier multiforés en pâte de verre, objets rares (seulement quatre autres connus en 1986 en Europe occidentale dont deux dans la région du Gard)[37].
    • Aven Grégoire, avec un développement de 2 600 m. Il est relié hydrologiquement à la grotte des Fées[38],[39].
    • Église Saint-Pierre de Tharaux.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Notes et références

    Related Articles

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