Tiranges

commune française du département de la Haute-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Tiranges est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Tiranges
Tiranges
Centre du village.
Blason de Tiranges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Christian Collange
2020-2026
Code postal 43530
Code commune 43246
Démographie
Population
municipale
453 hab. (2023 en évolution de −5,43 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 18″ nord, 3° 59′ 20″ est
Altitude Min. 489 m
Max. 921 m
Superficie 26,83 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bas-en-Basset
Législatives Première circonscription
Localisation
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Tiranges
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Tiranges
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Tiranges
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Tiranges
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    Géographie

    Localisation

    Carte de la commune avec localisation de la mairie.

    La commune de Tiranges est située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1], au cœur du Velay. Elle se trouve aux portes de l'Auvergne, entre Retournac, Bas-en-Basset et Saint-Pal-de-Chalencon, à l'extrémité d'un plateau culminant entre 875 à 900 mètres d'altitude, entre les vallées de l'Ance à l'ouest et de l'Andrable à l'est.

    Elle se situe à 50 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, à 28 km d'Yssingeaux[2], sous-préfecture, et à 17 km de Bas-en-Basset[3], bureau centralisateur du canton de Bas-en-Basset dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].

    Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Boisset (2,2 km), Saint-André-de-Chalencon (3,8 km), Valprivas (4,4 km), Solignac-sous-Roche (5,8 km), Saint-Julien-d'Ance (5,9 km), Saint-Pal-de-Chalencon (6,3 km), Saint-Georges-Lagricol (8,0 km), Merle-Leignec (8,2 km).

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 861 mm, avec 9,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 758,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 3].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station TIRANGES (43) - alt : 603 m, lat : 45°16'05"N, lon : 3°59'55"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) −1,5 −1,7 0,4 2,6 6,1 9,5 11,2 11 7,7 5,5 1,7 −0,8 4,3
    Température moyenne (°C) 2,8 3,6 6,8 9,4 13,2 16,9 19,1 19 15 11,3 6,4 3,5 10,6
    Température maximale moyenne (°C) 7,2 8,9 13,1 16,2 20,2 24,4 27 27 22,2 17,2 11,1 7,8 16,9
    Record de froid (°C)
    date du record
    −22
    16.01.1985
    −20
    05.02.12
    −19,5
    01.03.05
    −8
    08.04.03
    −3,8
    23.05.1987
    0
    07.06.1989
    2,7
    17.07.00
    0,5
    30.08.1986
    −1
    30.09.1995
    −8
    25.10.03
    −12
    21.11.1998
    −15,5
    15.12.01
    −22
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    19,5
    10.01.15
    23,5
    24.02.1990
    26,2
    31.03.21
    32,6
    14.04.24
    35,7
    22.05.22
    39,6
    30.06.25
    40,6
    18.07.23
    42,2
    09.08.25
    37,3
    10.09.23
    33,9
    09.10.23
    24,3
    02.11.20
    18,7
    08.12.10
    42,2
    2025
    Précipitations (mm) 43,7 31,3 35,9 57,9 81,3 79,8 81,5 79,3 71,3 80,5 72,1 44,3 758,9
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    42,8
    30.01.25
    28
    23.02.1989
    72,5
    22.03.1936
    53
    25.04.1989
    80,2
    10.05.21
    103,9
    12.06.20
    65,5
    01.07.12
    92,1
    24.08.1950
    78,9
    04.09.24
    79
    13.10.00
    106
    01.11.08
    88,3
    01.12.03
    106
    2008
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    Source : « Fiche 43246001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    7,2
    −1,5
    43,7
     
     
     
    8,9
    −1,7
    31,3
     
     
     
    13,1
    0,4
    35,9
     
     
     
    16,2
    2,6
    57,9
     
     
     
    20,2
    6,1
    81,3
     
     
     
    24,4
    9,5
    79,8
     
     
     
    27
    11,2
    81,5
     
     
     
    27
    11
    79,3
     
     
     
    22,2
    7,7
    71,3
     
     
     
    17,2
    5,5
    80,5
     
     
     
    11,1
    1,7
    72,1
     
     
     
    7,8
    −0,8
    44,3
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Tiranges est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,9 %), zones agricoles hétérogènes (34,9 %), prairies (10,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), zones urbanisées (1 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Hameaux

    Vue d'ensemble du hameau de Chales
    Vue d'ensemble du hameau de Chales.

    La commune compte de nombreux hameaux : le Bec, Chales, Pravel, les Arnauds, Gaillard, Boissière, la Grange du Fieu, le Gally, les Rois, Cerces...

    Habitat et logement

    En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 415, alors qu'il était de 404 en 2013 et de 412 en 2008[I 5].

    Parmi ces logements, 53,8 % étaient des résidences principales, 35 % des résidences secondaires et 11,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,7 % des appartements[I 6].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Tiranges en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (35 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (85,2 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

    Davantage d’informations Typologie, Haute-Loire ...
    Le logement à Tiranges en 2018.
    Typologie Tiranges[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
    Résidences principales (en %) 53,8 71,5 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 35 16,1 9,7
    Logements vacants (en %) 11,2 12,4 8,2
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    Toponymie

    Histoire

    La commune est mentionnée la première fois au XIIe siècle. En 1789, elle faisait partie de la province du Forez puis, à la suite du découpage de la province en deux départements, elle fait partie de la Haute-Loire à partir du .

    On peut signaler un passé de faux saunier assez important. En effet, en raison de la proximité des limites de provinces, des habitants vendaient ce précieux sel sans payer la gabelle.

    Les seigneurs des lieux

    Armes de la famille de Gayardon.

    Le village était autrefois l'apanage de la famille de Gayardon.

    Ceci est la liste des derniers seigneurs :

    • Raymond de Gayardon (1635-1687), capitaine puis Aide-Major au régiment lyonnais.
    • Laurent de Gayardon (1670-1728), capitaine au régiment lyonnais.
    • Laurent-Charles de Gayardon, marquis de Fenoyl (1696-1783), capitaine au régiment de Tallard.
    • Laurent-François de Gayardon, marquis de Fenoyl (1730-1785), maréchal de camp des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis.
    • Laurent-Charles-Marie de Gayardon, marquis de Fenoyl (1764-1803), officier des gardes françaises, puis capitaine de la Garde nationale. Instigateur d'un réseau royaliste pendant la Révolution, il utilisa ses nombreuses amitiés dans les milieux révolutionnaires pour placer Gomin comme gardien du dauphin dans la prison du Temple.Conseiller général du Rhône en 1802.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Tiranges est membre de la communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Monistrol-sur-Loire. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[14].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Yssingeaux, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

    Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Bas-en-Basset pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[15].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    av.1934 ? M. Aubert FR Conseiller d'arrondissement du canton de Bas-en-Basset
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 2014 Colette Gaillard    
    2014 en cours
    (au 27 août 2014)
    Christian Collange[16]    
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    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

    En 2023, la commune comptait 453 habitants[Note 4], en évolution de −5,43 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4271 5151 6961 6771 7711 6841 5881 7221 703
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 6301 6801 7301 6891 6371 7231 6901 6921 593
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 6131 5001 5921 2481 2651 1611 067847767
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    676631555490420405450450456
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    474457453------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 26 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 39,3 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 245 hommes pour 227 femmes, soit un taux de 51,91 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (49,13 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,8 
    90 ou +
    1,4 
    7,2 
    75-89 ans
    12,7 
    29,1 
    60-74 ans
    27,7 
    21,1 
    45-59 ans
    18,6 
    13,5 
    30-44 ans
    15,9 
    11,4 
    15-29 ans
    5,5 
    16,9 
    0-14 ans
    18,2 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2022 en pourcentage[I 11]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,9 
    90 ou +
    2,5 
    8,7 
    75-89 ans
    11,8 
    20,7 
    60-74 ans
    20,7 
    21 
    45-59 ans
    20,2 
    16,7 
    30-44 ans
    16,2 
    15,2 
    15-29 ans
    13,2 
    16,7 
    0-14 ans
    15,3 
    Fermer

    Manifestations culturelles et festivités

    Une vogue anime le village l'avant dernier week-end de juillet. Un défilé de chars fleuris est organisé le dimanche après-midi, mettant en compétition le bourg et les hameaux. De plus, le téléthon est l'occasion pour chacun de montrer ses performances et ses talents. L'ultra Trail organisé le premier week-end de mai permet aux champions de se préparer pour le tour du Mont Blanc sur un parcours exceptionnel en dénivelé.

    Économie

    Revenus

    En 2018, la commune compte 1 354 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 2 977 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 050 [I 12] (20 800  dans le département[I 13]). 39 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 6] (42,8 % dans le département).

    Emploi

    Davantage d’informations Division ...
    Taux de chômage
    Division200820132018
    Commune[I 14]6 %7,3 %8,1 %
    Département[I 15]6,3 %7,7 %7,7 %
    France entière[I 16]8,3 %10 %10 %
    Fermer

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 801 personnes, parmi lesquelles on compte 75,8 % d'actifs (67,6 % ayant un emploi et 8,1 % de chômeurs) et 24,2 % d'inactifs[Note 7],[I 14]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France, alors qu'il était inférieur à celui du département et de la France en 2008.

    La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 17]. Elle compte 1 224 emplois en 2018, contre 1 134 en 2013 et 1 195 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 237, soit un indicateur de concentration d'emploi de 99 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53 %[I 18].

    Sur ces 1 237 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 687 travaillent dans la commune, soit 56 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 81,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,1 % les transports en commun, 9,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].

    Commerces, structures

    Outre ses monuments historiques (pont du diable, cour du château, croix en pierre du XVIe siècle posée à l'entrée est du village), Tiranges compte quelques commerces (boulangerie, fromagerie du Gaec lou becou...). Le monument aux morts se trouve sur la place de la Mairie, sur laquelle donne également une église reconstruite vers 1930 (mais avec des éléments antérieurs à la Révolution). Tiranges possède aussi une école, une bibliothèque et une salle des fêtes, et dispose d'un terrain de football (Jean-Ollier) sur la route de Bas, et de jeux de boules (Jean-Bargeon) immédiatement à côté du terrain de tennis sur la route de Retournac.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Tiranges, vue sur les gorges de l'Ance et le château de Chalancon

    Un menhir préhistorique se trouve dans le hameau des Arnauds, et fut christianisé. On trouve plusieurs chapelles dans les hameaux : à Pravel, à Boissière, ainsi que les chapelles Saint-Martin et Saint-Jean-François Régis. Le remarquable pont du diable (voir ci-dessous la légende) est jeté depuis le XIIe siècle au-dessus de la vallée de l'Ance pour rejoindre le château de Chalencon. Environ 700 m en amont se trouve un second pont d'une seule arche datant du XVe siècle. Tiranges abrite également trois monuments historiques, dont deux croix monumentales (la croix de Durand et la croix de Tiranges) ainsi que la maison du Cros.

    La légende du pont du Diable

    Le château visitable de Chalencon, dans la commune voisine de Saint-André-de-Chalencon, date du Xe siècle et fut le siège de la noblesse locale (voir la rubrique les Seigneurs des lieux). On y accède par le pont du Diable qui, selon la légende, était ruiné par les crues incessantes de l'Ance. Le seigneur signe donc un pacte avec le Diable pour empêcher une nouvelle destruction de l'édifice. Satan déclare que la première personne qui passera le pont fera don par ce biais de son âme. Le seigneur souhaite se sacrifier mais quand il s'avance, son chien le précède et sauve ainsi son maître. Le Diable, dit-on, furieux, jette une énorme pierre au pied du pont que l'on voit encore aujourd'hui.

    Personnalités liées à la commune

    • Laurent-Charles Marie de Gayardon, marquis de Fenoyl, dernier seigneur de Tiranges. Officier aux gardes françaises, il passa dans la garde nationale à la Révolution. De nombreux historiens, dont Beauchesne, attestent sa participation active à un réseau d'agents secrets royalistes. Il se désintéresse des événements parisiens et se retire sur ses terres en 1795, à la mort du dauphin. Il participa encore à la campagne d'Italie, comme inspecteur puis comme secrétaire d'état-major de son ami le général de La Poype. Il meurt prématurément en 1803, au château de Fenoyl (Rhône).

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Tiranges Blason
    Parti : au 1er écartelé d'or et de gueules, à la bordure d'azur chargée de dix fleurs de lys d'or, au 2d coupé au I de gueules plain au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires, au II d'azur à un lion d'or, armé, lampassé et couronné de gueules, accompagné de trois besants d'or ; sur le tout, d'argent à une lettre T d'or* brochant sur une crosse abbatiale du même*[21].
    Détails
    * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (or sur argent).
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Notes et références

    Voir aussi

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