Toits de Paris

élément d'architecture de la capitale française From Wikipedia, the free encyclopedia

Les toits de Paris sont les toitures caractéristiques de la capitale française. Ce patrimoine architectural emblématique touristique de Paris, est un des thèmes artistiques de prédilection des toiturophiles, artistes, poètes, photographes, peintures, ou cinéastes. Ils font l'objet d'un projet d'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis [1].

Toits de Paris et tour Eiffel depuis le quartier des Champs-Élysées.

Historique

La tradition de panorama urbain parisien, de couverture en zinc, d'ardoise, de vert-de-gris, et d'alignements typiques de petites cheminées en argile, est instaurée au milieu du XIXe siècle, par l'empereur Napoléon III, avec les transformations de Paris sous le Second Empire du Baron Haussmann[2]. Les immeubles haussmanniens poussent alors comme des champignons dans le nouveau plan d'urbanisme de la capitale.

La couverture en zinc (ou en ardoise) est peu chère, facile à découper, à souder, et à installer par des couvreurs-zingueurs. Sa légèreté relative permet d’alléger les charpentes, et de créer des mansardes à lucarnes et œils de bœuf, pour plus d'espace habitable. Ces mansardes abritent à l'origine généralement des chambres de bonne, mais peuvent être mises en valeur avec des jardins de toiture, des toits-terrasse de bars-restaurants, ou des appartements lofts, ou penthouses...

Lieux d'observation panoramique

Les toitures du panorama urbain parisien peuvent être observées depuis de nombreux lieux accessibles au public, entre autres depuis les toits ou sommets des basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, tour Eiffel, Ciel de Paris de la tour Montparnasse, ancienne Roue de Paris, tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Fondation Louis-Vuitton, Beaubourg, ballon de Paris du parc André-Citroën, toits de l'église de la Madeleine, de l’opéra Garnier, arc de triomphe de l'Étoile, toits des Galeries Lafayette Haussmann et du Bazar de l'Hôtel de Ville, hauts de la rue de Ménilmontant, observatoire de Paris... L'espace aérien parisien intra-muros classé zone interdite P23 (P de prohibited en anglais) interdit le survol de Paris par tout aéronef jusqu'à km d'altitude, et donc toute observation et photographie aérienne.

Dans l'art et la culture

Les toits de Paris sont un des lieux, ou thèmes artistiques d'inspiration des artistes, poètes, chanteurs, photographes, peintres, sculpteurs, ou cinéastes..., dont Paul Cézanne, Vincent van Gogh (Montmartre (série de Van Gogh)...), Gustave Caillebotte, Nicolas de Staël, Paul Verlaine, Jacques Prévert, Yves Montand avec sa chanson À Paris, Robert Doisneau...

En peinture et photographie

Au cinéma

Couverture du premier volume de Fantômas en .

De nombreux personnages ont cavalé sur ses toits de Paris, dont Arsène Lupin[3], Fantômas[4], Jean-Paul Belmondo ou encore des policiers du GIGN.

Dans la littérature

  •  : Le roman L'Équilibre du funambule de Céline Knidler se situe en grande partie sur les toits de Paris, le héros Ornicar étant couvreur.
  •  : Couvreur-zingueur-plombier à Paris (-), mémoires de Gustave Mouren avec photos (collection familiale) des couvreurs au travail sur les toits de Paris - L'Harmattan.

Dans les jeux vidéo

Dans la bande dessinée

Toits de zinc et adaptation au changement climatique

Toutefois, pendant les vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes à Paris en raison du changement climatique, les toits en zinc, majoritaires et qui donnent aux toitures de Paris un aspect bien caractéristique[2], emmagasinent la chaleur et deviennent brûlants, dépassant les 70 degrés Celsius. Pour les personnes qui vivent juste en dessous, ils sont une source de chaleur supplémentaire qui pose un problème de santé[2]. « Tous ces appartements, en particulier ceux situés aux derniers étages, deviendront inhabitables dans les années à venir », affirme ainsi Dan Lert, élu du groupe écologiste au Conseil de Paris et adjoint au maire de Paris chargé de la transition écologique de la ville et de son plan de lutte contre le changement climatique[2]. Il ajoute : « Nous devrons accepter que le paysage parisien doit changer[2]. » Selon lui, les personnes chargées de protéger le patrimoine de Paris, et notamment les Architectes des Bâtiments de France, ne sont pas d'accord et bloquent la plupart du temps l'abandon de couverture en zinc dans les projets de rénovation[2]. Et leurs délibérations rajoutent des délais dans l'adaptation de Paris à ce changement climatique, alors que les responsables municipaux se préparent à l'éventualité d'une température pouvant atteindre 50 °C en période de canicule. Les autres solutions pour protéger les habitants des étages sous les toits telles que l'isolation par l'intérieur ne sont pas toujours possibles, ni le moyen le plus efficace de lutter contre la chaleur rayonnante[2].

Candidature à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO

La maire UMP du 9e arrondissement, Delphine Bürkli, obtient en du Conseil de Paris, le projet d'inscription des « toits de Paris » au Patrimoine mondial de l'UNESCO[6]. Un comité de soutien à la candidature des toits de Paris au Patrimoine mondial de l'UNESCO a été lancé le [7]. Ce comité de soutien est présidé par Gilles Mermet, journaliste et photographe[8] (à ce jour, seule une partie des rives de la Seine à Paris sont classées au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis ).

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI