Tokiko Katō
chanteuse et actrice japonaise
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Biographie
Tokiko Katō est née en 1943 à Harbin, dans la Mandchourie alors occupée par les Japonais. Les musiques écoutées pendant son enfance (russe, tsigane, chanson française) influencent son style musical, et la rangent à part dans le paysage de la chanson japonaise, tout comme les thèmes de ses chansons[1] : chansons sur la difficulté de l'amour entre homme et femme au sein du couple, chansons à visée écologique[2]... Tokiko Katō est ainsi définie comme étant la « Joan Baez japonaise »[1] : diplômée de l'université de Tokyo, elle participe en ce temps au mouvement étudiant avec ses chansons, et épouse en 1972 l'un des leaders du mouvement, Toshio Fujimoto (ja), alors emprisonné pour ses activités politiques. En dépit de ses engagements, elle préfère ne pas être considérée comme une chanteuse politique, tenant à toucher un public aussi large que possible[2], et estimant que la révolution doit d'abord être une révolution intérieure[1].
Son répertoire comprend des chansons folkloriques de Corée, d'Union soviétique, des Philippines ou des Aïnous[2]. Elle a chanté en français (Piaf, Le Temps des cerises...)[1]. Elle a aussi donné des concerts au profit de causes environnementales ou humanitaires[2], et s'est exprimée contre les armes nucléaires[3].
- Tokiko Katō et Yoshiko Ishii en 1966.
- Tokiko Katō en 2020.
Discographie
Cinéma
Musique originale
- 1974 : Extreme Private Eros: Love Song 1974 (極私的エロス 恋歌1974, Kyokushiteki Erosu: Renka 1974) de Kazuo Hara[4]
Actrice
- 1983 : La Taverne Chōji (居酒屋兆治, Izakaya Chōji) de Yasuo Furuhata : Shigeko
- 1992 : Porco Rosso (紅の豚, Kurenai no buta) de Hayao Miyazaki : voix de madame Gina